Hommage à Mikis Theodorakis : Liens 1. Pablo Neruda et le ''Canto General''( Wikipedia) ; 2. Le Monde, article de Patrick Labesse; 3. et 4. (You Tube) Ses merveilleux interprètes : Maria Farantouri ''Los Libertadores''; et Petros Pandis ''America insurrecta ''

Publié le par Claire Antoine

Hommage à Mikis Theodorakis : Liens 1. Pablo Neruda et le ''Canto General''( Wikipedia) ; 2. Le Monde, article de Patrick Labesse; 3. et 4. (You Tube) Ses merveilleux interprètes : Maria Farantouri ''Los Libertadores''; et Petros Pandis ''America insurrecta ''

La mort de Mikis Theodorakis est l'occasion pour moi d'un retour ému vers mes premières amours discographiques.  

 

                                                     Résultat d’images pour +Pablo Neruda le chant general

Canto general ou Chant général est un poème épique en quinze chants du poète chilien Pablo Neruda. C'est le dixième recueil de poèmes de Neruda, qu'il commença à composer dès 1938. L'œuvre parut en 1950 à Mexico, par Talleres Gráficos de la Nación.

Le Canto General comporte 15 sections, 231 poèmes et plus de quinze mille vers. Il ambitionne d'être une chronique encyclopédique de toute l'Amérique latine. Il s'agit, en partant de la personnalité du poète, d'en venir à une prise de conscience collective. Les thèmes abordés sont d'actualité comme le communisme ou le travail à la mine, mais dépassent ce simple cadre. Le style peut être direct : Je suis venu ici chanter, ou métaphorique : C'était le crépuscule de l'iguane...

 

Traduction collective : "Je prends congé, je rentre/chez moi, dans mes rêves, /je retourne en Patagonie/où le vent frappe les étables/où l'océan disperse la glace.
Je ne suis qu'un poète/et je vous aime tous, /je vais errant par le monde que j'aime : (...)

(...) Je ne suis rien venu résoudre./Je suis venu ici chanter/je suis venu/afin que tu chantes avec moi."

Traduction (src : Schott Music Ed.) : C'était le crépuscule de l'iguane./Depuis la crête irisée,/sa langue tel un dard/se plongeait dans la verdure,

la fourmilière monacale foulait/la forêt d'un pas mesuré,

le guanaco subtil comme l'oxygène/des vastes hauteurs bistrées/allait chaussant des bottes d'or,

alors que le lama ouvrait des yeux/candides sur la délicatesse/du monde comblé de rosée.

Les singes nattaient un fil/interminablement érotique/sur les rives de l'aurore,/renversant des murs de pollen

et égaillant le vol violet/des papillons de Muzo. 

C'était la nuit de caïmans,/la nuit pure regorgeant/de museaux issus de la vase/ et, des marécages somnolents,/un sombre bruit d'armures/revenait à l'origine de la terre.

Le jaguar faisait bruire les feuilles/de son absence phosphorescente,/le puma court la futaie/tel le feu dévorant,

tandis que flambent en lui/les yeux enivrés de la forêt.

Les blaireaux raclent les pieds/du fleuve, ils hument le nid/et leur délice palpitant/qu'ils attaqueront avec des dents rouges.

Et dans la magnitude de l'eau,/pareil au cercle de la terre,/se tient l'anaconda géant/couvert de boues rituelles,/vorace et pieux.

 

 

Hommage à Mikis Theodorakis : Liens 1. Pablo Neruda et le ''Canto General''( Wikipedia) ; 2. Le Monde, article de Patrick Labesse; 3. et 4. (You Tube) Ses merveilleux interprètes : Maria Farantouri ''Los Libertadores''; et Petros Pandis ''America insurrecta ''