Benny Eliram a écrit : ''La poésie est morte ... Alors, que faire ?''. 3 liens 1) lenouveaucenacle.fr, Julien Leclercq '' Mort de la poésie : le poète est-il coupable ?: 2) genius.com Gilbert Becaud : ''Quand il est mort le poète '', (hommage à Jean Cocteau); 3 ) claireantoine.com Charles Pennequin à ''Pontiffroy poésie''
Mort de la poésie : le poète est-il coupable ?
Atteignons-nous un point de retour crucial dans la littérature qui verra la renaissance du lyrisme, et donc d'une poésie qui invite au partage, à la compréhension et à la sympathie ?
http://lenouveaucenacle.fr/mort-de-la-poesie-le-poete-est-il-coupable
Gilbert Bécaud - Quand il est mort, le poète
Quand il est mort, le poète / Quand il est mort, le poète / Tous ses amis / Tous ses amis / Tous ses amis pleuraient / Quand il est mort, le poète / Quand il est mort, le poète
https://genius.com/Gilbert-becaud-quand-il-est-mort-le-poete-lyrics
Une chanson de Gilbert Bécaud dédiée à Jean Cocteau, mort en 1963
Si le ton de cet auteur et les questions salutaires qu'il pose, vous turlupinent vous auriez pu, il y a quelques mois lire l'article complet, mais actuellement les pages sont fermées.
Dommage ! Peut-être bientôt.
Notes et citations
Deviennent poètes les adolescents en crise existentielle,
les chanteurs "à texte" (il vaut mieux d'ailleurs),
les slammers,
les romantiques du quotidien
et les ménagères.
Inversement, les étagères consacrées à la poésie dans les librairies sont désertées.
A l'exception de quelques grands classiques qu'achètent, malgré eux, les collégiens et les lycéens,
il n'existe plus de poètes en-dehors de ce mémoriel entretenu par l'éducation nationale.
La poésie est un art qui a un pied dans la tombe et l'autre qui se fond dans l'oubli.
Extraits de l'argumentation de B. E.
"Ma réflexion sur cet art mortifié exige de faire une autopsie.
Peut-être car, à l'origine, elle se confond avec la prière, le désenchantement du monde analysé par Marcel Gauchet atteint ce genre littéraire par ses racines.
... Plusieurs symptômes expliquent ... lente déchéance amorcée dans la seconde moitié du XXe siècle
pour que la poésie meure en ce début du XXIe siècle.
Parmi ceux-ci, je vois deux raisons majeures au-delà des talents individuels
En premier lieu, l'édition et de nouvelles logiques propres à ce secteur a fini par précipiter la poésie en un genre mineur,
totalement délié du marché.
... deuxième raison ... changement de société... Sans reprendre la thèse de Marcel Gauchet ... déperdition de l'esthétisme ...
=>valeurs post-matérialistes appréhendent l'art comme un moyen d'être
et non une finalité en soi d'exprimer l'idée sensible.
La poésie est touchée - comme tout genre littéraire - par la confusion entre le "beau" et le "bien".
Cette confusion apporte la platitude du moment comme le moyen de délier les artistes de la pratique pour leur consacrer un statut social illusoire.
... sensible et expressive à son paroxysme, elle ne peut plus amorcer sa mue pour convenir aux logiques mercantiles...
Alors, que faire ?
Probablement, donner au poète une autre image que celle représentée dans la société,
passer outre les logiques commerciales
et, surtout, réhabiliter la démarche esthétique qui différencie les vers des phrases à rimes.
En cela, si la poésie appartient à tout le monde, il persiste une séparation entre ce genre littéraire et une langue qui se veut poétique.
C'est dans la réhabilitation du genre que la langue s'en trouvera, au final, amélioré. Pour le moment, on ne peut que regretter la mort de la poésie mais, pour en écrire et vous en faire part suffisamment sur cet espace,
je forge un espoir messianique dans la renaissance de cet art."