3 mai 2008 et 9 juin 2010 Gaston-Paul EFFA

Publié le par Claire

      1) Invité par l'A.P.A.C. le 3 mai 2008 

 G-P EFFA a participé à la Brasserie du Grand Comptoir au dernier    Café littéraire de la saison à l'occasion de la sortie de son  roman "Nous enfants de la tradition" ( son 12 ème livre ) 

Animation assurée par Claire Antoine avec la participation d'élèves  du Conservatoire de Région (section théâtre)pour les lectures.

« C'est l'histoire de tous les immigrés africains qui continuent d'envoyer une grande partie de leur salaire au pays et cela souvent à leurs dépens. Au village, les gens pensent alors qu'ils vivent l'Eldorado. Le personnage principal voit son couple brisé par cette tradition, finit par dénoncer cette exploitation malsaine », explique l'auteur.

 Mais il ne délaisse pas pour autant son pays. À la fois écrivain et professeur de philosophie, il a aussi ouvert un restaurant de spécialités africaines et antillaises à Sarrebourg. Les bénéfices ont déjà permis de financer la construction d'un collège. « Il y a 60 % de filles et elles ne payent pas la scolarité. Les filles au Cameroun ne sont pas prioritaires pour l'éducation. Du coup vers 13-14 ans, elles sont filles mères »Le prochain projet est la construction d'une bibliothèque car « il n'y en a pas de publique à Yaoundé et cela permettrait aux Camerounais d'en emprunter gratuitement ». C'est peut-être le fait qu'il ne dorme que quatre heures par nuit, que Gaston-Paul Effa peut cumuler toutes ces casquettes.  Dans son  prochain roman il sera dans la peau d'une femme. « J'essaye de vivre la condition féminine pour entrer dans mon personnage, y compris l'expérience de la maternité »....Tout un programme !


 

 

 

 

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     2) PLUS RECENT 

trouvé sur le sitehttp://fr.allafrica.com/stories/201006090531.html

un extrait de l'article de Charles Le Grand Tchagneno datant du 9 Juin 2010

Gaston-Paul Effa, auteur d'une douzaine de titres,

Grand prix littéraire de l'Afrique noire en 1998 avec son roman « Mâ »,

a donné sa vision de ce que doit être la littérature, ainsi que les circonstances de sa rencontre avec celle-ci. « Je suis quelqu'un qui pose son regard sur les êtres et les choses. L'écriture commence lorsqu'on décide de porter des grands coups de sabot sur soi pour avancer ». C'est d'ailleurs ce qu'il a fait avec « Cheval-roi », roman paru en 2001, dont des extraits ont été lus dès l'entame de l'échange. Autre préoccupation, le rapport entre littérature et mémoire.

Réaction : « La littérature est l'approfondissement de la terre, de son propre temple pour le revisiter et le reconstruire »

. Et la place du sacré ?

La littérature « est un travail spirituel, au sens des valeurs qui mettent l'Homme au dessus de tout ».

Plusieurs autres sujets ont été évoqués à l'instar du financement de la littérature. L'auteur de « Tout ce bleu » (son 1er roman publié en 1996) pense que l'écrivain ne doit « pour rien » payer l'édition de son oeuvre, « parce qu'un éditeur n'est pas un imprimeur ». Et que les écrivains ne doivent pas se complaire à l'attente de l'hypothétique soutien de l'Etat. Mais se battre pour s'affirmer, et au besoin « se mettre ensemble pour prendre des parts dans des maisons d'édition ». Pour lui, il ne sert à rien d'éditer si on ne peut pas diffuser

L'occasion a été saisie par l'écrivain et enseignant de philosophie pour parler de « Nous, enfants de la tradition », son dernier roman paru en 2008 aux Editions Anne Carrière en France.

Il retrace l'histoire de cet africain vivant en France, qui à l'instar de nombreux autres, est condamné à expédier la quasi-totalité de son salaire en Afrique. Sacrifiant sa vie et celle de sa famille nucléaire à l'autel de la tradition 


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