Pour nouveau slam septembre 2025 sur les 12 mots : Amour-Amore / Carnaval/Fuite/Pâtisserie/ Tempête/   ornithorynque/Serpentine/Lunette(s)/Frivolant /Epais-Epée/Venise/Courant 

Publié le par Claire Antoine

Pour nouveau slam septembre 2025 sur les 12 mots : Amour-Amore / Carnaval/Fuite/Pâtisserie/ Tempête/   ornithorynque/Serpentine/Lunette(s)/Frivolant /Epais-Epée/Venise/Courant 

                                                                         Les  12 mots

Amour-Amore / Carnaval/Fuite/Pâtisserie/ Tempête/   ornithorynque/Serpentine/Lunette(s)/Frivolant /Epais-Epée/Venise/Courant 

  Il y a 8 jours, alors que je cherchais pas à pas à fil rouge épais

- un bon conducteur à mon petit texte,

                         Tout mon être était en tension,

         en pulsion pour passer d'une ligne à l'autre, avec la légèreté  

et l’insouciance frivole d’une course éperdue, amoureuse,

à lire, en filigrane, avec ou sans lunettes

                  dans la liste de mots retrouvée que j’avais sous les yeux…

Je rêvais légère dans les ruelles sinueuses,

enlacées aux canaux de Venise,

entourée de silhouettes aux masques pailletés   ( c’était le carnaval on était en février )

quand je me suis brusquement demandé si je ne devrais pas

m’arrêter, place Saint Marc, au milieu des pigeons,

chercher le Harrys’Bar cher à  Hemingway  

pour y manger une pâtisserie

(peut-être la panacotta de juillet ?) ...      

C’est dans cet état d’insouciance, de frivolance, pourrait-on dire,

donc dans lequel je me trouvais

 que le mot ''tempête'' m’a sauté aux yeux.

La tempête ; avec ce qu’elle contient

de brusques changements de direction,

celle qui provoque les naufrages,

fait éclater les certitudes, 

renverse les acquis, m’obligeant à trouver une ligne de fuite.

C’est courant, c’est banal,  ça arrive. 

Même ''Maître loup'', il prend la fuite, et le bon Jean de La Fontaine nous avertit : 

« il court encore ».

Bon, enfin, ce sont des fables, c’est ce qu’on raconte.

C’est vrai, le loup, il est toujours affamé, rageux, il cherche des crosses à tous ceux qu’il rencontre

jusqu’à ce qu'un chien lui fasse imaginer un monde meilleur, où il aurait sa gamelle, juste en échange d’une corde au cou, 

et là, il pleure, de tendresse, y paraît, dans un premier temps,

dans un grand moment de connivence avec ce chien « aussi puissant que beau » qui avait l’air si heureux.   

                                 Mais bon, comme c'est dit plus haut, il se reprend.

         Et là ! Je me suis retrouvée, comme ça, en un claquement de doigt… Rue Serpenoise ! 

                  À arpenter (sur l'air du grand méchant loup) tralala la la la ...La Serpentine

 Je n’y avais jamais pensé avant, mais dans « Serpen-oise » il y a serpent !

On aurait pu dire « serpentoise », en fait, si on avait décidé que l’étymologie était celle-là, ''serpent''. 

Ceux qui sifflent sur nos/vos têtes.  Racine, un copain de ce bon Jean susnommé, se demande déjà à l’époque « pour qui » ? Pour qui ça siffle ? Et moi je demande, « Pourquoi sur les têtes ? ». 

    Ah ! Les malins !   Y a de l’idée !!! chez les ré-enchanteurs des espaces publics.  

                                                      J’avais pas compris.

Heureusement, je vous le dis, qu’il y a des guides papier, verts ou en chair et en os.  

                      Au bout du bout de la Serpentine, qui, donc, serpente

il y a, on est d’accord !  le Graoully, le vrai, monstrueux, horrible, terrifiant, le  graulichgruselich  greulich.

            Exposé, suspendu, cloué au pilori, en couleur, en haut de la rue Taison.

Dans les temps mythiques, cet animal à l'apparence de dragon a dévasté la ville avant d’être chassé par un Saint. Il fallait bien ça !

Il s’appelait Clément. Il l’a conduit jusqu’à la Seille.

Est-ce qu’il l’a poussé ? noyé ? ça je ne peux pas dire.  Il a dû être aidé, je pense.                 

 Symboliquement, le sens du récit, le sens du dessous du sens 

c’est que le saint a repoussé, détruit « le paganisme », qui est représenté …

par les dragons et les … serpents

qui empoisonnaient l'air de leur souffle venimeux

et qui interdisaient, ainsi, l'accès à la ville.

On voit bien le lien ! Hein ?  

Il était une fois...   

Les serpents tentateurs… la séduction du serpent

qui a incité Eve à donner, (en minaudant, c'est sûr !) la pomme à Adam, 

ou  ce Triste Sire  qui siffle à l’oreille du prince Jean dans Robin des bois.

 Maintenant, si je mets des lunettes sur le nez du loup,

qu'on retrouve ici, dans un lit !!!  - un peu serpent tentateur quand même, lui aussi, -

chez la grand-mère du  petit chaperon rouge, dessiné par Gustave Doré, ( mais elle est où, elle ? ) 

                                                Le loup va nous raconter une histoire...

Celle du fascinant ornithorynque à bec de canard, queue de castor et pattes palmées de loutre...qui vit sur la terre et dans l'eau.

Mammifère qui pond des œufs. Les mères sans mamelons allaitent leurs petits avec le lait qu'ils lèchent sur leurs replis abdominaux. 

Reptile, par la façon dont il se déplace quasi en rampant quand il est sur la terre.  

Poisson qui  'voit' dans l'eau et y repère ses proies. 

Tout ceci à la fois, en même temps.

C'est carrément quantique. ''Ni Kant, ni cantate. Juste ça.''

''Il était une fois'', donc, commença le loup, un animal fascinant...et patati et patata...

 

                                                        Dringdringdring
 
- Désolé, le loup, c'est terminé pour toi. Il est temps de rentrer dans tes mythes, tes contes et tes fables
 
 - Ce fut court mais merci à vous de m’en avoir extrait. 
- Est-ce que je peux te poser une dernière question ? 
- Volontiers, si c’est pour la bonne cause. 
- Pourquoi tu fais tout ça ? 
-Tout simplement par amour ! répondit-il en se léchant les babines.
 
Claire 

 

 

Publié dans Slam and Klatsch

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article