extraits choisis copiés/collés à partir du site de Jacques GANDEBEUF ( hier invité par le comité d'historicité messin )

Publié le par Claire

                                Jacques GANDEBEUF   Site à découvrir

 

  "http://mosellehumiliee.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=44&Itemid=89"Itemid=89

 "Chaque fois que, durant quarante ans, j’ai croisé dans la rue un Mosellan au regard triste, j’ai eu le sentiment de frôler un “Malgré nous“… 


 ... A leur retour, ils s'empressèrent de raconter la seule partie de leur destin qui était racontable... ils s'abritèrent derrière la compassion ...pour ne pas raconter le plus important, c'est-à-dire leur quotidien inimaginable sous l'uniforme allemand.     

   Ils n’osèrent jamais parler ...

   Ce non-dit diabolique n’a cessé de les tourmenter.

Il est la clé de leur silence.

... Une blessure de l'âme." JG

 Un problème spécifiquement mosellan 

 

   Choix de 3 livres passionnants 

 

 

 

            1) Planète Moselle

 

Un choc visuel, un album dans les nuages. 140 photos de Claudius Thiriet dont chacune a la profondeur d’un hommage [...] Pour se pencher sur la vaste réalité mosellane, peut-on trouver meilleur moyen qu’un petit ULM ? Il nous suggère, d’en haut, la majesté de la terre, le passé des villes, l’orgueil des châteaux, la flamme industrielle qui vibre malgré les crises, et l’espoir qui s’accroche aux friches. C'est comme un jeu vertigineux dans la géologie des mémoires où dorment, depuis des siècles, des couches superposées de souvenirs enfouis. Bientôt, les siècles se mélangent et le temps n’existe plus. La convergence de ces deux regards, l’horizontal et le vertical, donne à l’album une force imprévue. On apprend beaucoup, que l’on croyait savoir.  

J.G.

 

http://www.editions-serpenoise.fr 

 

 

                                                         

         2) La parole retrouvée 

 

La guerre, les Lorrains du nord connaissent, mais ils sont désabusés. Depuis des siècles, on les envahit, on les colonise, on les annexe... 

Et pour finir, on les ignore.

 

Sur les souffrances qu'a générées la peste nazie entre 1940 et 1945, des Mosellans avaient certes écrit des pages pathétiques. [...]la plupart des historiens de l'annexion peuvent, aujourd'hui encore, ignorer superbement la Moselle, en ne parlant que des Alsaciens ! 

... problèmes d'identité de la Lorraine, coupée en deux en Moselle par une frontière linguistique...A la différence de l'Alsace, dont le dialecte alémanique est rassembleur, la Moselle reste inhibée par l'ambigüité de sa double culture, romane et germanique. Ce n'est pas de sa faute si deux nationalismes bornés se sont rencontrés sur sa vieille terre de métissage où, dans chaque famille, les grands-mères ne parlaient pas toujours la même langue.

Il était temps que les Mosellans retrouvent enfin la parole pour nous proposer un regard global sur eux-mêmes.

 http://www.editions-serpenoise.fr 

 

3) Essai sur Adrienne Thomas, une écrivaine allemande auteure d'un "Catherine soldat" dans lequel elle décrit la gare de Metz entre 1914 et 1916.

                            Adrienne Thomas Le fantôme oublié de la gare de Metz 

Voici le texte de la quatrième de couverture

"Un fantôme. Comment ressentir autrement cette lueur de lointain reproche dans le regard d’Adrienne Thomas, une Messine devenue célèbre dont les Messins n’ont jamais entendu parler ? Dans les années 30, son « Catherine soldat » avait été publié en quinze langues… Vous en avez lu beaucoup, des « romans de gare » brûlés par Hitler ? Le sien était un reportage qui toucha toute l’Europe. Elle dénonçait le nationalisme à tête de bois. Engagée en août 1914 comme aide-infirmière, elle racontait ce qu’elle avait vu dans une Gare de Metz devenue zone interdite. Jusqu’à sa mort à Vienne en 1980, au terme d’une vie remplie de risques et d’honneurs, elle resta marquée par son passé mosellan. Hélas, Metz n’a gardé qu’une imagerie d’Epinal de ces « Prussiens » de la première annexion. C’est de bonne guerre. Mais comment expliquer la froideur d’une ville habituellement si accueillante, envers une femme de cette envergure à qui l’on n’a même pas offert une plaque de rue ? Une seule réponse : Adrienne était allemande. L’idée qu’une Berlinoise puisse, pendant cinquante ans, clamer son amour pour un pays qui n’était pas le sien, cette idée fut longtemps insupportable… Adrienne Thomas est une orpheline de Metz. Il est temps de la reconnaître."www.editions-serpenoise.fr

Publié dans citations. Notes.

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