citations. Notes.

Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 08:20

...Duras était femme également, et cette féminité ne se résumera pas à la militante passagère qui s'entretenait en 1974 avec Xavière Gauthier dans Les Parleuses. Elle était femme-écrivain qui écrivait à rebours de la littérature établie, issue du long périple de la prédominance mâle. Hélène Cixous citait Duras comme l'une des rares femmes ayant produit ses textes selon la tonalité d'une écriture féminine, qui est moins un style qu'une manière de résister, ou d'ex-sister tout simplement, dans le déploiement de ce qui est proprement féminin : c'est-à-dire cette force euphorique qui sourd du multiple et de l'ubique et qui neutralise le centralisme et la logique du récit traditionnel. Et le seul fait que Duras ait persisté dans cette voie qui la rendait si perméable à la dérision donne d'autant plus de validité au jugement de Cixous.

Mais si Marguerite Duras est plus intéressante encore, c'est parce qu'elle explore un champ littéraire qui était jusque-là la propriété gardée de l'expérience masculine, initiée par Stendhal et Flaubert, pervertie par Loti, purifiée par Segalen, poursuivie par Farrère et Hougron : il s'agit de l'ambigu terrain de l'exotisme, territoire où l'Autre prend définitivement une forme, celle de l'inversion, du corps féminin, de la manifestation du mystère ou encore, mais bien plus piètrement, de la domination.

La littérature éro-exotique de l'exaltation de l'altérité reste depuis toujours le monopole d'hommes-écrivains, Duras la reprend à son compte pour l'augmenter, la détourner et innover en s'appropriant son emblème principal : le corps-autre, ici imberbe et ambré, pratiquement féminin, celui de l'Amant chinois. Le corps est pur, d'une sensualité qui permet à la jeune fille de faire un pas vers la transgression qu'elle souhaite et dont elle jouit en même temps qu'elle en retire de l'argent, signe de l'ascendance féminine sur le mâle joué.

L'Amant est ce que Duras rapporte d'Indochine, et qu'elle recycle sans se lasser jusqu'à atteindre l'épure, visant une ligne isolée faite de mots transparents. Elle c'est je, Duras est Lol V. Stein, Vera Baxter, Aurélia Steiner. Le piano est celui qu'elle avait imaginé entendre dans les salons de Calcutta, et qu'elle avait vaguement perçu dans les restaurants coloniaux du quartier de Cholon. Ainsi, ses années adolescentes lui donnent-elles un étrange droit de regard sur l'Orient labouré par le soc européen, de l'Inde à la Cochinchine, jusqu'au Japon (Hiroshima mon Amour).

"Interminablement l'enfance", dit-elle, reprenant Stendhal. Depuis toujours, Marguerite Duras a été prise dans les rêts de l'exotisme, elle aussi tentée, elle aussi séduite. Mais à la différence de ses contemporains aventuriers et mâles, son horizon était derrière elle, dans ce passé qu'elle ressassait, dans ces colonies irréelles, humides et pluvieuses, sur fond de mépris blanc conforté par la haine indigène.

Duras montre finalement que la face de l'Autre est infiniment plus complexe que celle d'une Salammbô, d'une Chrysanthème, ou que n'importe quelle Annamite au corps flexible et disponible. Elle parvient même à ruiner la route tracée à coups de machette virils dans la jungle orientale en transformant la fuite en avant de l'aventure exotique en un lieu de mémoire fait indifféremment de paix, de violence et de pure sensualité. Elle rend hommage à sa mère vaincue par les eaux, et donne, plus que quiconque, une dimension proprement universelle à l'exploration littéraire de l'ailleurs, aujourd'hui corrodée dans son discours univoque.

Article paru dans la revue Paroles, Alliance Française de Hong Kong, juin 1996

 

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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 08:39

 La lecture d'I. Papadopoulou repose sur un pari : celui de la cohésion textuelle du poème, qui fait fi du dépeçage du texte auquel procède souvent une certaine critique; elle insiste en revanche sur l'inversion fréquente des valeurs, en particulier celle de la renommée, kléos, entre l' Iliade et l' Odyssée.
Faut-il donc lire l' Odyssée au féminin?
Donner à Pénélope sa place de figure d'intériorité dont le détissage invente l' analyse, comme le souligne Nicole Loraux dans sa préface,
de contrepartie féminine d'Ulysse dans le domaine de la métis (la ruse)et du kléos( la renommée), invite en fait à une lecture plus fine des systèmes d'articulation, de renvoi, d'opposition symboliques qui construisent l'univers poétique odysséen, y compris quand il semble le plus proche du réel, du vécu de la société archaïque.

L' Odyssée commence au moment même où, sa ruse ayant été découverte, Pénélope a cessé de tisser/détisser : à la lumière des schémas rituels de la vie féminine,
il y a un lien symbolique profond entre la fin du: tissage de la reine «épouse/jeune fille» et la fin des errances d'Ulysse dans l'univers nymphique.
La « poétique du tissage » établit un va-et-vient entre Ulysse et Pénélope,
permet une lecture unifiée des aventures du héros d'un côté, des événements d'Ithaque de l'autre,
qui contraste avec la dichotomie fréquemment opérée entre le monde imaginaire où le premier se serait perdu et le monde réel que la seconde incarnerait : 
Ulysse et  Pénélope les deux pôles, d'une seule et commune mémoire,
d'un même esprit de ruse et de discernement également partagé,

 Iohanna PAPADOPOULOU- BELMEHDI fait  sortir la reine d'Ithaque d'un  rôle secondaire et passif

tissage féminin,(=> # métaphore politique; #union des complémentaires)
mais se prête à un ensemble de détournements qui créent,
à Ithaque même,
autour de Pénélope,
une situation aussi étrange, irréelle, que celles qu'affronte Ulysse dans son périple.
=> réunion  des deux personnages.
Détournement de sens :
en apparence, le jour,  tissage funéraire, destiné au futur linceul de Laerte en  femme mariée,
en réalité, virginal, assimilé aux travaux que les jeunes filles accomplissent, sous la protection d'Athéna, avant le mariage.
Retournement et  suspension du temps. Pénélope, attachée au passé,redevient symboliquement  jeune et vierge.
Elle suspend à Ithaque toute action  de succession, de reproduction et de transmission. Son  retrait pétrifie le monde autour d'elle dans une attente jugée funeste.
Détournement des signes, aussi. Pénélope la tisserande( activité de femme) silencieuse utilise la ruse(activité d'homme). Le tissage fait d'elle l'équivalent d'une parole performative masculine.

Ithaque apparaît  comme le dernier de toute une série de mondes suspendus entre le réel et l'irréel, où des nymphes (Circé, Calypso) ou bien une numphè, jeune fille proche du mariage (Nausicaa), elles-mêmes tisserandes,
patronent les étapes progressives du retour et de la réintégration du héros ; à Ithaque même, c'est par la grotte où tissent les Nymphes qu'Ulysse aborde l'île.
Nymphes et nymphe, figures au seuil de l'accomplissement féminin par le mariage, représentent un inachèvement définitif pour les premières, provisoire pour la seconde ; mais Ulysse et Pénélope, plongés parallèlement dans les utopies immuables du tissage perpétuel, en sortiront ensemble en rejouant, avec l'épreuve de l'arc, la conquête de l'épouse par l'époux.

 

 

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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 09:33

http://www.sens-public.org/spip.php?article50
« Ironie, vraie liberté ! C'est toi qui me délivres de l'ambition du pouvoir, du respect de la routine, du pédantisme de la science, de l'admiration des grands personnages, du fanatisme des réformateurs, de la superstition de ce grand univers, et de l'adoration de moi-même. »

Joseph Proudhon, Confessions d'un révolutionnaire

En guise d'introduction, je souhaiterais exposer les mobiles qui m'ont poussé à rédiger cet essai. En fait, le premier est constitué par trois citations, trouvées dans l'excellent ouvrage de Pierre Schoentjes sur l'ironie. L'auteur y reproduit les opinions des personnages intellectuels du XIXe siècle sur les femmes et l'ironie en constatant :

« Il n'y a pas longtemps, certains esprits, par ailleurs tout à fait respectables, refusaient de reconnaître au peuple et aux femmes le sens de l'ironie : « Le peuple ne comprend pas l'ironie ; la femme non plus », disait Georges Palante, un avis sur lequel René Schaerer renchérissait en écrivant que l'ironie est « exécrée de ces êtres impulsifs que sont les femmes et la foule, et fort goûtée, en revanche, des esprits artistes et méditatifs ». Plus catégorique, Joseph Conrad faisait dire à l’un de ses personnages dans Sous les yeux d'Occident (1911) : « Les femmes, les enfants et les révolutionnaires exècrent l'ironie, négation de tous les instincts généreux, de toute foi, de tout dévouement, de toute action ! ».
A ces affirmations de l'incapacité féminine de créer, voire de comprendre l'ironie, s'ajoute l'expérience que j'ai eue lors d' un cours magistral sur la différence entre les régimes de littérarité...
2 textes sont présentés.

*L'un était l'extrait d'un roman des éditions Harlequin (le résultat obtenu quand les dames se mettent à écrire, d'après un de ses collègues) : 

 « Alicia avait fermé les paupières, saisie du vertige de l'espoir. Gilles ne l'avait pas fuie volontairement...   Durant un silence interminable, il ne la quitta pas des yeux.   - Regarde-moi ! ordonna-t-il avec une impatience rageuse qui la fit obéir. Depuis que tu es revenue à Eastdale, ma vie a été purement et simplement un calvaire. Et je ne prétendrai pas que les huit années précédentes étaient plus heureuses. Je t'aime, Alicia, reprit-il presque difficilement après un long silence, et je veux que tu sois ma femme.   - Non ! répondit-elle, éperdue. Je ne peux pas... Tu ne peux pas... Enfin, tu dois comprendre que c'est tout simplement impossible !   - Impossible... que je t'aime ? Mon amour, je ne me souviens qu'il en ait été autrement dans ma vie, fit-il d'une voix si grave qu'Alicia trembla. Je veux que tu m'épouses. Je veux vivre avec toi, et t'aimer.  Lui prenant doucement le visage dans ses mains, il chassa les mèches blondes qui balayaient son front.   - Pour le moment, reprit-il, je veux que tu oublies le passé : ton mari, mon ex-femme, les mensonges, les trahisons qui nous ont fait souffrir. Maintenant, une seule chose m'importe. Je dois savoir la vérité, Alicia. Je t'aime et je suis sûr - presque sûr, que tu m'aimes aussi. Ai-je raison ? »

Inutile de dire que ces lignes, lues avec le talent dramatique exceptionnel de l'enseignant, ont provoqué les éclats du rire et les aplaudissements de toute la classe..

*.Le deuxième texte, illustrant l'attitude moderniste et ironique de l'auteur vis-à-vis du sujet traité, était le premier chapitre du bien connu Candide ou l'optimisme de Voltaire, qui décrit les aventures amoureuses du jeune Candide et de mademoiselle Cunégonde :

 « Elle rencontra Candide en revenant au chateau et rougit ; Candide rougit aussi ; elle lui dit bonjour d'une voix entrecoupée, et Candide lui parla sans savoir ce qu'il disait. Le lendemain après le dîner, comme on sortait de table, Cunégonde et Candide se trouvèrent derrière un paravent ; Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa, elle lui prit innocemment la main, le jeune homme baisa innocemment la main de la jeune demoiselle avec une vivacité, une sensualité, une grâce toute particulière ; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s'enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s'égarèrent. »

      ...No comment

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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 08:17

Si vous voulez consulter l'article intégral et initial, en voici les références http://clio.revues.org/index218.html
La notion d’«écriture féminine», censée ouvrir sur une théorie générale de la production littéraire des femmes, apparaît vers 1975, quand Hélène Cixous publie La jeune née en collaboration avec Catherine Clément, suivi, dans la même année, de l’essai «Le rire de la méduse» dans un numéro de L’Arc, consacré à Simone de Beauvoir. 

Dans le deuxième sexe, où elle critique la mythologie, l'idéologie, d'une nature féminine, Simone de Beauvoir, l'agrégée normative,  malgré tout, présente avec ironiques délices les clichés qui abondent sur  la production littéraire des femmes. «Il est connu que la femme est bavarde et écrivassière ; elle s’épanche en conversations, en lettres, en journaux intimes. Il suffit qu’elle ait un peu d’ambition, la voilà rédigeant ses mémoires, transposant sa biographie en roman, exhalant ses sentiments dans des poèmes»...«Les femmes ne dépassent jamais le prétexte... Encore toutes émerveillées d’avoir reçu la permission d’explorer ce monde, elles en font l’inventaire sans chercher à en découvrir le sens.  Un des domaines qu’elles ont exploré ... c’est la Nature [...qui ]représente ce que la femme elle-même représente pour l’homme : soi-même et sa négation, un royaume et un lieu d’exil ; elle est tout sous la figure de l’autre »...  =>=> Littérature subjective, limitée qui manque d'envergure démiurgique, se contentant d'un meli melo de sentiments, d'émotions. Du côté du spontané, de la transparence, du naturel, de l'essence, de la passion, de la 1ère personne, de l'oral... versus travail, retenue, raison, universalité, écrit, littérature...  

Le  «féminin» dans l’écriture ? Cixous, dans La jeune née, énumère trois points concernant la féminité dans l’écriture :
en premier lieu
, un privilège de la voix, c’est-à-dire une oralisation de la langue impliquant un rapport moins sublimé à la mère : «Dans la femme il y a toujours plus ou moins de “la mère” qui répare et alimente, et résiste à la séparation»...cf  métaphores : «le lait intarissable», «la femme écrit à l’encre blanche». Et également «un chant d’avant la loi». On peut établir des parallèles entre la conception de la voix chez Cixous et la modalité langagière que Kristeva ( il n'y a pas pour elle d'écriture féminine, mais des particularités stylistiques et thématiques)appelle le sémiotique#le symbolique. Le sémiotique=> oralité, plaisir,  «préalable» à la symbolisation qui concerne les pulsions. = dans le langage poétique... sous forme de rythmes phoniques et de musicalité sémantique. = remonte à structures pré-œdipiennes, processus «sémiotique maternel» # au symbolique, le langage «social», lieu paternel, lieu du surmoi.  D’après Kristeva, la femme reste le support le plus solide de la socialité, mais occulté ou n’apparaissant que dans les ruptures du symbolique, si bien que lorsque «le sujet-en-procès» se découvre séparé (du symbolique), il se découvre en même temps féminin.

12En second lieu, Cixous voit les effets de féminité dans le privilège du corps qui  apparaît dans l’histoire comme un revers : «les femmes ont vécu en rêves, en corps mais tus, en silence». 
L’hystérie traditionnellement allouée à la femme ... signifie la souffrance d’un corps en mal de langage. La souffrance d’un individu qui ne participe que très peu aux échanges symboliques, tout en résistant aux signes qui lui sont imposés. La jonction entre corps et langage, voire la somatisation même, se retrouve aussi du côté des «sorcières», et de façon plus verbalisée chez les «mystiques». Selon Irigaray, le discours mystique est «le lieu, le seul où dans l’histoire de l’Occident la femme parle, agit, aussi publiquement». Cixous veut revaloriser ce rapport au corps, # une forme d’oppression, susceptible de disparaître à mesure que les femmes prennent la parole en leur propre nom.  «Plus corps donc plus écriture». # Style, qui =unicité du sujet individuel= choix actif entre fond et forme dissociés, mais écriture qui est est censée instaurer un lieu pluriel, plus près de l'inconscient, traversée de plusieurs voix, déplaçant le sens habituel des mots, et introduisant une polysémie qui nous fait percevoir le monde autrement. 

15En troisième lieu, Cixous voit les effets de féminité dans la «dépropriation» ou la «dépersonnalisation», c’est-à-dire une subjectivité ouverte, une capacité de s’ouvrir à l’autre, de le voir dans sa fifférence sans  réduire l’autre au même. 

16Historiquement, les femmes ont occupé la place de l’autre dans un rapport hiérarchisé,
faisant du «féminin» quelque chose qui ressemble au «masculin» mais en moins bien, en moins parfait — ou, au contraire, très idéalisé, ce qui revient au même. Revaloriser l’autre dans sa différence signifie donc accorder de l’importance à ce qui dans l’écriture est impropre, ce qui relève de l’hétérogène, du sens indécidable, de l’autre face du texte. Cette inscription de la non-identité est, pour une large part, connotée au «féminin», non seulement chez Cixous, mais aussi, par exemple, dans les lectures déconstructives de Derrida. À la place d’une individualité bien affirmée sera donc valorisé le sujet clivé, pas seulement comme un écho aux théories modernes du sujet (psychanalyse, analyse du discours, critique déconstructive), mais appuyé sur un vécu particulièrement féminin en ce sens que les femmes par l’expérience de la maternité seraient davantage susceptibles de vivre «une subjectivité se divisant sans regret»=> sorte de paradoxe, puisque le refus de l’identité à soi entre dans une logique d’une affirmation du féminin. Dépouillement du sujet, écriture moderne, qu’elle soit écrite par des hommes ou des femmes, et  une forte affirmation identitaire.

La question se pose alors de savoir comment articuler le lien entre un sujet «féminin» qui vient tout juste d’apparaître (La jeune née, La venue à l’écriture) et l’effort — parallèle — de dénaturaliser les dualismes de la métaphysique occidentale, que ceux-ci relèvent des rapports de sexe ou d’autres oppositions.

18D’une part, Cixous souhaite valoriser des notions comme la voix, le corps, la dépropriation dans l’écriture, parce que historiquement, philosophiquement, les effets de féminité se trouvent là, mais cela ne veut pas dire que les femmes ont réellement écrit de ce côté-là, loin de là même. A ce propos, on se rappelle la fameuse note en bas de page dans Le rire de la Méduse, où Cixous dit qu’elle n’a vu inscrire de la féminité dans la littérature française que par Colette, Duras et Jean Genet. A ce niveau, on n’a rien à dire, parce qu’il s’agit en fait, non pas d’une théorie justifiée et documentée, mais plutôt d’une mise en avance d’une poétique ou d’un modèle esthétique bien précis. Ce qu’on peut dire, c’est : pourquoi, en somme, parler des effets de féminitépuisqu’il y a si peu de rapport entre féminité et femmes réelles, femmes dans l’histoire et leur écriture. D’autre part, un glissement ou une certaine confusion se produit sans cesse, dans les textes de Cixous, entre féminin et femme. Ainsi on peut également lire que «s’il y a un “propre” de la femme, c’est probablement sa capacité de se déproprier sans calcul», ou bien «plus que l’homme invité aux réussites sociales, à la sublimation, les femmes sont corps»... ( à suivre dans l'article sus- cité)

 

Par Claire - Publié dans : citations. Notes. - Communauté : lectures "critiques"d'ouvrages
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 06:45
Un hilote se dévoue pour provoquer rire collectif d'autosatisfaction en se vautrant publiquement ds la sous-humanité pour se charger des "souillures" qui risqueraient de ternir "la personne humaine".
Par Claire - Publié dans : citations. Notes.
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