Le " Moi, je ..." de l'homme d'affaires Bergé. Féminisme concept en voie de dissolution

Publié le par Claire (C.A.-L.)

 

                                                                                       Ma position ce matin 19 décembre 2012 

 

Il semblerait qu'il y ait en ce moment, sous couvert de non discrimination, à force de tout amalgamer, de tout faire remonter sans nuances à un niveau paradigmatique qui se résout  en alternative argumentative, en débat, en dissertation sans  véritable synthèse,

           ...qu'il y ait donc en ce moment une poussée des forces machistes.

Moi, je suis pour toutes les libertés.   Louer son ventre   pour faire un enfant  ou louer ses bras pour travailler à l'usine. Quelle différence ?" aurait dit hier Monsieur Pierre BERGE

On le savait déjà que, ce n'est certainement pas, parce que quelqu'un est "de  gauche", qu'il est à l'écoute  de, ( ni ne se décide concrètement  à agir en faveur de...) ceux qui sont ses égaux en droit, en liberté, en humanité etc etc., qui vivent certains, beaucoup trop d'ailleurs, dans des conditions précaires, et qui travaillent dur pour un salaire de misère, ( "mais bon ils l'ont cherché quelque part. Il y a du bon boulot qui rapporte de quoi payer ton loyer, pour ta cage à lapins,  partout.  Y Suffit de le vouloir. J'ai eu une autre super bonne idée. Je crois qu'on devrait  ouvrir des maisons pour pouvoir se droguer sous assistance médicale. Tiens voilà des métiers d'avenir ! une entreprise de D.A.M." à suivre.)  et contre les religions établies, sauf évidemment, la religion de la laïcité. 

Mais, on peut ajouter également, que ce n'est pas parce que l'on se décrète défenseur de la liberté,  - qui n'est,  dans ce cas, en fait,  qu'une rebellion, adolescente, avec encore papa/maman cachés derrière la porte, et ce quel que soit l'âge - du droit à ...de tous ...taratata,  ( Fi - ni-  les di-fféren-ces ! Abracadabra... Jacques a dit ...On efface tout. Tout ça c'était que des c...ies) - sauf pour le porte monnaie...mais bon là ... c'est un autre débat, ne mélange pas tout; tu es une femme et ça se voit.... Enfin, je n'ai pas besoin de te voir, je sais.)

 Tout ça pour redire que les machos sont de retour sur le devant de la scène;  mais quand même encore un peu cachés, pour quelque temps, derrière une posture d'ouverture et de contestation de la tradition, des religions, des  Eglises,  en particulier de l' Eglise catholique, qui parce qu'elle ne dérange pas beaucoup, depuis un certain temps, exacerbe curieusement les passions. 

C'est ce que je comprends dans les propos de l'homme d'affaires Pierre Bergé qui aurait récemment dit : 

" Moi, je suis pour toutes les libertés. 

 ( me permettant à moi, de faire des affaires sans que personne ne v puisse y trouver à redire . J'ajoute également que bien évidemment, la liberté des autres  finit là où commence la mienne)

 Louer son ventre... 

 ( c'est vrai franchement les "femmes épouses compagnes" et quoi encore ?!!! Vous nous  enquiquinez avec votre  soi-disant  " spécialité " incontournable. " Vous les hommes ça vous ne pouvez pas tout seuls..Le couple hétéro est l'origine incontournable ...de ..." Eh ! bien si, et bien "NON",  mes  cocottes. Je n'ai pas besoin de vous. La location, le lising, la vente, Voilà les solutions, l' échange. Le troc.  Nous avons d'autres moyens,  mes chéries. Il va falloir vous y faire. )

 pour faire un enfant...

( Tiens encore des  mots pour vous faire bondir. Un enfant ça se fait, donc si on a tous été faits ont peut tous -  ou presque - tout faire et aussi défaire et refaire encore et encore,  ce n'est pas compliqué, ni surtout mystérieux. )

 

 ou louer ses bras pour travailler à l'usine...

( et là c'est fort, hein ! ça sent son XIXème siècle, son Germinal , sa révolution  industrielle : bonne tradition, celle-là. A garder. Faire pleurer les "Mioumious". Je pense à Claude Berri et non pas à Zola. Les gens ne lisent plus. Il n'y a que les images qui les intéressent. Alors faut leur en donner. "Ah ! Les cons ! ")  

quelle différence ? 

C'est vrai. Entre les deux compléments circonstanciels de but, "pour faire un enfant"  et " pour travailler à l'usine", il n'y a pas de différence. Les deux doivent disparaître.  Entre " Louer son ventre" et  " louer ses bras ", on a le même verbe répété à l'infinitif  en  formule anaphorique...
     Un prof de français,  encore actuellement, même si tout change et fout le camp, ( pour servir, un idéal démocratique,  individualiste - mal pensé, ou pas assez pensé et sûrement pas par tous, là non plus ) ne manquerait pas de montrer à ses élèves, ( afin d' aiguiser leur esprit critique comme le demandent expressément les instructions officielles ) que l'association entre le sens premier de " louer" et des mots appartenant au vocabulaire de l'humain est pour le moins incongrue. Qu'elle fait drôle d'image, ... pancarte, surtout, ...que la synecdoque, permet de mettre sur le même plan  l'ouvrier/ouvrière - s'il en existe encore...Les usines ferment les unes après les autres, chez moi, en Moselle...- et la femme, toute seule, sans camarade de combat,  son équivalent syntaxique et plus, - car ici affinités -.  
 
L'humain deshumanisé instrumentalisé. 
 La femme "ventre", l'ouvrier/ère "bras",  anonymes, interchangeables.  internationaux, globaux.
Vive le libre échange  !  A ce compte-là le féminisme est évacué avec le reste.  Fermez le ban ! 
 
Pourquoi revendiquer - d'être reconnue de manière complètement légitime - d'être femme à égalité totale sans réfléchir, parce que c'est de l'ordre et de la nature et récemment de la culture et aussi  de la vérité ?
 
 (A la trappe ! comme le dirait le Père Ubu. Plus besoin !  Plus de genre et fais pas ta bécheuse. 
 Des enfants vous n'en voulez plus. Pas avant 40 ans, et là vous êtes vieilles. Faut  pas râler. )
 
    Monsieur Bergé est un homme de gauche qui gauchit les concepts.
 
Ultime punition.
 
  Il fait payer aux femmes leur refus de se soumettre.
 
                                         ( La petite voix en italique n'est évidemment pas la mienne.)
 
                                                                                                                                                           Claire Antoine
 

Publié dans Réaction

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