Souvenir- Mémoire anamorphique, trouée, hésitante, fragmentaire - Postérité ... Corneille, Racine et La Bruyère. Lien fabula.org pour un article de Tsolag Paloyan ''Corneille vs Racine, selon La Bruyère : du lieu commun au mème''
Copié/collé de la conclusion : ''Canevas partagé et transmis à travers les âges, l’antithèse de La Bruyère demeure disponible aux enjeux idéologiques et aux stratégies argumentatives les plus diverses. En cela, elle constitue bien une structure non seulement prête à l’emploi, mais également offerte à un travail infini de déclinaisons et de détournements. Or cette unité culturelle qui se répand en variant est précisément la définition communément admise du « mème ».
Je ne sais plus à propos de quoi ''ils'' parlaient....''Ils'' échangeaient, ''ils'' s'échauffaient, ( qui ''ils'' ? Heu des journalistes, des experts, des débatteurs, des bateleurs...) sur un plateau télé, ( plateau qui me fait penser ( pourquoi ? Je ne sais pas. Mon inconscient sans doute.) à celui sur lequel ''on'' apporte,
( qui ''on'' ? Mais je ne sais plus non plus, ça...Inculture, à coup sûr) la tête de Jean-Baptiste à la demande d'Hérodias, la belle-soeur et maîtresse d'Hérode Antipas. )
c'est alors que j'ai entendu ces quelques mots qui m'ont rappelé ce qu'avait dit ma prof de français quand j'étais en seconde - époque où l'on travaillait les textes chronologiquement. En seconde c'était le 16e et le 17 e. ''On'' avait donc hâte ( qui ''on'' ? Là je sais : les élèves de ma classe, que des filles. Pourquoi insistes-tu sur ce point ? C'est un autre sujet ! Pour un autre jour.)... hâte de passer en 1ère pour aborder des thèmes plus excitants. En première c'était les 18 et 19 e siècles et le fin du fin, au bout du bout, c'était le 20ème siècle en terminale, à condition d'être en section littéraire). J'en étais. Dire que les ''S'' comme scientifiques n'avaient pas (officiellement ) droit à ce bonheur. Pour elles, le contemporain, était optionnel.
Ces quelques mots, évoquaient consciemment ou non, et sans citer leurs noms, La Bruyère qui aurait écrit en substance, à propos de Corneille et Racine, deux des géants du labélisé (notamment par le ''Lagarde et Michard'') : ''Siècle du Théâtre'', du 17e siècle, donc, " [Corneille] peint les hommes comme ils devraient être, [Racine] les peint tels qu'ils sont. "
Je pense que là, comme moi vous souvenez avec émotion de cette phrase mnémotechnique destinée à rassembler les noms des 5 littérateurs du ''classique'' 17e, à retenir pour le bac, afin d'éviter les ''bourdes'' chronologiques : On ne sait jamais, ça pouvait coûter des points... : ''une corneille, perchée sur une racine, boit l'eau de la fontaine Molière''.
Pour en revenir à ces mots, que j'ai entendus, depuis, trois ou quatre fois, ils concernaient des partis politiques d'aujourd'hui. Il y aurait un parti idéaliste, qui raisonne, concocte un programme à partir des humains- électeurs tels qu'ils devraient être et un autre réaliste qui concocte aussi, mais en toute vérité, sincérité, honnêteté etc. les voit tels qu'ils sont). Ne me demandez pas les noms. Je ne sais pas,... plus; ça ne m'intéresse pas.
C'est juste que ce retour à un lieu commun de ''la littérature'' m'interpelle.
En fait, ce n'est pas un anachronisme, mais une reconfiguration des anciennes catégories, des anciens classements, un recyclage.
Dramaturges et politiques sont placés sur le même plan.
Les uns, les anciens, les dramaturges, apportent aux politiques d'aujourd'hui, avec la patine du temps, et l'idée qu'il n'y a ''rien de nouveau sous le soleil'' une caution poétique, ( qui renvoie à des valeurs morales, esthétiques, philosophiques...)
et les autres, invitent à considérer les oeuvres de Corneille et Racine, entre autres, comme des textes à situer et lire dans une perspective politique voire polémique.
Claire
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