Remontée d'un article d'il y a quelques années - What do Writers Want ? Quelques questions sur la lecture publique ( concernant la poésie )

Publié le par Claire (C.A.-L.)

Remontée d'un article d'il y a quelques années - What do Writers Want ? Quelques questions sur la lecture publique ( concernant la poésie )

 

printemps-des-poetes-caro-mars--2011.JPG                     Pertinent dans le cadre  de toutes les rencontres poétiques

et passionnant ! Car ça l'est de se rendre compte que ce que l'on croit faire spontanément est en fait une réponse à des tonnes de questions posées peut-être bien/à coup sûr/enfin,  peut-être pas, finalement, 

par des gens qui sont complètement en dehors de ce champ là et qui investiguent "froidement" ou alors qui culpabilisent et croient que c'est de leur devoir de  "rationnaliser" leur démarche, de la rendre "propre", "utile" etc.  !!!!

Mais "Merci" pour en quelque sorte donner de l'importance à ces petits moments qui sont à la fois "moins et plus..."intraduisibles et indicibles ou comme dirait, comme elle pourrait le dire Marguerite Duras..."forcément sublimes" 

                                           Suite  à la lecture  d'une page du  site 

http://tinfisheditor.blogspot.com/

           What do Writers Want? A Poet-centric Reading of Readings

                        [Kootenay School of Writing, Vancouver]

                           Le texte initial est en  anglais.
               Certaines questions sont reprises ici en français
                    déformées ou adaptées, c'est comme on veut...

                       Les lectures de poésie en tant qu'institution :

- Qu'est-ce que la voix d'un poète peut  nous dire sur le travail poétique?

- Comment les communautés s'unissent-elles  autour d'une  lecture publique ? 

- Quelle est la relation entre la page et  la "performance" du poète? 

- Le facteur d 'audience est-il inscrit dans  le travail d'un poète. Est-ce que ça se sent lors de  la lecture ?

- Y a-t-il une poétique de l'audience? Comment une telle poétique peut-elle rapprocher un poète et son public ?

- Quel sens donner à l'oralisation ?

- En quoi cette pratique se différencie-t-elle de celle de la page écrite ou de  l'écran?

- Comment pouvons-nous mesurer ce que produit, procure, l'échange, cet engagement actif ? 

- Qu'est-ce que le poète a   à gagner dans ces lectures, en dehors de la possibilité de vendre parfois ses recueils ?

-  Pourquoi y aller ? pour lire devant qui ? A quelles fins,  au-delà de la poésie elle-même ? 

     Il ya beaucoup de silence autour des lectures.

 Des silences qui s'apparentent à ceux qui entourent  des événements traumatiques.

Les  silences des  efforts inarticulés

pour répondre aux mots des autres.

Publié dans Activités diverses

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le pavillon melancolique 15/02/2012 09:29

Bonjour,
ces questions révèlent qu'une tradition s'est perdue depuis bien longtemps; notamment en France :
à l'origine la poésie était orale et destinée à être dite et / ou chantée devant un public comme le faisaient les aèdes ou les troubadours. La poésie n'était pas destinée à être lue seul dans son
coin.

Personnellement, je vais bientôt tenter la récitation/ mise en scène d'un de mes poèmes. Je pense que cela permet de rendre le texte bien plus vivant.