Des habillés en panel jouent des variations sur le mot euthanasie.

Publié le par Claire (C.A.-L.)

 

                               Le visage rouge 

                                     Aquarelle CARANT

Mots clés par lesquels les 20 citoyens français "représentatifs" habillés en panel jouent des variations sur le mot euthanasie : respect - écoute - volonté - suicide assisté -sédation.     

"Le suicide constitue, à nos yeux, un droit légitime du patient en fin de vie ou souffrant d'une pathologie irréversible, reposant avant tout sur son consentement éclairé et sa pleine conscience"

Belle phrase bien ambigüe d'un rapport sorti, dit-on, par erreur sur le site internet d'un des ceusses qui nous ouvrent la voie vers demain.

              Suicide assisté... N'y aurait-il pas un petit problème d'étymologie ?

Il paraît, qu'un "panel" de 20 bons, forcément, citoyens représentatifs... de quoi ? Passons...Mais au passage, remarquons qu'il n'y a donc plus que 20 "profils"chez les citoyens.

Ce doit être pour en arriver là qu'on nous a appris à écraser une larme à l'écoute de la Marseillaise et ce doit être de cette façon que les psychologues trouvent du travail. Pas de quoi pavoiser.

Plus qu'une élite, plus que des aristoï !  On demande leur avis à des gens qui sont des standards - comment ils sont recrutés, ça je ne le sais pas - des singularités significatives qui regroupent  une dizaine de critères qui font qu'ils en deviennent des types censés représenter, ici, à la demande "des plus hautes instances de l'Etat", le populus vulgaris. 

Et on en arrive à cette trouvaille de la  " possibilité de se suicider par assistance médicale".

"Suicide" même si on n'a pas fait beaucoup de latin, il suffit d'ouvrir un dictionnaire pour savoir  que cela signifie "action de celui qui se tue lui-même".

Est-ce que ça veut dire

que maintenant le personnel soignant peut légalement ( après accord avec l'intéressé ou avec "la famille" qui là curieusement reprend de l'intérêt) mettre une arme à feu dans la main du considéré comme incapable de vivre et de se "suicider" ?

...qu'on lui demande, par un signe des paupières ou un serrement de main s'il veut toute la boîte de barbituriques pour être sûr d'y "passer" ? 

En plus, puisqu'on serine que c'est le summum de la bétise que de croire à la vie éternelle, cela signifie accepter le néant, le trou, enfin c'est mieux quand même pour la planète - et là il faut croire les écolos - please ! que ce soit plutôt une urne.  

Ce qu'on peut concevoir comme la liberté absolue de quitter cette " vallée de larmes" quand on le décide, demande - Ô les beaux jours d'aujourd'hui ! - une assistance médicale !

Des infirmières ou des médecins qui vont ensuite écrire un bouquin où ils parleront de leur émotion au moment où la citoyenne ou le citoyen * trucs et bidules les a mandatés pour faire le geste salvateur. 

 C'est vrai qu'on manque de lits dans les hôpitaux, avec tous ceux gens qui s'acharnent à rester là,  avec des "pronostics" parfois défavorables ou "vitaux engagés"...

"Décroche, bonhomme ! Lâche prise, tu sais comme tu as appris au yoga 

 

Tout pour ne pas employer le mot "euthanasie" ! C.A.L.


Note * Je veux bien faire tout comme y faut alors  je mets madame d'abord, ça m'embête un peu car j'ai appris qu'il ne fallait pas se citer en premier.

                   

 

 

 

 

 

 

 

 

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