Exercice atelier poésie - Poésie engagée - avec Victor Hugo indignation - Temporalité durative : deux structures ( grammaticales) d'un poème (engagé) de Victor Hugo à reprendre. 2 liens : 1) wikipedia, portrait; 2) bing.com conférence d'Agnès Spiquel sur littérature et politique

Publié le par Claire (C.A.-L.)

Exercice atelier poésie - Poésie engagée - avec Victor Hugo indignation - Temporalité durative : deux structures ( grammaticales) d'un poème (engagé) de Victor Hugo  à reprendre. 2 liens : 1) wikipedia, portrait; 2) bing.com conférence d'Agnès Spiquel sur littérature et politique

Le poème ''Amis ! Un dernier mot'' extrait de ''Les Feuilles d'automne''- qui se trouve dans son intégralité en infra- est une réflexion sur la liberté et l’amour. Il exprime le désir de l’auteur de voir la fin de l’oppression et de l’injustice. 

                                                      Exercice : Structure à reprendre et à enrichir                        

''Amis, un dernier mot !''


Oui, je suis jeune encore, (...)
Je suis fils de ce siècle ! (...) mon culte n'est resté
Qu'à vous...
Je hais ...
Aussi, lorsque j'entends, dans quelque coin du monde,


Quand, (...)
Quand (...)
Quand (...
Quand (...)
Que (...)
Quand (...)
Quand (...)
Quand (...)
Quand (...)


Alors, oh ! je maudis, 
Je sens que le poète est (...)  ! je sens
Que la muse indignée peut (...) 

(Oh ! la muse se doit aux peuples sans défense.
J'oublie alors l'amour, la famille, l'enfance,
Et les molles chansons, et le loisir serein,)

Et j'ajoute à ma lyre une corde d'airain !

 : « J'ai pensé qu'il m'était impossible de publier en ce moment un volume de poésie pure. Cela ferait l'effet d'un désarmement, et je suis plus armé et plus combattant que jamais ».

Force et puissance de la poésie : (...) ''Et j'ajoute à ma lyre une corde d'airain !''

Amis, un dernier mot !

Amis, un dernier mot ! - et je ferme à jamais
Ce livre, à ma pensée étranger désormais.
Je n'écouterai pas ce qu'en dira la foule.
Car, qu'importe à la source où son onde s'écoule ?
Et que m'importe, à moi, sur l'avenir penché,
Où va ce vent d'automne au souffle desséché
Qui passe, en emportant sur son aile inquiète
Et les feuilles de l'arbre et les vers du poète ?

Oui, je suis jeune encore, et quoique sur mon front,
Où tant de passions et d'oeuvres germeront,
Une ride de plus chaque jour soit tracée,
Comme un sillon qu'y fait le soc de ma pensée,
Dans le cour incertain du temps qui m'est donné,
L'été n'a pas encor trente fois rayonné.
Je suis fils de ce siècle ! Une erreur, chaque année,
S'en va de mon esprit, d'elle-même étonnée,
Et, détrompé de tout, mon culte n'est resté
Qu'à vous,
sainte patrie et sainte liberté !
Je hais l'oppression d'une haine profonde.
Aussi, lorsque j'entends, dans quelque coin du monde,
Sous un ciel inclément, sous un roi meurtrier,
Un peuple qu'on égorge appeler et crier ;
Quand, par les rois chrétiens aux bourreaux turcs livrée,
La Grèce, notre mère, agonise éventrée ;
Quand l'Irlande saignante expire sur sa croix ;
Quand Teutonie aux fers se débat sous dix rois ;
Quand Lisbonne, jadis belle et toujours en fête,
Pend au gibet, les pieds de Miguel sur sa tête ;
Lorsqu'Albani gouverne au pays de Caton ;
Que Naples mange et dort ; lorsqu'avec son bâton,
Sceptre honteux et lourd que la peur divinise,
L'Autriche casse l'aile au lion de Venise ;
Quand Modène étranglé râle sous l'archiduc ;
Quand Dresde lutte et pleure au lit d'un roi caduc ;
Quand Madrid se rendort d'un sommeil léthargique ;
Quand Vienne tient Milan ; quand le lion belgique,
Courbé comme le boeuf qui creuse un vil sillon,
N'a plus même de dents pour mordre son bâillon ;
Quand un Cosaque affreux, que la rage transporte,
Viole Varsovie échevelée et morte,
Et, souillant son linceul, chaste et sacré lambeau,
Se vautre sur la vierge étendue au tombeau ;
Alors, oh ! je maudis, dans leur cour, dans leur antre,
Ces rois dont les chevaux ont du sang jusqu'au ventre
Je sens que le poète est leur juge ! je sens
Que la muse indignée, avec ses poings puissants,
Peut, comme au pilori, les lier sur leur trône
Et leur faire un carcan de leur lâche couronne,
Et renvoyer ces rois, qu'on aurait pu bénir,
Marqués au front d'un vers que lira l'avenir !
Oh ! la muse se doit aux peuples sans défense.
J'oublie alors l'amour, la famille, l'enfance,
Et les molles chansons, et le loisir serein,
Et j'ajoute à ma lyre une corde d'airain !

 

( La lyre est l'attribut d 'Hermès,  son inventeur, d'Apollon  musagète, d'Orphée, d'Erato, muse de la poésie lyrique et par extension du poète lyrique. )

— Victor Hugo,
Les feuilles d'automne, recueil publié en 1831

Autre structure ( plus courte...et où la première personne est mise en évidence ainsi que l'utilisation du futur  ) censée illustrer la temporalité durative, reprise à partir d'un autre poème de  Victor Hugo

Et je déclare, amis, que je suis en colère

Que mon esprit et ma bile continueront à s'échauffer

Que je me sentirai à chaque instant prête à l'affrontement

Et que la  rancune s'installera durablement dans mon âme

Tant que ces gens pour lesquels je n'avais longtemps conçu  

Ni hostilité ni crainte

Ne m'auront pas rendu justice.

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