Reprise de décembre 2013 - Des habillés en panel jouent des variations sur le mot ''euthanasie''.

Publié le par Claire (C.A.-L.)

Aquarelle Carant

Aquarelle Carant

(Rappel de 2013 )  Ce qui suit en première partie c'est ma réaction à chaud sur les termes de "suicide assisté" et sur le principe de "conférences citoyennes" dont les membres seraient les 18 ou 20 représentants de tous ceux qui vivent en France, alors qu'il s'agit de choses aussi importantes qui engagent absolument tout le monde, à un niveau fondamental/vital, des sujets déontologiques. 

Je n'entre pas dans ce débat de fond.  

Mots clés : respect - écoute - consentement - suicide assisté.   

Il paraît, qu'il existe un "panel" de 18 bons citoyens représentatifs de la "diversité" française.  Saint IFOP a réussi à  malaxer tous ces êtres humains si "divers" pour les réduire à 18 "profils" ! Chapeau ! C'est tout ?  18 ...Tu parles d'une diversité !   Mieux qu'une élite !  

On demande donc leur avis à des gens qui ont appris un jour  (Merci Saint IFOP !) - qu'ils étaient  des standards, "des singularités significatives".  Ils sont alors miraculeusement devenus des modèles, des types censés représenter, ici, à la demande "des plus hautes instances de l'Etat", le peuple que nous sommes. 

Sur quel sujet, déjà ? Ah ! oui ! sur celui du droit "de se suicider par assistance médicale". 

 "Le suicide constitue, à nos yeux, un droit légitime du patient en fin de vie ou souffrant d'une pathologie irréversible, reposant avant tout sur son consentement éclairé et sa pleine conscience". Belle phrase bien ambigüe d'un rapport sorti, nous dit-on, par erreur ( oups ! ) sur le site internet d'un de celles et ceux qui nous ouvrent la voie vers demain. 

                 "Suicide assisté"... N'y aurait-il pas, au départ, un petit problème d'étymologie ?

Le "Suicide", l' "action de celui qui se tue lui-même".

Est-ce que ça veut dire

- que maintenant le personnel soignant peut légalement - après accord avec l'intéressé ou avec "la famille" 🤔 - mettre une arme à feu dans la main de celui qui est considéré comme incapable de vivre et de se "suicider" ?

- ou qu'on lui demande, par un signe des paupières ou un serrement de main s'il veut toute la boîte de barbituriques pour être sûr d'y "passer" ? 

Ce qu'on peut concevoir comme la liberté absolue de quitter cette " vallée de larmes" quand on le décide, demande - Ô les beaux jours d'aujourd'hui ! - une assistance médicale !

C'est formidable pour tous ceux qui vont ensuite, une fois le service rendu, pouvoir écrire un bouquin où ils parleront de leur intense émotion au moment où la citoyenne ou le citoyen * X les a mandatés pour faire le geste salvateur.  

 C'est vrai aussi, en plus, qu'on manque de lits dans les hôpitaux et avec tous ces gens qui s'acharnent à rester là,  avec des "pronostics" parfois défavorables ou "vitaux engagés"...

"Décroche, bonhomme ! Lâche prise, tu sais, comme tu as appris à faire au yoga. 

 Tout pour ne pas employer le mot "euthanasie" ! 

Trouvé dans la presse  : Un groupe représentatif de "citoyens",  sélectionnés par l'institut Ifop pour représenter la société française dans sa "diversité", réuni à la demande de François Hollande s'est prononcé lundi en faveur d'une "légalisation du suicide médicalement assisté"

souligne cet échantillon de 18 citoyens sélectionnés par l'institut Ifop pour représenter la société française dans sa "diversité".

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