66 Pesée à panser et pensée à peser

Publié par Claire A-L

 

 

DSCF0408

 

 

Pesée à penser

 

 

Et, en supprimant ce qui pèse,

ce qui lui pèse ?

Qu'elle suppose être ce qui lui pèse,

parce que, tout d'un coup, elle a/aurait  pris conscience, d'une certaine manière, irruptive, de la présence matérielle, la lourdeur de quelque chose qui ne peut/pouvait/pourrait  se concevoir, dans son cerveau à elle, que comme un poids.

Elle a pesé ce je ne sais quoi de fardeau à l'aune de sa difficulté parfois à respirer

de son oppression qui enfle quand, certains jours, elle a parlé d'émotions, et que celles-ci ont pris vie, en ondes et flux, qu'elle s'est sentie en accord émotif, qu'elle les a reçues ou transmises, des sortes d'ondes, de flux qui ont voyagé, sont partis et revenus et ont amené aux yeux les larmes.

ou qui s'épaissit pour rien.

Alors sous le poids des ans, du jour passé, de celui qui est à advenir

sans être capable de répondre à la question,

elle  s'endort.

                                                                                            C.A.-L.

 

Publié dans Poème