Hommage - Catherine Samie dans "Oh! Les beaux jours" de Samuel Beckett Souvenir...de 2007 ( trouvé sur theatrothèque.com)

Publié le par Claire

                              J'admire beaucoup cette comédienne.

      Ici dans un rôle qui a quelque chose d'un bouleversant absolu.

Une image de la solitude tragique mais traversée par une énergie qui la rend pleine et rayonnante.

 A la Comédie Française, Catherine Samie, mise en scène par Frederick Wiseman.

Affiche trouvée sur le lien suivant :  www.theatrotheque.com/web/article948.html

                           Petit encart de retour sur moi grâce à une  anecdote trouvée                                                                                             sur http://blogs.rue89.nouvelobs.com/balagan/

  Irène Lindon, la dame  qui gère les droits français de Beckett n'a pas apprécié que  ce soit  Catherine Samie qui joue Winnie,  parce qu'elle était beaucoup plus âgée que le rôle. Pour Beckett, elle devait avoir la cinquantaine. C'est vrai que c'est un problème à régler quand on choisit un comédien.  L’âge d’un personnage doit il coïncider avec celui de l’acteur ? J'ai été confrontée ( mutatis mutandis bien sûr ) au même problème quand Colette Allègre m'a demandé de remplacer une jeune femme dans le rôle du sphynx de la Machine infernale de Cocteau. Si je pense avoir été à la hauteur pour tout l'aspect "textuel" il est certain que j'aurais été plus appréciée par le journaliste du journal local et par la responsable culturelle de la ville où était donné le spectacle si j'avais été jeune... Il aurait fallu me mettre un masque... 

Les "beaux jours" sont les derniers, ceux où plus personne n'est sur la scène témoin de ce que vous dites ou pas, de ce que vous faites ou pas, tout échappe au contrôle et petit à petit à l'auto contrôle

 

La langue ne sert plus à communiquer d'informations, de sentiments, d'émotions ou autres "messages"  à ses "semblables", toujours un peu  ... sauf pour le dernier des témoins, changeant, aléatoire, le public, la seule ouverture, l' extension du quatrième mur : les dernières oreilles attentives et cruelles, en demande d'ataraxie, qui cherchent à percevoir ce qu'il en est des derniers temps, des derniers mots,  derniers murmures, dernier cri.

                                   Ultime acte : poétique. 

 

                                            Dramaturgiquement

                                          

      "La chose la plus terrible qui puisse arriver, dit Samuel Beckett,  serait de n'être jamais autorisé à dormir(...)

Vous vous enfoncez vivant dans le sol, dedans c'est plein de fourmis et le soleil brille sans arrêt.

Il n'y a pas un pouce d'ombre, rien que cette sonnerie qui vous réveille tout le temps...

J'ai pensé qu'il n'y avait qu'une femme pour affronter cette situation, cette épreuve féroce et sombrer en chantant." 

 

 

 

              Après  Madeleine Renaud et Denise Gence

                         et avant Catherine Frot,

                        dans son trou jusqu'au cou,

                        l'admirable Catherine Samie, 

      lumineuse sous les lumières crues et mortelles de la scène. 


    " Tiens-toi, Winnie ", se dit-elle, " advienne que pourra, tiens-toi. "

 

 

http://www.theatrotheque.com/web/article948.html

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Oh ! Les Beaux Jours à La F.O.L. de Metz, puis à La Petite PierreOh ! Les Beaux Jours à La F.O.L. de Metz, puis à La Petite PierreOh ! Les Beaux Jours à La F.O.L. de Metz, puis à La Petite Pierre

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