Partage poétique au Centre Culturel de Metz Queuleu

Publié le par Claire (C.A.-L.)

                           La rencontre poétique du  5 avril à 15  h, au Centre Culturel de Metz Queuleu n'a pas forcément attiré grand monde...Mais ceux qui étaient là lui ont permis d'être festive et sympathique et, - ce qui est essentiel, au fond - "poétiquement" très intéressante. 

Barnabé, Charlotte, Sophie, Juliette, Camille et Marine, de jeunes élèves  de l'atelier théâtre ados de Clarisse Wibratte, évoquant Max Jacob, ont prêté main forte aux adultes présents, Claire, Marguerite et Marie de l'Atelier Poésie,  Claude AMMANN, et Franco, représentant l'Association Plumes à Connaître, Gül, de l'Association Ataturquie, Liliane, responsable des médiathèques de Metz, Michèle, Geneviève et Jean-Luc, pour transformer ces instants en message d'espoir intergénérationnel.   

De nombreux poèmes ont été lus, pour la plupart reliés au thème "poésie et photographie",  appartenant à différents registres et tonalités, du lyrique, délicat et ciselé au sensuel, de  l 'engagé, à une poésie plus contemporaine, en passant par la fable comique, prouvant ainsi, s'il en était besoin que la poésie est bien vivante !  

Il y avait aussi des panneaux couverts de photographies et des livres et recueils de poésie à consulter sur place.

Un merci particulier à André Bouchut pour les belles photos en noir et blanc qu'il a prises et développées entre les années 85 et 96 au temps où il existait un labo photo au Centre. 

                                   Merci à tous et vive la poésie !

                                                                                 Claire Antoine

 

                                               Avant propos       

"La création poétique comme valeur refuge  
 Rassembler ses doutes, ses peurs, ses bonheurs, les pétrir, les façonner
Sans savoir pourquoi comme ça et pas autrement
expérimenter son être, les murailles qui l'enserrent, limites émotionnelles, langagières, culturelles
Répondre à sa manière, à l'aveugle, sans en avoir l'air, en creux, en biais, de travers, aux questions sur qui je suis, d'où je viens et où je vais...                                                                
Car toute création est liée à une expérience subjective, et donc au temps  à la durée et donc à la mort. Au rien. 
Le poète a entamé une lutte avec la mort. Il la défie avec des mots, avec une langue, et parfois quand il est "grand", avec un langage, qui lui est propre. Il parle d'outre-tombe, comme s'il était mort, donc ...il cristallise et abolit le temps. 
Un auteur italien que j'aime beaucoup et dont je m'inspire, aujourd'hui, Giovanni Dotoli, dit ceci : 
"Un instant le poète  peut retrouver le soleil et l'arbre
Il avance un arbre en fleurs dans les bras"
Si toute écriture est une aventure, l'écriture poétique en est une plus rapide, plus impatiente, plus nerveuse. 
Concentration exigeante dans son désir d'en finir, d'en finir avec le poème.  Et puis il  recommence la tâche, le voyage et encore et encore...Voyage de liberté, vers le noyau central en fusion de la mémoire ancienne, cette « réserve de silence »
 Le poète, seul, immobile,  cherche un lieu chaudron, qui ne raconte rien
C’est de là du bouillonnement de ses renoncements de sa lassitude qu’il lance son cri. Et c’est là qu’il se consume. 
Et parfois, par la grâce de lecteurs solitaires ou regroupés, leurs mots renaissent de leurs cendres, se rassemblent, se recomposent, donnent des nouvelles d'hier et d'aujourd'hui et ouvrent sur un monde à vivre, en innocence."  CA 
 

                            

 

Affiche 2014

Affiche 2014

Publié dans Activités diverses

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