Notes de lecture : "Théâtre écorché" de Krzysztof Warlikowski - ajout de 2021 -Lien Video conférence ''Croyez-vous aux fantômes ?'' Université de Genève

Publié le par Claire

 Traduit du polonais par Marie-Thérèse Vido-Rzewuska.  "Les entretiens rassemblés ici pour la première fois en français sont l'occasion pour Warlikowski de revenir sur ses prises de position et sur le développement de sa pensée théâtrale."

Traduit du polonais par Marie-Thérèse Vido-Rzewuska. "Les entretiens rassemblés ici pour la première fois en français sont l'occasion pour Warlikowski de revenir sur ses prises de position et sur le développement de sa pensée théâtrale."

                                                    Notes de lecture

           Le théâtre n'est le lieu de la norme que quand il trahit son essence, 

qu'il rejette sa mission, renonce à se situer à l'avant-garde de la réflexion sur l'homme...de rechercher les structures cachées qui dirigent notre comportement.


Les spectateurs ont la chance d'y traverser des expériences difficiles, extrêmes, parfois, qu'ils n'auraient pas su affronter dans leur vie quotidienne.


                                Le théâtre comme substitut à la vie réelle ?


Souvent on préfère créer la vie plutôt que la vivre, être spectateur de sa vie  plutôt que la vivre. 

Si des artistes ressentent ça, leur création devient "escapiste"(suicidaire/pour échapper à un pouvoir social trop fort pour qu'on puisse songer à y résister. Cf Marcel Gauchet en 1946 "Ni doctrine radicalement escapiste, ni morale de la parfaite soumission, ni vraie possibilité du pur renoncement [...], le désenchantement du monde".


La catharsis d'Aristote était-elle si connue ? Comment les spectateurs des tragédies se sentaient-ils après une représentation de l'Orestie, par ex, après avoir entendu tant de diagnostics sans concessions sur l'homme ?


Comme après une thérapie ? Ils avaient sans doute l'impression d'avoir entendu parler de problèmes qui concernaient tout le monde, pas seulement les artistes. 

Réaction positive  ou négative, en opposition aux tensions, angoisses, de ce que nous ne verbalisons pas dans les discours scientifiques et polis sur l'identification, nationale, sociale et religieuse.

Ce qui n'est pas pervers, car est pervers ce qui n'admet pas une définition commune. 

Au théâtre on recherche ce qui est commun, ce qui touche tout le monde, ceux qui se révoltent et ceux qui ne pourraient même pas le concevoir.