Centre Culturel de Metz Queuleu : à la rencontre d'Albert CAMUS. Mon expérience théâtrale 2, pour 2010

Publié le par Claire

 

 

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Participation au spectacle de Colette ALLEGRE A la découverte de CAMUS donné le 27 mars dernier au Centre Culturel de METZ Queuleu.

Peu de spectateurs, dommage ( pour eux )! 

Colette ALLEGRE, qui a eu la chance de côtoyer CAMUS a écrit et mis en scène un spectacle très intéressant à tous les niveaux.

Dramatiquement aussi, le rythme était bon.

Le principe : un récit écrit et raconté par Colette, entrecoupé d'extraits. (Trois, ce soir-là.)

Le premier extrait  de l'Etranger (avec Phisitchan Chounlamountry et Childeric BUSCHE) Le deuxième de Caligula ( les mêmes).

Et le troisième, auquel j'ai participé, un découpage  de l'acte 3 du  Malentendu.   

Je n'ai pas eu de trous de mémoire.....Ouf !

Avant et après. Satisfaction. Pendant,... comme toujours, c'est autre chose. Si je me regarde faire, je suis foutue.

La mère ( Joëlle PROSI) et Maria ( Elysabeth SCHMITT ) étaient vraiment, pour moi, des partenaires idéales.

Très sympathiques, très  sérieuses, généreuses, "professionnelles".

Elles jouent depuis déjà quelques années avec Colette ALLEGRE.

Je tenais quant à moi le rôle de Martha.

Le texte est encore dans ma mémoire, dur, intact. Cette sorte d'indifférence du personnage,

au moment où sa mère se désintéresse de la vie, c'est-à- dire au moment où tout, selon les plans établis par elles deux depuis longtemps, devrait enfin commencer...Une vie "heureuse", un monde solaire, pierreux, où la culpabilité n'existe pas,  où "les dieux n'abordent pas", où la mère soustrait sa fille aux tourments, la défend, dans "ce pays défendu par la mer"

...Que de propositions subordonnées relatives enchaînées....

cette indifférence donc, je n'ai pas eu de mal du tout à l'interpréter. ( Enfin, à mon avis...je le sens comme ça...). Même la rage dont le personnage fait preuve,(" Qu'elle meure donc, puisque je ne suis pas aimée..."; "Non ! Je n'avais pas à veiller sur mon frère..."etc.), est déjà contaminée par l'indifférence qui naît  évidemment sitôt le premier crime commis.

Le rôle est sans doute plus difficile à tenir pour une jeune fille. Il lui faut plus de qualités de comédienne, je crois.

Si l'on considère toutes les petites mises à mort symboliques accumulées dans la vie d'une personne; le nombre croissant au fil du temps des connaissances et amis et parents dont il a fallu se détacher pour les laisser partir dans ce monde-ci ou dans l'autre...

 

 

Publié dans autour du théâtre

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