Trouvé sur le site http://www.idixa.net/Pixa/pagixa- "Retrait", "effacement", selon Derrida...

Publié le par Claire

http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0612250951.html    

 

       DSCF0392     formes                     en cours d'effacement ( avec lettre                                       caisse ouverte 

 

                                  Illustrations clichés et dessins C.A.-L.

Citations plus ou moins articulées, rassemblées ou rognées trouvées sur le site pré cité 

 

 

Avant tout lien social, ...toute croyance...il faut supposer et laisser-être un lieu ...originaire,

fonds sans fond,  irréductible de re-trait : le désert dans le désert...où l'accès à soi est toujours différé,

ayant  disparu dans l'oubli.

Non existence,  différance  à l'oeuvre... 

Tout retrait laisse venir du nouveau, de l'inouï et du renversant,

qui laisse ouvert au jamais fini, à l'imprévisible, l'espacement qui génère le texte.

Jacques Derrida ne cesse de le décrire sous différents angles :

trace, réserve, garde, déconstruction, deuil,  gramme, inouï, exappropriation,  point, spectral,  subjectile,  désoeuvrement, etc.

Chaque fois un moment d'effacement, de disparition, qui est aussi, en même temps, débordement qui s'il devient proliférant et envahissant ... se retire et  reconduit lui aussi au désert.

Sans un retrait primordial qui laisse une place vide, spectrale,  il ne peut y avoir création, oeuvre. 

Ecrire [au sens de l'archi-écriture] est un acte violent.

Il faut que s'efface d'abord la main puis la face du père,

que le sujet se mesure à l'angoisse de sa propre et irrémédiable disparition, à l'effacement de soi.

Le retrait ne conduit à rien de prévisible, il ne dévoile rien,  s'efface lui aussi devant l'imminence d'un verdict.

 

Se retirent aussi le trait du dessin,

la peinture,

la photographie, où le  tout se retire et ne laisse des traces qu'en forme de fragment

tout ce qui peut se présenter comme empreinte ou mimesis.

Le modèle-trait ne reste pas, il se tire.... 

Muet, il laisse une parole s'articuler.

En privilégiant l'idéal et l'idée de vérité, le logocentrisme contribue à effacer le signifiant.

Peut-être peut-on aller encore plus loin : vers un retrait ultime, absolu, qui décharge entièrement l'autre de tout héritage. La différance est innommable et son inscription impensable car sa trace s'efface elle-même; imperceptible, elle a disparu dans l'oubli

La trace est l'angoisse de la disparition irrémédiable, de l'effacement de soi. Au moment de son extension la plus envahissante, la métaphore se retire

Le sujet ne se constitue, dans l'écriture, que par le mouvement violent de son propre effacement. 

La loi est un rien qui, dans un lieu vide, diffère incessamment l'accès à soi.

Le mouvement de la différance qui ouvre l'écriture est un retrait de la face du père. Le retrait maintient à jamais l'effacement qui génère le texte.

La réserve constitue et efface en même temps, dans le même mouvement, la subjectivité dite consciente, son logos et ses attributs théologiques.

L'impératif inconditionnel de toute négociation serait de laisser ouverte la possibilité de l'avenir

Laisser une place vide en mémoire de l'espérance... 

...partir sans laisser d'adresse est la bénédiction ultime : laisser l'autre survivre sans la surcharge d'un héritage, sans le poids d'un deuil...

l'imminence d'un verdict qui ne dévoile rien qui tienne, désoeuvrement,

destitution, mort symbolique qui fait oeuvre mais qui  invite à la diminution,

au retrait, au départ, à la relève de l'autre.

 

 

 

Publié dans citations. Notes.

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