Notes : Matthijs ENGELBERTS "Défis du récit scénique"

Publié le par Claire

" C'est ça le spectacle, attendre le spectacle au nom d'un murmure" in L'innommable ( Beckett 1953)

Une  métaphore résume les questions que le théâtre fait naître : quel est le rapport entre l'oeil et l'oreille.

              Quand le narrateur est seul sur la scène. Théâtre-récit.

Action médiatisée par le moi scénique. Narrateur projeté sur le devant de la scène où il figure souvent seul. Narrateur qui se raconte lui-même, se  médiatise lui-même.

Moi racontant et moi raconté entretiennent chez Beckett une relation différente du personnage raconté  , médiatisé au personnage racontant, médiatisant.


Ainsi apparaît l'entre-deux du soi et du moi décalés. C'est la faille du moi qui marque un texte. L'écart entre l'oeil et l'oreille qui se manifeste.  La scène du narrateur devient  la scène du moi disloqué. Moi disloqué, fêlé, comme le théâtre est disloqué  par le récit.

                             Quid du rapport  entre ces ruptures ?
Le théâtre miné par le récit perd-il sa spécificité ?

Le moi fragmenté par les différents récits disparaît-il ?


Suppression des frontières génériques entre le théâtre et le roman.

En se situant à la frontière du moi, on perçoit mieux la spécificité de chacun. Même chose pour le théâtre et le récit.

Bexkett est le radical dont l'oeuvre corrosive détruit jusqu'à la matière dont elle est faite 

              "Tout est trop dire" dit le narrateur de Comment c'est ?l

Notes : Matthijs ENGELBERTS  "Défis du récit scénique"

Publié dans Notes sur le théâtre

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