(1/4) L'otium philosophicum. Pourquoi voudrais-je en parler ? Contexte

Publié le par Claire (C.A.-L.)

                                                        CONTEXTUALISONS...

Tous mes profs de latin,  - j'en ai eu quelques uns - évoquaient avec des yeux pétillants, le  délicieux concept de  l'otium philosophicum...

J'ai d'ailleurs perpétué la tradition durant les années où je fus (le temps du passé révolu) prof de latin à mon tour d'abord en lycée, puis en collège. 

Ah! mes enfants... vivre ainsi, avec un tel "horizon d'attente", comme on dit ( ou comme on disait  à l'époque où les méthodes structuralistes déclinées à toutes les sauces se sont abattues sans coup férir sur les pauvres enseignants en exercice dans de petits établissements...qui n'avaient jamais l'insigne honneur de dérouler le tapis rouge à Mesdames et Messieurs, surtout, les "Inspecteurs Généraux". 

Parce que les IPR, eux, n'y allaient pas de main morte. Les réformes dont vous n'aviez jamais entendu parler [puisque ces derniers n'avaient pas le temps - certainement, il s'agissait de temps- de provoquer des temps de réunion ne fût-ce que d'information], ces réformes donc, vous deviez, quand des IPR  déboulaient dans votre classe, en mars, les avoir appliquées depuis le début de l'année.) 

C'est un minimum... Vae Victis ... Ne recevez-vous pas le B.O. dans votre C.D.I. ???

 Diantre. Fermez la parenthèse et le ban itou.

Je m'emballe et de fait, je digresse.

Reprenons le cours...

Il s'agit d'évoquer le fameux otium philosophicum, de mes rêves. Oui, car, de même que l'histoire de Rome a été écrite, évidemment, après  les événements considérés comme ses fondements, fondations, son socle etc.,  de même, la mienne des histoires, celle de ma formation intellectuelle et  de ses conséquences, je  peux l'écrire, maintenant que j'ai quitté - de mon propre chef, prématurément -  ma fonction de prof. de Lettres, parfois classiques*, mais la plupart du temps, "modernes". 

*Classique,  classe, classant tout cela- ce qui sent , paraît-il son  élitisme étant passé de mode, dans la société en général et  dans les établissements dans lesquels il m'a été donné d'enseigner, en particulier. Ce qui n'est pas un reproche. Mais ces dix dernières années, les élèves "faisaient latin" pour améliorer leur orthographe, pour  avoir de meilleures notes en dictée...A supposer que ce soit exact, les résultats concrets  n'étant que peu probants, cela ne m'a pas intéressée longtemps. 

J'ai préféré partir. 

Il y  eut  également d'autres raisons...Je les passe sous silence.

Rattrapons le cours, le cours de ces propos.

Ce matin, au réveil, rêvassant, je me suis prise à penser à mon premier prof de latin, dont je venais d'apprendre la disparition et donc  à Sénèque, son " préféré "et de fil en aiguille...à...  Bon sang mais c'est bien sûr ! - et là, je  vous les évite, les   digressions - à l'otium philosophicum.

 Et ce matin-là, il m'a semblé que cet otium- là m'avait hantée et que maintenant, je lui consacrais mon temps. J'en ai été charmée.

Quelques heures plus tard, j'en ai recherché les traces sur internet. Il est intéressant de savoir ce qu'on en dit aujourd'hui  où les notions de travail, de repos, de vacances, loisirs sont discutées. 

Et en voici le fruit.

 

 

Publié dans citations. Notes.

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