... ''Eligibilité'' et ''droit à mourir en dignité" 2 Liens : 1) journals.openedition.org/noesis pour l'article de Gérard Bensussan sur Emmanuel Levinas et la politique; 2) fr.wikisource.org pour l'article sur ''l'antispecisme ''
Levinas et la question politique par Gérard Bensussan
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Eligible à quoi, au fait? Au droit à ‘’mourir-dans-la-dignité’’
N’est-il pas ‘’amusant’’ cet adjectif ''éligible'' attribut du ‘’Sujet Je invisible, mais contenu dans le ‘’tu’’, qui s’adresse à celle ou celui qu’on ne voit pas. Qui parle, ici ? Les journalistes-transmetteurs ?
Pour ma part, je pensais qu’un tel terme ''signifiait'' liste, élection, vote qui permettait de choisir et de désigner celles/ceux qui ''élu·e·s'' sur des critères d’excellence représenteraient les non-élu·e·s, qu'elles/ils visibiliseraient en quelque sorte.
Mais le terme fait plutôt, selon différents dictionnaires du net, ''référence à la capacité d'une personne à remplir certains critères (dans le cas qui nous occupe ce sont ceux concernant l'embarras, la gêne que cette personne à laquelle la question est posée, inflige à ses proches et de cercles en cercles concentriques à la ''collectivité'', à la Terre, entières).
Et puis, si c'est ''un droit'', pas besoin d'être ''élu''. Et puis ''mourir'', c'est notre condition, depuis notre naissance.
Et puis ''la dignité'' ? C'te question ! Elle sous-entend, dans un premier temps, qu'il est possible de la perdre, sa ''dignité'' (d'être humain ?). Que quand tu souffres ou que tu ne corresponds pas/plus aux standards du moment tu la perds, précisément. Mais, c'est plus compliqué que ça, en fait.
Et si cette ''dignité humaine'' n'était qu'un mythe. (cf. Claude Lévy-Strauss en 1973) Ce qui est en filigrane, ici, c'est ( peut-être ? jsp , ce qui signifie je ne sais pas) une réponse en quelque sorte de certains humains, antispécistes, à ''l'Humain'' qui se croit très malin, parce qu'il bénéficierait d'un ''statut '' particulier puisqu'il serait supérieur, par ''essence'' aux animaux, aux vivants non-humains, à quatre pattes, avec des ailes ou autres ... à ceux que tu envoies à l'abattoir pour te nourrir, chez le vétérinaire pour abréger leur souffrance et la tienne (car, tu es sensible et tu souffres de les voir souffrir, dépérir), ou même que tu écrases quand tu crains qu'ils ne te piquent, ou qu'ils ne te gênent, tout simplement...
Ça a un nom, cet égocentrisme vaniteux inégalitaire, qui place l'espèce humaine au-dessus de toutes les autres : celui de ''spécisme''. Et ça mérite une volée de bois vert pour ceux qui s'en prévalent.
L'antispécisme, lui, correspond à ce qu'on appelle le post humanisme, qui fondé sur la critique de ''l'humanisme moderne'', universaliste, prône une déhiérarchisation entre les êtres vivants (l'être humain, la nature et les espèces non-humaines) et leurs environnements pour envisager un concept d'être humain qui puisse aller au-delà d'une vision anthropocentrique du monde.
Il puise, entre autres, ses arguments chez Rousseau et partant chez Claude-Lévy Strauss qui écrit :'' ''Car n'est-ce-pas le mythe de la dignité exclusive de la nature humaine qui a fait essuyer à la nature elle-même une première mutilation, dont devrait inévitablement s'ensuivre d'autres mutilations ? (...)''.
Par une réponse du berger à la bergère, nous en sommes peut-être aux ''mutilations'' dernières.
L'homme-humain au nom de l'humanité/tude supprime radicalement ''l'homme-humain qui dérange'' pour installer au bout du compte, le règne d'une sorte d'universalisme mondial/planétaire de la compassion et de l'amour...
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