www.philagora.net › lettres › étude faite par Jacqueline MASSON Cocteau oedipe dans "La machine infernale"

Publié le par Claire

La Rencontre d'Oedipe et du Sphinx a lieu au Second Acte.

Dès ses premiers mots avec le Sphinx, qui surgit devant lui sous l'aspect d'une jeune fille, il tient à avoir le dessus:

Non! il n'a pas été effrayé par son apparition inattendue, bien sûr, il a vite compris qu'il ne s'agissait pas du Sphinx (!!) , du reste, il n'aurait pas peur de lui. La présence d'une jeune fille dans les parages du monstre ne peut être motivée, affirme-t-il, que par la curiosité, et comme il ne se résigne pas à admettre que sa perspicacité fait ici fausse route, il invente à son erreur des excuses flatteuses: "il me paraissait si merveilleux de trouver, chez une jeune fille, un émule digne de moi!"

  • Ces fanfaronnades de jeune coq sont bien celles du gamin qu'est encore Oedipe.

  • Mais ses ambitions vont bien plus loin, "je rêvais de gloire", déclare-t-il sans fausse modestie.

La gloire! il essaie de la définir: "j'aime les foules qui piétinent, les trompettes, les oriflammes qui claquent, les palmes qu'on agite, le soleil, l'or, la pourpre, le bonheur, la chance, vivre enfin!"

  • Le moyen de réaliser ce rêve, il le tient: "A Thèbes, le peuple cherche un homme. Si je tue le Sphinx, je serai cet homme. La reine Jocaste est veuve, je l'épouserai". Et peu importe l'âge de cette reine.

Il est sûr de lui, "je tenterai ma chance... lorsque j'aurai tué la bête...". Le Sphinx ne triomphera pas de lui comme il l'a fait des "garnements de Thèbes", car il est "l'élève des meilleurs lettrés de Corinthe" et il saura répondre à l'interrogatoire de ce "monstre naïf".

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