Lien/notes avec/sur un article de J-M Sourdillon : Philippe Jaccottet et l'écriture de l'événement

Publié le par Claire Antoine

                                                NOTES en voie d'absorption 
               Evénement - "Le quelque chose qui arrive"du réel et sa mue scripturaire 
Notion d'événement (chez Jaccottet), de passage afin d'accéder au coeur de l'expérenice poétique 
Evénement de parole qui répond à un autre survenu dans le monde et qui nous laisse "émerveillés".
  qui n'est ni extraordinaire, ni insolite a priori, pas dangereux ni spectaculaire.
  qui habite le temps mort de l'événement
  celui qui nous échappe
  et dont personne ne peut rendre compte.
Ce sont les événements sans importance, ordinaires, de l'existence " des événements sans événements" comme le dit Musil, creux, discrets, des retraits qui font du poète un "voyant".   Ils se produisent dans l'ordre de la contemplation, de l'intériorité. 
Double événement,  intention aveugle pour captation
Contemplation et ecriture
- le poème est la trace que laisse la transcendance
Séduction de l'apparition qui se retire
- écrire dans ce mouvement -
lieu intérieur où le geste s'ébauche hors de soi.
   Le poème doigt tendu  passerelle 
     écrire traduire être ému,
se laisser traverser par la lumière qui émane des mots evanescents
L'émotion première se prolonge dans la vibration des mots.
A mon esprit inquiet par l'anticipation de l'horreur réelle de la mort : Le poème répond.
L'émotion des retrouvailles prend les caractéristiques mobiles de l'événement  : inédit, imprévisible, 
Transitoire irréitérable et à travers lui permanent
La marche figure le temps
Je marche entraînée dans le passage des instants
Hors de ce temps ordinaire qui oblige à ne pas voir
Le passage vers le poétique, vers le réel, vers un espace étranger
Vers le détail du réel qui atteint l'être insondable et s'efface comme dans un rêve
Ces questions suspendues trouées dans mes paysages 
 apaisent mon inquiétude
Un sac en crocodile dont la bandoulière dépasse à peine du crassier d'imondices fait place aux marécages, aux tortues vertes, aux lamentins qui s'éfaufilent
La lumière passe réfractée du regard à la parole, du poète au lecteur
un passage qui attire au-delà que je retiens avec mes mots
Comble et frustre l'insaisissable apparition
Venue d'un ailleurs  au-delà de mon être


  

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