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Publié par Claire (C.A.-L.)

                      De rerum natura, Livre II, à partir de 217...[...] 292|

TRADUCTION COMPLÈTE EN VERS FRANÇAIS AVEC UNE PRÉFACE ET DES SOMMAIRES

de ANDRÉ LEFÈVRE

            trouvée    sur le site de : L'antiquité grecque et latine Du moyen âge

de Philippe Remacle, Philippe Renault, François-Dominique Fournier, J. P. Murcia,  Thierry Vebr, Caroline Carrat.

 

[L2, 217sq]Corpora cum deorsum rectum per inane feruntur/ ponderibus propriis, 

 Les atomes descendent bien en droite ligne dans le vide, /entraînés par leur pesanteur ; 

 incerto tempore ferme /incertisque locis spatio depellere paulum, 

 mais il leur arrive, on ne saurait dire où ni quand, de s'écarter un peu de la verticale,

 tantum quod momen mutatum dicere possis. 

 si peu qu'à peine peut-on parler de déclinaison. 

quod nisi declinare solerent, omnia deorsum / imbris uti guttae caderent per inane profundum 

 Sans cet écart, tous, comme des gouttes de pluie, ne cesseraient de tomber à travers le vide immense ;

nec foret offensus natus nec plaga creata principiis;

 il n'y aurait point lieu à rencontres, à chocs

 ita nihil umquam natura creasset[...]

et jamais la nature n'eût pu rien créer[...]

[L2,243 sq]Quare etiam atque etiam paulum inclinare necessest

Il faut donc revenir à la déclinaison, Au moindre écart possible admis par la raison,

corpora nec plusquam minimum nec fingere motus/obliquos videamur et id res vera refutet.

Si subtil, en tous cas, que jamais il n'implique, / L'évidence le nie, une descente oblique[...]

 

[L2,292 sq] Id facit exiguum clinamen principiorum/nec regione loci certa nec tempore certo. 

Tel est l'effet d'une légère déviation des atomes dans des lieux et des temps non déterminés.

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