Yves Thouvenel pour le dernier 11h11 de la saison chez Geronimo

Publié le par Claire (C.A.-L.)

      Quelques mots rapides    

Yves Thouvenel, à la voix puissante et au talent incontestable,  a lu, ce matin,  deux nouvelles, écrites par des femmes qui racontent, en point culminant, la première, un viol et la deuxième une scène d'amour gionienne, sur un registre épique électrique où se rencontreraient Ouranos et Gaïa. 

L'une de Edna O'brien, une auteure irlandaise dont les écrits parlent de sexualité et contestent la religion catholique et la famille qui a fait scandale, en Irlande, dans les années 60/70 ...

« Pillage » parle de guerre civile et d'annexion à la première personne :  « Un matin, au réveil, il n’y avait plus de frontière : on nous avait annexés à la patrie. »  La narratrice est une enfant, qui vit à la campagne avec sa mère, son frère et ses deux sœurs. Un jour des soldats débarquent et emmènent la mère puis la fillette qu'ils violent.

 

Même si l'émotion est dans l'action, en priorité, Yves Thouvenel a laissé un peu de côté l' expression de la peur et de la douleur. Il en est toujours resté à l'interrogation et à la colère rentrée; faisant, par ailleurs très bien sentir que toute révolte était inutile.

 

                                                            ***

 

L'autre, de Viollette Ailhaud : l'homme semence, paru chez  Parole éditions, collection Main de femme, en juin 2012, censément écrite, par une femme octogénaire, en 1919 et relatant une histoire vraie datant de l'époque du second empire...

Yves Thouvenel a très bien interprété le registre épique de la scène d'amour et de procréation.

Je lui reprocherai simplement l'intention humoristique donnée au texte par la lecture, là où j'aurais aimé être bouleversée. C'est peut-être là que la lecture d'une femme aurait sans doute été différente. Un homme ne peut peut-être pas sans un léger recul donner une aussi formidable et magnifique importance à "la création". 

Par contre l'interprétation humoristique de la docilité de "l'homme semence ", quand il apprend qu'il est destiné à devenir le père créateur de tous les enfants du village, qu'il doit "ensemencer" toutes les femmes était parfaite...

Il y eu aussi un moment très beau, très poétique où il a été question du souffle du vent...

                                                                                                          C.A-L.


 

 

 

 

Yves Thouvenel pour le dernier 11h11 de la saison chez Geronimo
Yves Thouvenel pour le dernier 11h11 de la saison chez Geronimo

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