Guy Debord, jean-Marie Potiron et Vincent Wahl, à Nancy en 2011

Publié le par Claire (C.A.-L.)

                   EXERGUE ( pour la page blog ci-dessous )
In sterculino pullus gallinacius, dum quaerit escam margaritam repperit.  "Iaces indigno quanta res, inquit, loco !"   Début de la Fable de Phèdre, intitulée " Pullus ad Margaritam "(Le poulet et la perle")
Sur du fumier, un jeune poulet, cherchant de quoi se nourrir, trouva une perle. " Tu es tombée, dit-il, toi si admirable chose, dans un lieu tellement indigne de toi !"

Reprise partielle de la critique du spectacle 

                          Le dernier des dériveurs

                                     à travers l'oeuvre complète de Guy Debord

          avec  Jean-Michel Potiron et le théâtre à tout prix (tatp)

                                                      (création 2008)

"Enragé et sans merci, Le dernier des dériveurs nous entraine dans l'univers situationniste de Guy Debord. Une initiation percutante à la philosophie contemporaine et à la compréhension de notre société de consommation."

Mise en scène : Pierre Daviller, Christian Denisart, Stéphane Keruel, Jean-Michel Potiron ; 
Jeu : Jean-Michel Potiron 

 

(Production : Théâtre à Tout Prix de Besançon. 
Co-production : Nouveau Théâtre Centre Dramatique National 
de Besançon, La Grange de Dorigny Théâtre 
de l'Université de Lausanne, 
soutenue par la Drac de Franche-Comté 
et le Conseil Régional de Franche-Comté).

 

 

par Vincent WAHL, dont le ton laisse entendre qu'il craignait le pire...qui ne s'est pas produit. Ouf !

                http://www.luxiotte.net/liseurs/livres2012a/debord-spectacle.htm

EXTRAITS :

"J’ai donc fait l’expérience suivante : me rendre à Nancy, bonne ville ducale,
le 4 décembre 2011 à bord d’un petit TER méditatif de dimanche matin. 4 décembre, ah là là, jour de Saint-Nicolas, bientôt envahi par des dizaines de milliers de touristes et gens du cru affamés de flon-flons, de macarons, de pastilles pour les filles, de marrons pour les garçons, etc… ;
entrer dans la salle Poirel, une salle de spectacle « belle époque », en face de la gare, où l’on célèbre aussi, en ce moment, la fusion des arts (décoratifs !) et de l’industrie, en la personne de Jacques Gruber.
Nous étions requis un quart d’heure à l’avance pour « faire les groupes » ;
c’est-à-dire, nous séparer des visiteurs plus « ordinaires » des coulisses du théâtre, et nous fait attendre un bon moment dans une salle d’apparat stuquée et pourvue d’un beau lustre.
S’agit-il bien du spectacle sur Debord ? Les hôtesses ne savent rien, ou ne veulent rien dire, sinon indiquer que nous sommes dans le salon d’honneur, la plus belle salle de Poirel, et que nous sommes là pour attendre les retardataires.
                                                            [...]
 Tiens, qu’est-ce qu’il cite, Potiron, de ce que dit Debord sur la poésie ?
 "La poésie est de plus en plus nettement, en tant que place vide, l’antimatière de la société de consommation, parce qu’elle n’est pas une matière consommable"
ou encore : "Qu’est-ce que la poésie, sinon le moment révolutionnaire du langage, non séparable en tant que tel des moments révolutionnaires de l’histoire, et de l’histoire de la vie personnelle ?"
ou encore, mon préféré : "Une masse de poésie est normalement conservée dans le monde. Mais il n’y a nulle part les endroits, les moments, les gens pour la revivre, se la communiquer, en faire usage." "

Publié dans autour du théâtre

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