Petit billet d'humeur du vendredi soir du 9 octobre 2026. Essayer ''de voir'' où ça ''cloche''...

Publié le par Claire Antoine

Il vaut mieux, je crois, préciser d'entrée de jeu, que j'ai pour idéal une éducation fondée sur le dialogue, la discussion, que je suis pour une autorité bienveillante qui ''autorise'', ancrée dans les grands principes qui fondent notre République. Même si je ne suis pas un modèle, loin de là. Le mépris, l'autoritarisme, la violence institutionnelle/''légitime'' etc. me  font peur et me blessent.    

 Aujourd'hui les jeunes en ''formation'', donc, non-responsables (pas comme nous), ''non finis'', en quelque sorte, (pas comme nous), ''non-adultes'', quoi , se montrent. Ils existent.

Ils ont, en gros, entre 14 et 19 ans, ces enfants d'une époque où les crises se succèdent, leur parviennent par les conversations familiales, les réseaux sociaux, les journaux, les chaînes d'information, les alertes sur téléphone, les images marquantes, les reportages, les témoignages.

Je ne regrette pas que ces réalités soient connues. Informer est nécessaire, dans une démocratie et fermer les yeux ne protège de rien.

Mais, je m'interroge, toutefois, sur ce que produit, chez des enfants et des adolescents, une exposition presque continue à des événements ''urgents'', ''graves''

 Depuis fin août, ils ont ''ému'' les médias qui ont compati à ce qu'on peut lire comme une stigmatisation : en gros, ''les jeunes'',  la dite genZ,  surtout, sont bêtes, incultes, nuls en orthographe, en calcul mental, en lecture et j'en passe. Quand ils peuvent, se targuer, quand, donc, (entre parenthèses, ils continuent, ''les jeunes'', au fond,  à croire au système aux évaluations, aux jugements de leurs professeurs), ils peuvent,  se targuer de quelques ''bonnes notes'', c'est qu'ils ont triché par I. A. interposée, ou que les professeurs ont abdiqué ou sont ''incapables''... de reconnaître si tu as le ''niveau'' au pas, te sur-notent, pour préserver ''la paix'', dans leurs classes, parce qu'ils ont peur de toi et de ta famille etc. etc.   

Bref, tu as 16 et tu vaux 4.

Je l'ai entendu, de la bouche de gens éminents, qui eux, avaient des 16, des vrais, qui, à bien les soupeser,  valaient - leurs 16 - à eux, je mens pas : ''16''. ''Ben oui, c'est pour ça que je peux dire ce que je dis aujourd'hui. J'ai des diplômes, des concours qui en attestent : Vous voulez que je vous les montre ? Ils sont accrochés au mur de mon salon.''   

Plutôt dérangeants, remuants, certains même violents, transgressifs à l'égard du vieux monde institutionnel, toutes tendances confondues

( la transgression n'étant considérée comme une ''valeur'' appréciée/revendiquée que quand elle concerne le monde politique-dirigeant ),

plutôt dérangeants, ces jeunes !

Et voilà qu'en octobre ...

Les gros yeux, les menaces et même la matraque ou autres outils plus ou moins blessants, cassants, enfermants, étouffants, irritants... sont de sortie et ne semblent pas, pour le moment, avoir prise sur leur détermination. 

Même si tous ne sont pas ''dans la rue'', on sent chez eux, une solidarité d'âge, de galère.

Faisons un petit retour en arrière. Je dis ça, je dis rien, mais ces ''jeunes'',

qui ont en gros, entre 14 ans ( né·e·s en 2012), ''les en-avance'' et 19 ans ( né·e·s en 2007), les ''redoublants'', ''en-retard''

sont les enfants,  

tout ça, par images-chocs interposées, ''punchlines'' journalistiques, buzz, propos comminatoires, de preuves flagrantes de manque d'anticipation, d'irresponsabilité etc. entre autres : 

-du Bataclan (2015) -ils avaient entre 3 et 7 ans

-des Gilets jaunes (2018) - ils avaient entre 6 et 10 ans -

-du ''mondial''Covid 19 (2020) - ils avaient entre 8 et 12 ans -et de ses masques, ses gestes-barrières, ses confinements, sa suspicion généralisée,  ses vaccins ''messagers'', ses QR codes, ses dénonciations, ses mises au ban,

-de la guerre d'Ukraine qui débute en 2022, quand ils avaient alors entre 10 et 14 ans -

- des massacres au Moyen-Orient (2023) - entre 11 et 19 ans -

-des scandales ''sexuels'' : Procès Pellicot (2024), Dévoilement affaire Bétharram (depuis 2024), Affaire Epstein (2025), ''Metoo'', ''Balance ton porc''(depuis 2017)

-de l'abattage forcé des bovins contaminés, ou pas (2025)  

etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc......

-des canicules aggravées (2006-2026) et leurs incendies de forêts etc.etc.

                             Tout ça, tout ça, de leur naissance à aujourd'hui 

Et je ne parle pas du reste (du etc.) qui donne l'impression d'un désastre économique imminent, avec, en prime ''le droit'', devoir ? (Ouf ! C'est dans la loi, donc bon, inutile de courir les thérapeutes/les hôpitaux) devoir de mourir ''dignement'' avant de ''décliner'', dixit, d'outre-tombe, dimanche, à la Une d'un journal local, une septuagénaire.

''Et on voudraient qu'ils soient [sereins] ... (sur l'air de Jacques Brel ''Et on voudrait qu'ils soient sérieux'')

et qu'ils aient envie de nous faire confiance,                                                                       de nous ressembler, même, pourquoi pas ...,

Dans notre obéissance molle, à l'abri des vagues,                                                                    dans la sédentarité du ''J'ai pas le choix''...

                                                                          Petit bandeau

- Mais bien sûr, tenter de comprendre les raisons d'une colère ne signifie, pour ma part,  ni approuver les violences, ni condamner indistinctement les institutions ou ceux qui les servent. Mais bien sûr, tenter de comprendre les raisons d'une colère ne signifie, pour ma part,  ni approuver les violences, ni condamner indistinctement les institutions ou ceux qui les servent............................................................ 

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