Partager l'article ! Biographie d'Andrée CHEDID trouvée sur le site d'Andrée Chédid: Texte initial -excellent- (que j'ai repris en le transfor ...
Texte initial -excellent- (que j'ai repris en le transformant un peu ) de
Renée Laurentine -
http://ecrits-vains.com
in Article de Francine Bordeleau pour Nuit Blanche (magazine littéraire québecois d'information sur livres écrits ou traduits en français)
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2 citations d'A.C.
* " Avancer, reprendre joie, défier l'obstacle, peut-être le vaincre, puis aller de nouveau: tels
sont nos possibles
".
in Visage Premier, "Terre et poésie" (1972).
* in Fraternité de la parole.( 1976)
le poète dont La Parole poursuit
" jusqu'au tréfonds
de la terre et
des hommes
l'unité dérobée de
leur nom ".
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L’œuvre d’Andrée Chedid : un ardent questionnement sur la condition humaine.
Andrée Chédid (poète, romancière, auteur dramatique) est née en 1920 au Caire de parents libanais
séparés.=> racines ancestrales en Egypte et au Liban. Elle exprime sa tendresse en mots arabes.
Mise en pension à l'âge de 10 ans, elle y apprend
l'anglais (langue dans laquelle elle rédigera son tout premier livre, le recueil poétique, On the Trails of my Fancy, en
1943)
et le
français (qui est sa langue maternelle et
d'écriture).
A 14 ans Andrée Chédid part en Europe.
Elle revient ensuite au Caire pour aller dans une université américaine.
Son rêve était d'être danseuse mais elle se marie à 22 ans avec un médecin.dont elle aura 2 enfants : Michèle et Louis.
A partir de 1946, elle s'installe en France.
Son oeuvre qui porte les marques de son multiculturalisme
est un questionnement ardent sur la condition humaine,
sur les liens qui tissent l'individu au monde.
Souvent portée par une ferveur mystique,
son écriture
est d'une grande sensualité pour évoquer l'Orient et ses parfums
mais se montre plus apre pour dénoncer la guerre civile qui déchire le Liban.
Romancière, nouvelliste, dramaturge et
surtout poète
(" Je reviens toujours à la poésie, comme si c'était une source essentielle "), ses nombreux ouvrages en prose ou en vers
lui ont valu d'importants prix littéraires,
entre autres le Goncourt de la nouvelle, le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres, le prix Louise Labé, le Prix Mallarmé…pour ne citer que ceux-ci.
Un récent article du Nouvel Observateur titre: " Les Chedid. Une famille en or
", évoquant à la fois
le grand talent de l'écrivaine,
celui de son fils Louis, auteur-compositeur-interprète de renom,
et celui de son petit-fils Matthieu, bien connu pour sa chanson " Je dis aime ".
Or, c'est Andrée
Chedid elle-même qui a écrit les paroles
de ce qui est plus qu'un " tube " à la mode, car il est porteur d'un message émouvant et fort nécessaire dans le monde où nous vivons. Le poème de la grand-mère mis en musique par le petit-fils,
quel superbe exemple du " pont " que l'écrivaine s'est de tout temps attachée à établir entre les générations!
Andrée Chedid parle de son œuvre comme de
l'éternelle quête d'une humanité.
En effet, elle poursuit une quête incessante,
et c'est dans le processus plutôt que dans l'aboutissement que s'accomplit et se renouvelle la fraternité. (1976, Fraternité de la parole).
Si ses
personnages sont le plus souvent des
femmes,
l'auteure n'en est pas pour autant " féministe " dans le sens
militant du terme,
de même que son écriture ne peut être qualifiée de " féminine ",
terme trop souvent associé à une certaine mièvrerie de convention. Identités sexuelles et actantes sociales,
les héroïnes chedidiennes s'inscrivent dans le
mouvement solidaire du monde contemporain,
les personnages-femmes du Moyen Orient sont généralement
celles qui savent faire " craquer la carapace " des injustices,
comme le dit si bien la poète dans " La femme des longues patiences " ( Fraternité de la
parole).
Dans le même ordre d'idées, Andrée Chedid ne croit pas
qu'il existe une écriture spécifiquement féminine. " J'écris depuis longtemps et je ne pars pas de l'a priori que je suis une femme ", affirme-t-elle dans une interview de 1982.
La quête d'Andrée Chedid, à la fois chant poétique et assertion d'une identité, se manifeste dans certains grands courants thématiques qui traversent son œuvre globale, Vision cosmique,
Libération, Energie vitale et Pouvoir de la Parole.
(Venue très tôt à l’écriture, dès l’âge de 18 ans, Andrée Chedid publie donc ses tout premiers poèmes chez elle, en Égypte. À l’époque elle écrit en anglais, parce qu’elle aime beaucoup la poésie anglaise, et sous un pseudonyme, avec une seule initiale tenant lieu de prénom.Ce qui rappelle l'aventure des sœurs Brontë, même si Andrée Chedid a eu davantage le souci de demeurer anonyme plutôt que celui de masquer son sexe. Elle s’installe par la suite à Paris, « ville fascinante », et explore les autres genres littéraires. S’ébauche ainsi une œuvre patiente aux visages multiples : fastueuse et indéniablement sensuelle dans ses descriptions de l’Orient, voix intime qui aborde respectueusement les êtres, écriture déchirée et âpre qui se moule à la dureté de la guerre civile au Liban.
Une œuvre somme toute
dépouillée, qui tend vers la simplicité et la nuance. En même temps j’oserai non pas comparer, mais rapprocher Andrée Chedid et Marguerite Yourcenar : deux écrivaines qui, malgré des problématiques et
une reconnaissance différentes, ont une écriture marquée par un certain classicisme insensible aux modes. (...)
Pour Andrée Chedid, l’écriture est ce qui permet la sortie vers l’Autre, comme un hors de soi qui
ouvre vers ailleurs.
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3 autres citations
*« C’est sans doute pourquoi j’ai toujours éprouvé ce besoin qu’une histoire ait un certain espace, presque comme un symbole, qu’elle soit toute simple, mais qu’elle contienne à l’intérieur
quelque chose de tout un monde qui nous englobe un peu tous. » (...)
* « l’impression perpétuelle que
ce qu’on porte en soi est plus grand, est plus exigeant, est plus assoiffé que ce que la vie peut vous donner ».
* « L’Art, c’est tout ce qui est en dehors de notre étroite peau. L’homme a toujours besoin d’échapper à son étroite peau. L’étroite peau, c’est l’autobiographie. Nous sommes plus que ça.
»
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