(Suite - ''Tenter de comprendre'') L'Humanité, sa survie ? Des questions/réponses, à l'aune de la littérature de Science-Fiction : ''PostHumains Frontières, évolutions, hybridités'', sous la direction de Elaine Després et Hélène Machinal : Lien books.openedition.org

Publié le par Claire Antoine

(Suite - ''Tenter de comprendre'') L'Humanité, sa survie ? Des questions/réponses, à l'aune de la littérature de Science-Fiction  : ''PostHumains Frontières, évolutions, hybridités'', sous la direction de Elaine Després et Hélène Machinal : Lien books.openedition.org

Si selon certains penseurs, comme le philosophe ( des sciences) Thierry Hoquet dont je reprends des propos ( sans, sans aucun doute, en comprendre toutes les implications )  ''les leçons de la lutte pour la survie'' doivent être appliquées à l’homme (''ille(s)), la question des mutations  

est celle d’une espèce, la nôtre, inquiète de son avenir, envisageant l’apparition d’espèces nouvelles rivales, songeant à son expansion dans l’univers, fût-ce au prix de transformations l’affectant elle-même. 

Il devient, pour penser, nécessaire de recourir aux théories de la physique quantique, à la philosophie de Lucrèce, à la métaphore de Blumenberg, aux visions de l’homme de Nietzsche, entre autres ... 

L’humain se trouve décentré, débordé et ainsi re-questionné dans son rapport au monde, relayé, suppléé, parfois ''absenté'', dans une perspective anthropologique repensée,

selon des lignes scientifiques nouvelles comme l’écocritique, ou les sciences de la terre et du vivant (géologie, météorologie, cosmologie, biodiversité, économie…).

                                                                    -----

Quelques notes 

 Serait ainsi à considérer, comme on le trouve dans la littérature dite de S-F,

ce qu'on peut appeler une écologie des spéciations* posthumaines,

(* en biologie, la spéciation, c'est le processus évolutif  - qui résulte de ce qu'on appelle la ''dérive'' génétique et de la sélection naturelle  darwinienne - par lequel de nouvelles espèces** - vivantes - se forment à partir d'ancêtres communs. ** une espèce  a une communauté d'ascendance, au sein de laquelle tout individu est interfécond avec les autres et donne une descendance fertile].)

spéciations dont les ''lois'' structureraient les métamorphoses successives :

Des ''lois'' comme celles-ci, par exemple :

– Les espèces se répandent pour combler toutes les niches disponibles. /– Les espèces co-évoluent pour vivre ensemble./– La stabilité d’un écosystème est proportionnelle à la diversité de ses espèces./– Les attributs non nécessaires à la survie d’une espèce disparaissent./- L’évolution survient toujours aux marges d’un écosystème./ou encore - Quand des populations isolées entrent en contact, les formes les plus robustes expulsent rapidement les moins robustes. Etc. 

(...)D'ailleurs, en général, les fictions se concluent non pas sur une fin, mais sur une ouverture vers une altérité toujours plus radicale, parce que toujours plus éloignée, résolument divergente.

Dès lors que l’on replace l’espèce humaine dans un continuum évolutif dont elle ne serait pas l’aboutissement, mais un simple maillon, l’idée d’un posthumanisme (bien plus que d’une posthumanité) prend tout son sens.

Une pensée posthumaniste permettrait ainsi un décentrement de l’humain, sans pour autant signifier son exclusion ou sa relativisation.

                         ''Homo sapiens'' serait ainsi une espèce dominante en son temps,

une espèce qui a su se soustraire momentanément à la machine évolutive et développer une puissance cognitive et une grande inventivité, mais aussi une espèce qui n’a pas toujours été unique, et qui, selon toute vraisemblance, ne pourra le demeurer.

                                    Au-delà de la représentation de figures posthumaines,

la question de la pluralité de l’homme est abordée par la littérature dans une autre perspective : celle des origines.

De nombreux romans et novellas mettent en scène des protohumains et des humains préhistoriques à une époque où l’humanité était encore plurielle.

Mais si, comme le suggèrent la plupart de ces fictions, la coexistence avec l’homme de neanderthal fut impossible, l’humanité survivra-t-elle à la prochaine spéciation ?

                                           Une coexistence est-elle possible ?

Est-ce un problème de maturité sociale, de caractéristiques inhérentes à Homo sapiens, ou est-ce une simple loi naturelle : il n’existerait sur Terre qu’une seule niche écologique pour une espèce intelligente et technologique ?

Quels impacts culturels et identitaires pourraient avoir une telle coexistence, si elle est possible ?

Voilà autant de questions que peut soulever la littérature par le biais des figures proto et posthumaines

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