Jules MOUGIN a écrit : "Je voudrais que mon livre donne envie de danser à toutes les rombières de la terre"

Publié le par Claire

               Réponse d'une rombière parmi d'autres :

"Je danse encore parfois, poète, et j'aime ce que tu écris."

      "...dire la  précarité de l'homme « qui avance dans la poussière »,

               qui  « n'a que son souffle pour tout bien, pour toute force qu'un langage ..."

P. JACCOTTET

 

In memoriam   

 sur Le Parisien.fr

 Le facteur-poète troglodyte Jules Mougin, figure de l'art brut et ancien proche de Giono et de Dubuffet, est décédé samedi 6 novembre à l'âge de 98 ans à Rognes (Bouches-du-Rhône) où il s'était retiré depuis quelques années, a-t-on appris lundi auprès de son entourage en Anjou.

"Je voudrais que mon livre donne envie de danser à toutes les rombières de la terre", annonçait, en ouverture d'un des ses ouvrages, ce tenant d'un écriture haletante et directe, né dans une famille ouvrière à Marchiennes (Nord). 

 

Proche à la fois des écrivains prolétariens et des artistes "bruts" dont Gaston Chaissac et  avec lesquels il a entretenu de riches correspondances, ami de  et Louis Calaferte, Jules Mougin a publié une trentaine d'ouvrages, dont La Grande Halourde, Le Mal de Coeur et Poèmes, lettres et cartes postales (Robert Morel), tout en rejetant l'idée même d'une carrière littéraire.
Facteur de profession, anti-militariste viscéral, obsédé par la guerre, la  et la révolte, il a sa vie durant écrit, peint et "bricolé", comme il le disait, vivant longtemps dans une maison à Chemellier (Maine-et-Loire) dotée de caves troglodytiques dont il orna les parois, et où il reçut nombre d'artistes.
"Il a fait avec les mots de la langue française ce que le Facteur Cheval a fait avec des pierres", résume Claude Billon, l'un de ses amis, qui lui a consacré une exposition rétrospective à Metz en 2005.
Jules Mougin doit être inhumé mercredi aux Verchers-sur-Layon (Maine-et-Loire).

Publié dans Activités diverses

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