J'ai retrouvé mon brouillon de préparation du café littéraire du 7 mars 2009 à l'occasion du "Printemps des Poètes" Armand BEMER en était l'animateur principal

Publié le par Claire

 (Précautions d'usage : les info biographiques ont été trouvées sur INTERNET)    

  Armand BEMER  ce jour-là présente 6  poètes. 

   Mais c'est à à moi que revient la tâche de présenter Armand qui va pouvoir se reposer quelques minutes. 

Pour faire votre portrait, façon  très classique voire désuète, en deux parties, l’homme et l’œuvre, même si elles sont évidemment intriquées,  étroitement enchevêtrées.

                                                     Lorrain, homme de conviction. Engagé. Passionné par « ce qui relie les hommes entre eux ».   Les responsabilités…poétiques… (Et politiques) Poète dans la cité, Armand  articule des  fonctions officielles dans les deux domaines (Présidentde la délégation lorraine de la SPAF (Soc. poètes et artistes de France),mais aussi Président du syndicat intercommunal pour l’aménagement du Bassin de la Nied française, conseiller municipal  et engagé dans le mouvement écologiste)

Vous écrivez  de la poésie depuis l’adolescence…

Marqué par les grandes pointures du Lagarde et Michard,

(que vs avez connues au lycée Charlemagne à Thionville )

manuel si décrié, actuellement (idée de la littérature co un musée, où l’on embaume et encense nos « héros » morts pour la France…)... et pourtant ...

Grand prix des poètes lorrains 2004, pour le recueil " Palettes" 

              .Couronné ds années 2000 concours CEPAL, APAC (en particulier,  1er prix concours de poésie en 2005) , SPAF, SPF.

              .Récemment prix Voltaire à Lunéville.  Mais aussi  contes, nouvelles, chroniques…

               .Deux  autres recueils  « Passerelles de vous à moi » ( en 2005),  où vous chantez la terre lorraine,

                                                    et « Ailleurs, le vent » (  2007 )

CARACTERISTIQUE : n’écrit pas qu’en français (anglais, espagnol, allemand, [défenseur des langues régionales] francique luxembourgeois…né au Pays des trois frontières (Apach, Sierck) TRES IMPORTANT POUR LA DISTANCE AVEC LES MOTS LES IMAGES LES FIGURES 


Vos références d’homme cultivé, professeur d’anglais .Shakespeare, Whitman, Schiller, Rilke, Lorca, Frost, Tagore, Emily Dickinson et j’en passe…

 

Je vous en propose ma lecture. Elle est forcément contestable, partielle et partialeetc.

J’ai privilégié le deuxième recueil. Le plus récent. Même si j’ai beaucoup apprécié le premier.

J’aime ce qui me résiste un peu…
Fil à retordre.
J’ai cherché, cherché une clé d’entrée dans le recueil qui me permettrait de l’évoquer en quelques minutes,  dans une vision reculée, peu détaillée.Pas chose facile.E
n considérant qu'un recueil est autre chose que la somme de tous ses poèmes,  que c'est un objet en soi, qu'il contient qq ch qui transcende l'ensemble et qui ne se révèle pas du premier coup. 

Le recueil « Ailleurs aussi le vent », est une invitation  au voyage. Vers un ailleurs, un autre monde…sur les ailes du vent, vers  d’autres espaces réellement visités ou non, cela importe peu, en fait, et que le poète, le "je "poétique,  nous invite à  explorer en sa compagnie.

Je me suis dit qu'  engagements,  profession devaient FORCEMENT rejaillir qq part.

Un engagement écologiste, la marque du professeur…

 En démarrant par la table des matières On est  interpelé  par une accumulation, une prolifération de lieux qui laissent à penser que le poète trace, fabrique un itinéraire. Une voie dont il serait  le guide.

Et dans ces lieux :Londres, Prague, Berlin, Amsterdam…l’étranger.La France aussi : terre de Loire, Pic du Midi, Roc de Bretagne…

Dans ces lieux, de la tendresse :  le charme de la vie suspendue au balancier du temps d’été p 10; de la violence : « des miroirs soudainement explosés »;  du bonheur saccagé, de la détresse, celle  de la mère ravagée par la mort de son fils. 

 Et «  pourtant nos cœurs battent »   dites-vous, dans le poème DALLAS, même si la ville est « vide et muette ».

C’est aussi le désert avec au moins 3 poèmes dont la magnifique « litanie des sables » p 36 où l’homme affronte les douleurs, les souffrances qu’il doit accepter en « compagne obligée », et qui sera la  source permettant le jaillissement de la vie ; afin que l’homme trouve enfin sa place dans l’univers.

Lecture du tercet final.

Traversée du désert incontournable ?

QUEL est LE SECRET DES SABLES ?

Aux toponymes, succèdent les  noms propres.

Ceux auxquels le poète rend hommage. Aimé Césaire, Jean Giono, Théodore Monod, Marc Chagall.
Là de nouveau Le multiple est privilégié. L’abondance. Surabondance.

Je me suis dit ensuite...

prenons une carte du monde et essayons de situer ces lieux.

Difficile. Je n’ai pas découvert  de projet visible, d’angle particulier.

Les lieux  convoqués,  appelés (de ses vœux) qui surgissent, ne sont pas reliés de façon visible.

Pas de route, pas de réseau, pas de réelle organisation. Pas de point focal qui nous attirerait irrésistiblement, qui nous aimanterait

Il n’y a pas de rencontres  à mon sens, entre lieux et personnages.

Mais c'est  le regard du poète, l’acte poétique  qui unifie ce réel insaisissable. 

Et là j’ai arrêté de vouloir tout contrôler. Je me suis laissée aller au plaisir de la lecture. J’ai abandonné l’idée de trouver à tout prix

Mais je pense  que s’il y a un poème qui contient le secret de la  démarche,

c’est celui que je vais lire :

                                     Lecture de « TISSAGES », page 52

Mode opératoire. Votre lutte, votre espoir. Le hasard, l’aléatoire.

Le poète est totalement libre. Poreux, ouvert à l’ « inconnu », Homme ou Lieu, qu’il ne cherche pas à cataloguer. Un monde auquel il rêve de s’abandonner, tout en sachant qu’il est plein de misères, « de trouble et de fureur ».

Difficile de trouver la trace du prof/écolo On pourrait y lire (sous jacente, parce que le poète ne se  présente  absolument pas comme un maître à penser,) une critique de la société, en ce sens qu’elle oblige à faire sens. ( pas politique, pas polémique)

Dans ce monde  « décousu » en qq sorte, on sent la tension qui existe entre un sens qui nous est imposé, souvent en douceur,
dans lequel on étouffe,  dans le piège duquel  il ne faut pas tomber.                                                             .

Mais comme quelqu’un qui dit un monde divers, où la civilisation, les créations humaines, sont partout, ont tout envahi, fortement, sans nuances. L’espoir se trouvera dans l’éphémère, l’onde légère d’un papillon. Le souffle du vent, qui va où il veut, féconder un avenir incertain et à construire sans mégalomanie. En douceur.

                                     Lecture « ONDES LEGERES », page 53 

 pour la fin, une citation  trouvée sur  site internet : 

                      "Dans ce souffle poétique pour un monde qui en a bien besoin."

                                                                                                                                      C.A.-L.

Publié dans Activités diverses

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