En Jurue, à Metz, plaque Hommage à l'écrivain André Schwarz-Bart, sur le seuil de sa maison natale; lien wikipedia.org pour la bio-bibliographie de l'auteur
André Schwarz-Bart - Wikipédia
André Schwarz-Bart (1928-2006) est un auteur français. Il est lauréat du prix Goncourt 1959 pour le roman Le Dernier des Justes . Biographie Abraham Szwarcbart, alias André Schwarz-Bart, naît ...
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Abraham Szwarcbart, alias André Schwarz-Bart, est né à Metz en mai 1928.
Il passe douze années de son enfance dans le quartier du Pontiffroy et notamment au 23 (rue) En-Jurue, de 1926 à 1932. Il est scolarisé à l'école communale Taison, puis à celle de la rue Chambière.
Sa famille quitte Metz peu avant l'annexion de la Moselle par l'Allemagne nazie, en 1941 où elle trouve refuge à Oléron puis à Angoulême avant de connaître pour certains de ses membres un destin tragique. Le 20 juillet 1942, Uszer, son père de 42 ans est déporté d'Angers vers Auschwitz. Sa mère, Louise, 40 ans, est déportée elle aussi, à Auschwitz, le 11 février 1943 avec ses fils Bernard, âgé de moins d'1 an et Jacques, âgé de 17 ans. Ils ne reviendront pas.
André, pour sa part, s'engage dans la Résistance. Il sera arrêté et torturé à Limoges, en 1944, il a 14 ans.
À la fin de la guerre, sa bourse de résistant lui permet d’entreprendre des études à la Sorbonne.
En , il publie des extraits d’un futur roman nommé La Biographie d’Ernie Lévy. Il y montre la dignité d’un peuple sans terre, qui, soumis à l’oppression et à la persécution, refuse d’adopter les armes et la violence de ses bourreaux. En en guise d’avertissement : il écrit : « [… Je n’ai pas cherché [mon] héros parmi les révoltés du ghetto de Varsovie, ni parmi les résistants qui furent, eux aussi, la terrible exception. Je l’ai préféré désarmé de cœur, se gardant naïf devant le mal, et tel que furent nos lointains ascendants. Ce type de héros n’est pas spectaculaire. On le conteste volontiers aujourd’hui au nom d’une humanité plus martiale… On voudrait que mille ans d’histoire juive ne soit que la chronique dérisoire des victimes et de leurs bourreaux… je désire montrer un Juif de la vieille race, désarmé et sans haine, et qui pourtant soit homme, véritablement, selon une tradition aujourd’hui presque éteinte]. ». André Schwarz-Bart travaille encore longtemps son texte et ne l’apporte à un éditeur qu’à sa cinquième version. Il est alors publié au Seuil à l’automne 1959 sous le titre Le Dernier des Justes.
(...) Le roman est un succès public immense qui est récompensé par le prix Goncourt. (...) À l’époque, l’historien de la littérature Pierre de Boisdeffre annonçait : « Le dernier des Justes pourrait bien être le plus grand roman français paru depuis La Peste d'Albert Camus. »
Le livre suscite cependant des polémiques de la part de chrétiens qui voient dans Le Dernier des Justes un roman christique dont le Christ aurait été absent. Des sionistes et des associations d’anciens combattants critiquent le roman, parce qu'il ne comporte pas de héros résistants et combattants par suite d'un supposé parti-pris de Schwarz-Bart de valoriser la non-violence des communautés de la diaspora.
Schwarz-Bart est profondément blessé et stupéfait par les procès qu’on lui fait et part se réfugier au Sénégal, le plus loin possible des salons littéraires.
En 1961, il épouse Simone Brumant, une étudiante guadeloupéenne de dix ans sa cadette, rencontrée en 1956. Ils auront deux fils, Bernard et Jacques.
En 1967, le premier tome d'un cycle romanesque est publié : il s'agit d'Un plat de porc aux bananes vertes — qu'il cosigne avec son épouse antillaise Simone.
Certains critiques insinueront que le roman serait l’œuvre exclusive de Simone dont il se serait approprié le récit.
En 1972, il publie — sous son seul nom — un roman intitulé La Mulâtresse Solitude qui ne rencontre aucun succès. Dès lors, il ne publiera plus, quitte l'Europe et s'installe en Guadeloupe.
Pour lui, la Shoah et l'esclavage antillais sont deux tragédies qui ne s’excluent pas mutuellement.
Mais la critique a du mal à le voir comme un écrivain antillais et l'attaque violemment].
Schwarz-Bart qui manifestera son soutien à Israël en venant partager le destin des habitants du pays durant les mois de mai et de , puis durant la guerre de Kippour, a, toute sa vie, voulu rester un juif de la diaspora, un juif en exil.
André Schwarz-Bart s'éteint le , à Pointe-à-Pitre.
