Chair et révolte ds le théâtre de B.-M. KOLTES (Donia MOUNSEF)

Publié le par Claire

(Extrait de l'intro)Th de révolte et de rage de l'instant de déchaînement, de mort annoncée et attendue, d'égarement frénétique où le tragique émane non du fait que l'humain se rend cpte que Dieu n'existe pas, mais de la réalisation que tte résorption du mal est empêchée, tte rédition interdite, quitte à provoquer d'autres délits, d'autres crimes aux effrayantes catastrophes.

( Commentaire perso : Je ressens ça. Que les chemins st bloqués, par trop de bonne volonté. Par désir de perfection, d'"épurement" des gestes, des sentiments. Ne pas tomber trop bas. Se rattraper juste au dernier moment  grâce à la connaissance qu'on croit avoir d'une certaine conscience que ce dernier barrage, en bas, celui-là, est impossible à franchir. Qu'après, il n'y a ss doute plus rien. )

Sur retour au désert
...D'1 pt de vue théâtral, la  ? de la duplica°intérieure se pr^te à 1 analyse idéol du spectacle.
Si être français, signifie tenir 1 discours irréductible, distinct et cohérent, résister à ce discours hégémonique du pouvoir doit passer par 1 pluralisa° de l'être et 1 multiplica° de ses ° de théâtralisa°, soumettant ainsi la fonc° du logos à celle du physis .
Dès lors, le désir de vgce de Mathilde assume 2 dimensions. 1° au sens litté, soumettre le Préfet de police à 1 humilia° calquée sur la sienne, d'autre part semer le désordre ds le discours trop cohérent de son frère.= valeur rédemptrice car dépasse impasse morale et idéologique présentée par la guerre.
Les conflits naissant des différences mais aussi de la proximité.
Les 2 pôles opposés constituent 1 couple indissociable. Frère et soeur se rapprochent l'1 de l'autre,mais de ce rapprochement naîtra 1 haine insurmontable. Par le regard porté l'1 sur l'autre (co ds singes ds 1 cage), les 1 actants s'examinent, s'exploitent et se détruisent mutuellement.
Le mode principal est la confronta° physique qui se présente co la seule échappatoire idéol. La violence semble s'imposer d'elle-même cf Le grd parachutiste noir " J'aime cette terre, bourgeois, mais je n'aime pas les gens qui la peuplent. Qui est l'ennemi ? Es-tu 1 ami ou 1 ennemi ? Qui dois-je défendre et qui dois-je attaquer ? Ne sachant plus où est l'ennemi, je tirerai sur tout le monde."
Cette violence gratuite née de l'ignorance et de la mauvaise foi politique, constitue la seule démarche rédemptrice pour le perso koltésien.
Si Adrien gifle Mathieu à tour de bras, ce n'est pas à cause des actes que Mathieu aurait commis; au contraire, c'est pcq la violence endémique a 1 valeur cathartique pour le perso et qu'elle présente des issues possibles.
Koltès ne démontre pas commt M. devient fasciste ou Mathilde tortionnaire, mais présente l'ensemble des manif d' 1 être-là face à 1 situ qui le place en présence d'autrui.
Pour lui la scène de thé n'est pas 1 lieu de débat phil ni moral; c'est la réalisa° d'1 geste et d'1 parole et la parade hémorragique des événemts qui accpagnent ce geste..."Cf Parachutiste : " On me dit que c'est l'histoire qui commande l'ho, mais le tps de la vie d'1 ho est infiniment trop court; et l'histoire, grosse vache assoupie, qd elle finit de ruminer, elle tape du pied avec impatience. Ma fonction à moi, c'est d'aller à la guerre et mon seul repos sera la mort. Il disparaît."
Une telle mise en abyme du voeu de mort de M représente pr Adrien un défi insurmontable...Mis par le parachutiste face à la passion du pouvoir; passion en soi inutile mais inéluctable, car si Adrien veut protéger son fils contre la douleur de la mémoire, il doit du même coup tenter de la tuer. Ainsi,qd M est giflé par 2 fois par son père en rentrant ensanglanté du café Saïfi, ce n'est pas pcq il fréquentait le café arabe, mais pcq il est sorti ss permission.
Dble atteinte => impasse du pouvoir.
Ici tte action libre individ ou collective est impossible : M n'a de choix que de poursuivre son projet d'anéantissement et son père n'a de choix que de l'entraîner vers la mort par la violence. Le père poursuit ds son aveuglement l'aliéna° du fils ss aboutir à 1 victoire - pcq ce n'est pas M qui engendre les atrocités paternelles, mais l'effondremt des modèles
idéol proposés.
CPDT conclusion simpliste qui, Koltès l'a bien pressenti,  présente diff. Impossible d'absoudre Adrien criminel, même s'il est victime machina° idéol criminelle. moralt injustifiable. Le jugt d'Adrien est ss appel, il devra errer à travers la planète en compagnie de son ennemie jurée Mathilde et de ses petits enfants métisses.
Il n'y a pas de sortie possible du labyrinthe que représente la ? de la responsabilité histo.
Paradoxe de la morale même de la "praxis" qui est déchirée et déchirante.
La violence, pour Koltès est 1 démarche critique qui fait sortir l'appareil social de la neutralité, tt aussi bien outil de rédemption qui dilue l'impasse du pouvoir.
L'état qui en résulte est fondé sur 1 équilibre précaire qui n'est pas basé sur la possib de comm entre les êtres ni sur le dialogue, ni sur l'échange de perspective, mais sur " le dialogue des monologues" qui maintient les perso ds 1 état de "pure confrontation exempte de tte résolution ou de tt dénouement artificiels". 

Publié dans citations. Notes.

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