Pour une réflexion personnelle sur la notion de démission

Publié le par Claire (C.A.-L.)

                                                                      Inventaire 63                                                                             12 mai 2012 002

 

                                                      Préambule

( suivi du texte de la 4ème de couv du livre de J. Le Brun; et d'extraits trouvés sur le site :  http://www.eglise.catholique.fr/ )

A l'annonce de ce qu' on (  les media bien en cours, évidemment, mais également de très nombreux catholiques ) appelle, pour qu'on l'entende bien " la démission " du Pape, j'ai été secouée.

J'ai du mal à concevoir que le Pape  se conduise simplement, comme une sorte de Chef d'entreprise, dont les actions ont chuté,  ou comme un chef d'Etat en disgrâce et malade. 

J'ai peur d'être amenée, bien malgré moi, et - à mon âge, c'est assez terrible - à considérer que tout ce qu'on peut désigner comme étant une spécificité de l'Eglise catholique ne soit qu'une apparence, une mise en scène destinée aux gens crédules et naïfs et que grosso modo les descendants  de Voltaire ( dont j'adore l'ironie ) et les Protestants ( que j'estime beaucoup et avec lesquels on peut avoir des discussions intéressantes et passionnées ) aient raison. Je ne parle pas des autres sources spirituelles que je ne connais, hélas, pas.

 ( N.B. Ce n'est pas l'idée de démission qui me dérange. "Mea culpa...maxima..." En ce qui me concerne, je pratique cette façon de mettre un terme, volontairement, à une fonction, une responsabilité, même - rémunérée ou non - dès lors que je ne me reconnais plus dans les finalités, les enjeux, ou quand il y a lutte pour une sorte de pouvoir,  de suprématie, qui me semble grandguignolesque et pitoyable ...- ce qui d'ailleurs me fatigue au plus haut point et fragilise ma santé - donc, finalement, je devrais être contente que le successeur suprême des apôtres et de Saint Pierre fasse de même...et qu'il me "confirme" ainsi dans mes choix, qu'il me montre finalement que je n'ai pas été lâche, - comme l'a dit mon "papa" perso...quand j'ai quitté l'enseignement etc. - que j'ai eu bien raison...   Mais... je ne suis pas le Pape...)   

Le Pape, lui, au motif  qu'il est malade, - il est tout maigre et tout pâle et tout  fatigué avec ce qu'il a eu à  gérer comme scandales - il est donc en droit de partir digérer tout ça dans un monastère à l'abri des regards et des méchants. On va se débrouiller sans lui, lui en trouver un autre pour le remplacer et voilà. Fin de l'histoire. Il ne va pas, amoindri, jouer son Christ,  sous nos yeux comme le précédent. Pour les images c'est moche et puis on n'aime pas voir souffrir les gens. Pour nous rappeler que nous sommes vulnérables et mortels, c'est pas la peine. On le sait...Hein ? 

J'ai cherché pour me rafraîchir la mémoire |et me calmer...- car qui sait si le jeu en vaut la chandelle...-| quel était le rôle dévolu au Pape dans l'Eglise catholique.

Ce qui suit est copié/collé du  site http://www.eglise.catholique.fr/benoit-xvi-en-france/reperes/le-role-du-pape/le-role-du-pape.html

"Le pape est l'évêque de Rome et, de ce fait, le successeur de l'apôtre Pierre. Les Évangiles montrent que saint Pierre jouissait d'une primauté au sein du groupe apostolique constitué par le Christ. Le pape hérite de cette primauté. Elle fait de lui le chef du Collège des évêques et donc le chef suprême de l'Église catholique.

Les évêques, successeurs des apôtres du Christ

Les Évangiles rapportent que Jésus Christ a associé un petit groupe de proches disciples à sa mission de prédication. Il leur a donné le nom d'"apôtre", mot grec qui signifie "envoyé". Après sarésurrection, Jésus Christ s'est manifesté au groupe des apôtres. Il leur a communiqué le Saint-Esprit et leur a confié la mission d'être, ensemble, les témoins de sa résurrection et de son enseignement. Les apôtres ont donc été constitués par le Christ fondements de son Église : l'Église catholique est apostolique et les évêques sont les successeurs des apôtres.

Le Pape, évêque de Rome et successeur de l'apôtre saint Pierre

Depuis les origines de l'Église, l'évêque de Rome est considéré comme étant le successeur de l'apôtre Pierre, en vertu du fait que Rome est le lieu du martyr du chef des apôtres. Le pape est l'évêque de Rome. Il reçoit la charge qui était celle de l'apôtre Pierre dès l'acceptation de son élection au siège de Rome par les cardinaux. A condition que l'élu soit déjà évêque [1], aucun riteparticulier n'est requis pour lui conférer la charge pontificale. De même que les apôtres formaient un groupe au sein duquel une prééminence revenait à Pierre, de même les évêques forment un Collège au sein duquel le pape exerce une primauté. Le pape est le premier des évêques.

Le pasteur de l'Église universelle

La triple mission de l'évêque est d'enseigner la foi authentique, de garantir les conditions du culte rendu à Dieu et de servir l'unité de l'Église. La sollicitude de l'évêque s'exprime à l'endroit de son diocèse. Mais le corps épiscopal est collectivement chargé de la conduite de l'Église universelle. Cette responsabilité collective s'exprime dans le cadre des conciles. Au pape, premier des évêques, revient le soin de confirmer les travaux d'un concile. En dehors des périodes conciliaires elles restent exceptionnelles, Vatican II, réuni de 1962 à 1965, était le 21e concile de l'histoire de l'Église catholique la responsabilité ultime de la conduite de l'Église est concentrée sur la personne du pape. Le pape doit donc exprimer sa sollicitude d'évêque à l'endroit de son diocèse de Rome et de l'Église toute entière. Le cardinal vicaire (actuellement le cardinal Camillo Ruini) assiste le pape dans sa charge d'évêque de Rome, et la Curie romaine collabore avec le pape dans sa charge de pasteur de l'Église universelle.

              Et puis un livre de Jaques Le Brun m'est revenu en mémoire et cette citation : 

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"A chaque fois [ l'abdication ] laisse entrevoir, ou supposer, au cœur même de l'autorité suprême, un doute sur sa légitimité et même l'empire de sa négation."

                  Le pouvoir d'abdiquer : e

ssai sur la déchéance volontaire
cf sur ce même blog des articles critiques sur le livre de 
                                     Jacques Le Brun Gallimard, 2009
    Présentation/critique de P.Chevallier, D. Simonney et C.J. de Larivière

 Des hommes, au sommet du pouvoir, ont volontairement abandonné l'autorité suprême pour finir leur vie en simples particuliers. Cet impensable geste de l'abdication, acte inouï qui a tant frappé les esprits et fasciné les imaginations, n'a guère fait l'objet de réflexion. C'est ce continent méconnu que Jacques Le Brun nous invite à découvrir en retrouvant quelques grandes figures historiques ou légendaires qui ont fait, ou subi, le choix de la déchéance volontaire :

l'empereur Dioclétien, Charles Quint, le Richard II de Shakespeare, Jacques II Stuart, Philippe V d'Espagne... Mélancolie, lassitude de vivre, conversion mystique, ruse machiavélique, l'abdication a toujours suscité les interprétations les plus contradictoires. A chaque fois elle laisse entrevoir, ou supposer, au coeur même de l'autorité suprême, un doute sur sa légitimité et même l'empire de sa négation. Epreuve dont aucun pouvoir ne peut sortir indemne, même si elle révèle, du pouvoir, la vérité la plus pure. - 4e de couverture - 

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J'en arrive à penser que ce que cet acte papal dit, c'est :
 - Je suis pour toutes les " nouveautés anti-spiritualistes" des sociétés occidentales actuelles. Il faudra aller voir ailleurs pour l'universalité. ( ce qui n'est pas forcément plus mal, mais c'est un renoncement.) 
 
 - Le pouvoir spirituel n'existe pas à travers le pouvoir
temporel. ( renoncement aussi )
Rien à voir, circulons.
 
- L'humain rien que l'humain.
- Tout le reste c'est du pipeau.
 
Est-il possible alors,  de croire encore à la communion ?
 
cf copié/collé http://www.eglise.catholique.fr/foi-et-vie-chretienne/la-celebration-de-la-foi/les-sept-sacrements/l-eucharistie/leucharistie-dans-le-catechisme-de-leglise-catholique.html
L'Eucharistie est " source et sommet de toute la vie chrétienne " (LG 11). " Les autres sacrements ainsi que tous les ministères ecclésiaux et les tâches apostoliques sont tous liés à l'Eucharistie et ordonnés à elle. Car la sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l'Église, c'est-à-dire le Christ lui-même, notre Pâque " (PO 5).
" La communion de vie avec Dieu et l'unité du peuple de Dieu, par lesquelles l'Église est elle-même, l'Eucharistie les signifie et les réalise. En elle se trouve le sommet à la fois de l'action par laquelle, dans le Christ, Dieu sanctifie le monde, et du culte qu'en l'Esprit Saint les hommes rendent au Christ et, par lui, au Père " (CdR, instr. " Eucharisticum mysterium " 6). Enfin, par la célébration eucharistique nous nous unissons déjà à la liturgie du ciel et nous anticipons la vie éternelle quand Dieu sera tout en tous (cf. 1 Co 15, 28).
Bref, l'Eucharistie est le résumé et la somme de notre foi : " Notre manière de penser s'accorde avec l'Eucharistie, et l'Eucharistie en retour confirme notre manière de penser " (S. Irénée, hær. 4, 18, 5).
 
Closule :
"Je ne sais plus."
C.A-L  14 02 2013

Publié dans Réaction

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