Texte de 2011 à mettre en "espace-scène" : Gammes " pain perdu "

Publié le par Claire (C.A.-L.)

                                               alpha bêta gamma

Concerne le personnage de l'intrigue secondaire.

Prononciation : - Je beu un dé...

                       - ?

                       - pour...pour poire.

                       - un dé à coudre ?

                       - à poire.

 

Démenti

Démenteur

Démantelé

Des mandibules

 

Ce personnage quand les phonèmes  té/dé sont prononcés, débite toujours la même phrase - crachée automatiquement - comme un sandwich l'est par une machine sur le quai d'une gare. 

                   Défourailler; démembré; desengagée; désenchantés.

           Un autre personnage entre; Il ne doit absolument pas faire rire. Il tient dans ses deux mains une grande feuille de nénuphar/ de rhubarbe/de papier cartonné ??? et dit  un texte extrait de l'Ancien Testament , de l'Exode qu'il  semble déchiffrer  sur un mur invisible. (Il a les yeux levés ) C'est un  extrait du décalogue, par exemple celui-ci :  

"Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre."

 

       Là une voix off ou un personnage jeune habillé en érudit sortirait de l'ombre pour lancer, avant de repartir ou de se taire :

                             Exode,  20, 2-17 , selon la traduction de Louis Segond

 

Un perroquet (- vrai ? trop difficile) un jouet, une peluche, auquel ( à laquelle ) on donnera un nom célèbre comme le fait Thomas Bernhard, tenu(e) par un personnage, lequel ??? est habillé de vêtements multicolores, et qui va entonner  :

Je chante, je chante soir et matin, je chante tsoin tsoin...

=>Construire sur un mouvement, par exemple " il neige": implacable douceur, accumulation silencieuse. Rejoindre le processus d'effacement de l'écriture.

 =>Une dizaine de personnages habillés comme un groupe de chanteurs ( genre Tourdion ou chorales scolaires) passent en brandissant chacun  un livre. Un roman " classique", étudié dans les collèges et lycées. Ils peuvent passer deux ou trois fois, dans un sens ou dans l'autre. 

Comment faire pour que le public en connaisse les titres ?

Le mieux serait deux présentateurs "télé"qui commenteraient la scène comme un mariage princier à l'arrivée des invités d'honneur..."Et voici que passent devant nous des jeunes gens représentant chacun leur oeuvre favorite émanant du folklore français je vois ...je vois..." et ils/elles lisent leurs notes...Ainsi de  la même manière à chaque passage   

 

La Princesse de Clèves, Madame Bovary, Vingt mille lieues sous les mers, Le Rouge et le Noir, La peau de chagrin,  L'Assommoir, Bel Ami, Les Misérables, Les liaisons dangereuses, Carmen.

Après les passages, les présentateurs restent un instant sur scène pour dire quelque chose comme :

Je me suis renseigné(e), ces oeuvres romanesques du XIXème siècle,  bourrées de descriptions et qui ont imposé leur conception du monde jusqu'à aujourd'hui, qui sont imitées encore et toujours, ici et maintenant, là-bas et demain,  sont de, par ordre alphabétique   :

Balzac, Chaderlos de Laclos, Flaubert, Hugo, Madame de la Fayette, Maupassant, Mérimée, Stendhal, Verne, Zola.

Merci à vous tous. Merci. On les applaudit. Mesdames et messieurs une standing ovation....Merci encore à vous et maintenant on se rasseoit gentillement. Merci merci

Noir

Une musique sirupeuse et douce au violon

Un halo de lumière à une table une femme lit ce texte banal et cliché d'une manière émouvante.

Rencontre dans un café.

Le titre de l'article de Claudia Senthé se détachait en vert agrume sur la page en papier recyclé du nouveau magazine qu'Adeline venait de se procurer chez son buraliste préféré. L'alternative qui convenait exactement à son histoire avec Eric.

Ce dernier en passant devant elle, affairé, lui fit un clin d'oeil de connivence. Elle lui sourit, sereine et confiante...

" A ce soir ! "

Prendre son mal en patience...Il lui tomberait bien  dans les bras  un jour. Elle rentra. Après avoir mangé elle évacua la vaisselle dans l'évier, passa une main pressée sur la table pour que les miettes désertent la place afin qu'elle püt enfin installer son grand cahier rouge.

 Les 2 présentateurs viennent la chercher et la baillonnent. Ils disparaissent tous les trois.  

                                        Claire-Marie Antoine (fin 2011) 

Publié dans autour du théâtre

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article