citations. Notes.

Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 09:53

                           http://www.monde-diplomatique.fr/1995/01/RAMONET/1144

  En 1995, Ignacio Ramonet (Directeur du Monde diplomatique de 1990 à 2008) écrivait ceci :

   "Englués. Dans les démocraties actuelles, de plus en plus de citoyens libres se sentent englués, poissés par une sorte de visqueuse doctrine qui, insensiblement, enveloppe tout raisonnement rebelle, l’inhibe, le trouble, le paralyse et finit par l’étouffer. 

Cette doctrine, c’est la pensée unique, la seule autorisée par une invisible et omniprésente police de l’opinion.

                                        Qu’est-ce que la pensée unique ?

 La traduction, en termes idéologiques à prétention universelle, 

des intérêts d’un ensemble de forces économiques,

celles, en particulier, du capital international. [...] [représenté par tous ceux] qui, par leur financement, enrôlent au service de leurs idées, à travers toute la planète,

de nombreux centres de recherches, des universités, des fondations,

lesquels, à leur tour, affinent et répandent la bonne parole.

Ce discours anonyme est repris et reproduit par les principaux organes d’information économique, [...]- The Wall Street Journal[...] etc. -, propriétés, souvent, de grands groupes industriels ou financiers. Un peu partout, des facultés de sciences économiques, des journalistes, des essayistes, des hommes politiques, enfin, le  reprennent [...] et le répètent à satiété. 

Sachant pertinemment que, dans nos sociétés médiatiques, répétition vaut démonstration.

L’économie est placée au poste de commandement. 

Une économie débarrassée, il va de soi, de l’obstacle du social, sorte de gangue pathétique dont la lourdeur serait cause de régression et de crise.

La répétition constante de ce discours, dans tous les médias, par presque tous les hommes politiques, de droite comme de gauche,

 lui confère une telle force d’intimidation

 qu’elle étouffe toute tentative de réflexion libre,

 et rend fort difficile la résistance contre ce nouvel obscurantisme .[...]

On en viendrait presque à considérer que les 17,4 millions de chômeurs européens, 

le désastre urbain,

 la précarisation générale, 

la corruption, 

les banlieues en feu, 

le saccage écologique, 

le retour des racismes,

 des intégrismes et des extrémismes religieux,

 et la marée des exclus

 sont de simples mirages, des hallucinations coupables,

fortement discordantes dans ce meilleur des mondes qu’édifie,

pour nos consciences anesthésiées,

la pensée unique."

                                      --------------------------

A lire également  

Par Claire (C.A.-L.) - Publié dans : citations. Notes. - Communauté : lectures "critiques"d'ouvrages
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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 08:26

                        P. Sollers (sur Francis Ponge )

"...Il n’y a pas de petits sujets, ou plutôt la moindre chose, la moindre syllabe, peuvent nous transporter, d’un coup, dans des dimensions inconnues et paradisiaques. Le Préle Verre d’eau...

Bien entendu, Ponge a beaucoup médité sur La Fontaine, et son ambition (la plus déconcertante, la plus à contre-courant, et peut-être la plus actuelle) aura été d’arriver à des condensations simples et mémorables, dictons, proverbes, moralités.

Le vrai "post-moderne", en un sens, c’est déjà lui, Lautréamont etMontesquieu mis sur le même plan, sans coupure, de même que Rimbaud et Malherbe, Picasso et Chardin.

... le "programme" de Ponge me paraît toujours juste : " Il faut travailler à partir de la découverte, faite par Rimbaud et Lautréamont, de la nécessité d’une nouvelle rhétorique. Et non à partir de la question que pose la première partie de leur oeuvre. " (My Creativ Method).

Cette "nouvelle rhétorique" (qui évoque souvent la tentative de Joyce) donne naissance à des catégories décalées :

 la réson, plus fiable que la raison (les mots d’abord, les idées ensuite),

et l’objeu (l’homme encombré d’images et d’objets se met à jouer, comme automatiquement, avec eux).

 

Proust : l’imparfait de Flaubert renouvelle davantage notre vision du monde de Kant. Le Soleil placé en abîme, dans cette visée, est un des sommets de Ponge, son "grand oeuvre" désespéré. Froidement, il n’a pas hésité à avouer ses tâtonnements, ses divagations, ses délires, ses impasses. Il est bien le seul poète à avoir démystifié l’inspiration poétique, à avoir osé montrer ses brouillons. Les esquisses de Ponge : ses croquis, ses encres, ses trouvailles de traits, ses répétitions acharnées."

Par Claire - Publié dans : citations. Notes. - Communauté : lectures "critiques"d'ouvrages
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 06:43

A consulter également, pour un parcours dans la vie de Jean VODAINE sur un blog fermé depuis un certain temps, hélas !

http://ingirum.blogspirit.com/vodaine_jean/

µµµµµµ

(J'ai demandé l'autorisation de publier l'image, mais actuellement la Galerie qui connaît des difficultés et qui est fermée, hélas !,  au public ne répond pas.)

 

 

 1.Souvenirs d'exposition sur le site :     

http://www.lagalerie.lu/Vodaine/ 

                      ... des trente dernières années de création de Jean Vodainepeintre, poète, ...

                                                        Photo trouvée sur ce même site

     Extrait de la présentation signée  par  Christelle Schaffner

 

 

[...]Vodaine a peint inlassablement et avec passion la vie, les femmes, les fleurs, les lieux qu'il a aimés, les êtres côtoyés et admirés, mais aussi le foot, "La danse folk", "Les para" et ses innombrables "Drôles d'oiseaux". Il a peint les êtres, les animaux, les présences imaginées, la poésie du quotidien, le prosaïque, et l' "Attrait", le désir, "La vue perçante", "Les questions sans réponses"…

Il nous offre un univers flamboyant et secret, où sa palette est unique, où la couleur est comme libérée, tantôt intense, imposante et forte, et ailleurs sourde et lointaine, une gamme de tons, de lignes et de touches orchestrés librement et rigoureusement, comme une partition sans début ni fin.

Les peintures et les estampes de Vodaine nous rappellent et nous ramènent au bonheur et à la rumeur assourdissants d'exister et de vivre et à la nostalgie de ce qui se retire, à l'énigme insondable de ce qui est insaisissable, à l'attachement pour les êtres, les lieux aimés et la nécessité de partir et d'oser "passer" alors même que "Partir c'est mourir un peu"…

Il n'a cessé de peindre et de graver dans cette césure, dans l'épaisseur du temps où les êtres et les choses n'ont plus d'âge, [...] la matière et le trait, le dire et le silence, le papier et les mots, les mots et la peinture, le poème et l'affiche, la lettre et le poème; dans cette césure joyeuse, parfois mystérieuse et étrange, intense, vertigineuse, périlleuse, toujours bouleversante: entre figuration et abstraction.

***

SOURCE1 :  http://www.lekti-ecriture.com/blogs/alamblog/index.php/post/2006/09/22/110-jean-vodaine-1921-2006 

( texte repris dans Wikipedia ).

 

                                                         2. Courte biographie

                                                         3. Quelques mots sur la typographie dadaïste                                         

 Frédéric, Vladimir Kaucic,

- Il prend le pseudonyme de Vodaine en 1947,

lors de la publication de son 1er recueil de poèmes, Rose et noir -

est né le 6 juillet 1921 à Volče (dans l'actuelle Slovénie) et mort  le 8 août 2006, à Pont-à-Mousson. .

Son père, caporal dans l'armée autrichienne, et sa mère fuient leur pays à cause de la montée du fascisme, et viennent s'installer en France.  

 Il va y exercer toutes sortes de métiers :

cordonnier, manœuvre aux hauts-fourneaux de Thionville, ouvrier électricien, comptable de chantier, ou aide-métreur,

avec toujours en parallèle des activités littéraires et artistiques.

En 1947 VODAINE  acquiert une presse à bras, sur les conseils de PIERRE BOUJUT.

Installé à Montpellier puis à Yutz, en Lorraine, Vodaine a publié depuis la plupart des tenants de l’art brut*

Jules MOUGIN, CHAISSAC, JAKOVSKY, DUBUFFET, QUENEAU

ainsi que NORGE, FRANZ HELLENS, BEN, JOSEPH DELTEIL, ROGER RABINIAUX.

(* terme inventé par le peintre JEAN DUBUFFET,  pour désigner les productions  réalisées par des non-professionnels de l'art, œuvrant en dehors des normes esthétiques convenues, sans prétentions culturelles ni démarche intellectuelle. Ni art populaire, ni art naïf.)

Son nom est attaché à la revue  typographique et poétique Dire, qu’il lance en 1962 avec EDMOND DUNE et ADRIEN PRINTZ.

C'est le  lieu d’expérimentations typographiques telles que le mélange de police de caractères ou les forts encrages et foulages, 

 combinaisons de papiers rudimentaires et de formats insolites « poèmes-affiches** »

renouvellement,  à partir de 1955, du typogramme dadaïste*** après une rencontre avec TRISTAN TZARA.

(**Dans le poème-affiche, le poème est réduit à sa plus simple expression : au slogan.Parfois même (le plus souvent, si possible) sous forme de monostichepoème complet en un seul vers.)


                                           La typographie dada                                               

                                                         

Si comme le dit Jean DUBUFFET, VODAINE est à considérer comme n'ayant pas de réelles intentions esthétiques, il est malgré tout intéressant, puisqu'il a rencontré Tristan TZARA, d'essayer de comprendre quelle était la perspective dadaïste de la typographie. 

                                                                                          ENJEU ?

 "Il importe que l'esprit ne reste pas en retard sur la matière ; il a le droit, lui aussi, à de la ruine. Dada va s'en charger."

                                          Pour cela j'ai consulté le site suivant :

SOURCE 2

http://perso.univ-lyon2.fr/~edbreuil/informatique/mise-en-forme/exorecup.html

On y trouve un article sur  La typographie dada - Univ-lyon2, dans  le mémoire de maîtrise d' Aude Blanchard-Dignac dont voici quelques extraits.

"Les Dadas qui publieront leurs revues travailleront sur le graphisme, même ... Breton ... fera de la typographie...qu'il croit "non-typographique" participe cependant de son entreprise artistique,

Ce graphisme sera par ailleurs renouvelé dans chaque numéro de la revue Dada officielle.

Assimilation entre le texte et son support ce qui donnera un caractère intrinsèquement pamphlétaire à ce dernier.

 La typographie fluctuante, qui change à chaque parution, alors qu'elle semble cohérente à l'intérieur d'un même numéro. 

Miner la "littérature" en la compromettant par le mimétisme (la parodie)

Une rupture radicale en matière de typographie marquera la deuxième période de Dada,

placée sous un dénuement typographique,

un rejet de l'excès.

Une dernière période typographique très épurée. Mise à l'écart de la typographie ? Comment la violence verbale se conciliera-t-elle avec la typographie ?                                                                

L'acte de publier une revue ou un tract provoque une violence contre la langue et la culture établie.  ...Les publications Dadas seront de véritables Placards, ...qui étendront leur action à l'ensemble de la Littérature.

Manque de moyen et  de temps  ? Pas seulement. Car réel effort de mise en page, que ce soit au niveau de la composition complexe de la couverture ou au niveau du choix de la texture du papier..

En fait il s'agit d' une évolution logique de l'attitude de Dada face à l'Art, la Littérature et la Langue.

Ce n'est plus par le cri que Dada s'opposera à ces valeurs mais par un mimétisme qui voudra fonctionner comme du vitriol. Ce n'est pas  une non- typographie.

En effet, la typographie accomplit son rôle lorsqu'elle devient invisible, et qu'elle s'efface au profit du travail de l'écrivain. La typographie Dada de la deuxième période met alors en valeur le texte lui-même.

Le lecteur sera alors placé en face du texte et le texte ne pourra plus se dérober, se cacher derrière des excès typographiques qui feraient diversion. Cette typographie "degré zéro" s'appliquera dans le cadre de trois grandes attaques de Dada. L'attaque envers des individus, contre la littérature et contre la Langue. Tauromachie. Passe par une déconsidération du lecteur (qui fait partie du système de la lecture et donc de la littérature) et de la langue littéraire.

                                                       Le mimétisme parodique

 La typographie n'est pas innocente, même dans la revue de Breton, puisqu'elle participe à la stratégie d'assassinat de l'ancienne beauté, de l'ancienne littérature. 

Le nom même de la revue, Littérature, est un pied de nez à la littérature, puisque ce titre fonctionne par antiphrase. Un autre élément compose la couverture de la revue, soit une illustration. ... Et sur la nouvelle couverture réalisée par Man Ray, une tache d'encre est volontairement posée sur le titre de la revue. Ainsi, symboliquement (voire concrètement), l'entreprise de Littérature se poursuivra : il s'agira de continuer à salir la Littérature.

Cette compromission, s'il elle s'opère déjà par la couverture, est également présente dans les pages intérieures, par la typographie, une typographie épurée, classique, mais qui par un mimétisme participera de cette singerie de la Littérature. ...L'utilisation d'une typographie classique  participe de l'amalgame que pourrait réaliser le lecteur entre la "vraie" littérature (des Gide, Valéry, etc., bref la littérature "officielle") et la "littérature" de Dada.... Par ce refus d'une typographie fantaisiste et qui ne serait pour Breton qu'un effet de mode, Littérature participe du court-circuitage interne du texte dit "littéraire". 

                                                     ...Destruction formelle des genres littéraires par mimétisme. ... clones parodiques. ... page entière  constituée de ces petits blocs de quelques lignes que sont les citations, les proverbes ou les aphorismes, mais ces encarts sont caricaturés... ils côtoient d'autres blocs, des cadres cette fois sans texte... Ce retour à une typographie classique n'est opéré que pour mieux détruire de l'intérieur ces formes fonctionnelles prédéfinies. Cette "épuration" de la typographie permet finalement une confrontation directe, beaucoup plus brutale au texte.

Vodaine dans la droite ligne du courant dadaïste, acte provocateur, ou liberté qu'il s'est superbement octroyée ? En fait pour les "classiques" cela revient au même... 

 

Par Claire (C.A.-L.) - Publié dans : citations. Notes. - Communauté : EXPRESSION ARTISTIQUE en LORRAINE au XXIème s.
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 06:33

 

Infos trouvées sous la plume d'André Faber  + Montage ( imparfait

techniquement. toutes mes excuses pour ma maladresse...Mais le texte complet peut

être trouvé dans le n° 57 de Travers) ,  scanné noir et blanc, texte et photo, réalisé - à

l'occasion de l'hommage à Kléber DROUHIN rendu au  Centre Culturel de Queuleu en juin 2010

grâce en particulier aux clichés  prêtés gracieusement par Bérangère THOMAS.

 

 

    * * *


Peu avant de mourir, Jean Vodaine avait émis le vœu de voir à nouveau édité Les chants de Yutz,

livre qu’il avait lui-même réalisé sur sa presse en 1961 mais dont il ne possédait plus un seul exemplaire.

Philippe Marchal, l’animateur et maître d’œuvre de la revue Travers

et Claude Billon, poète discret et ami fidèle lui avaient alors promis de tout faire pour que ce vœu devienne réalité.

Trois ans plus tard, pari tenu, l’ensemble, « achevé d’imprimer hors toute saison », est à l’image de ce que concoctait et concevait Vodaine du temps où il publiait les autres dans sa revue Dire (1962 – 1984).

        

 

=>------------------------------------------------

             Le  Montage imparfait,  scanné noir et blanc, ...

           Extrait d'une lettre de Claude BILLON, ici, en compagnie de Jean VODAINE           

 

                             cLAUDE billon ET jEAN vodaine 001

                     -------------------------------------<=

 

Les chants de Yutz

sont des poèmes en prose où l’auteur capte de brèves séquences qui trouvent en lui une caisse de résonance à la hauteur de ses émotions. Il y est question de sa ville bien sûr (située près de Thionville)

mais également des hommes,

du travail,

des hauts-fourneaux,

du paysage minier,

de la mort omniprésente,

de la mélancolie,

de l’exil,

de l’exploitation,

du dur à vivre... Autant d’éléments que Vodaine connaît et vit au jour le jour, autant d’accroches qui trouvent également racines dans son passé et qui peuvent parfois coexister dans un même texte.

Il aime en effet laisser de temps à autre sa pensée filer.

Cela ouvre de singuliers automatismes. Qu’il interrompt, cependant, dès que l’égarement guette.

 

« Yutz, quelle drôle de cavalcade, ces rires, ces patois, cette enfance déchirée à chacune de tes ronces où seul l’instinct de vivre servait de loi. Si je marche aujourd’hui sans rien voir dans tes rues, à l’ombre ou au soleil, ce n’est qu’à titre posthume. »


Ces proses vives et écorchées ne démentent jamais leur titre.

Chants en quête d’oralité,

nés là « où le ciel tire la Moselle sous le bleu des ponts »,

ils se frottent à l’acier et se situent au coeur du monde ouvrier, celui de Jean Vodaine et de ses amis.

Certains d’entre eux, parmi lesquels Jules Mougin****, figurent dans la

« géographie de portraits » tracée par le photographe Pierre Verny

. Celle-ci accompagne l’ensemble, livraison n° 57 de la revue Travers augmentée de gravures rouges et noires de Philippe Marchal et d’une épatante lettre de Claude Billon.

Tous deux ont travaillé de concert pour que ce livre existe.

Mission accomplie et pensée jusqu’en ses moindres détails.

Rien n’est laissé au hasard. Papier, caractères, couleurs, mise en page et couverture formant boîtier en attestent.

 

Outre l’écriture, (Travers avait déjà publié les Contes de mon Haut-Fourneau dans son n° 50), Vodaine c’est évidemment aussi le dessin et la gravure, une œuvre étonnante et dispersée, à découvrir.

 

Derrière l'œuvre de Jules Mougin****l'ami et complice de Chaissac,

Dubuffet, Giono, Calaferte, Vodaine,

se cache un autre nom, un autre facteur : Claude Billon [...] facteur poète [...] une rencontre rare entre deux «hommes de Lettres», une envie de créer du lien, de distribuer des mots et de belles lettres et que les autres en profitent.

il faut y aller pour se décrasser l'âme et prendre de l'amour !

 

Par Claire - Publié dans : citations. Notes. - Communauté : EXPRESSION ARTISTIQUE en LORRAINE au XXIème s.
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 07:22

                             DSCF0434                       Hommage à Georges PERIN 001IMGP0020                 

Cliché 1 " Mais comment s'y prendre quand on est dans l'eau..."

Cliché 2 A la Bibliothèque de l'université Paul Verlaine ( Inauguration du Fonds Perin )Ce fonds est le résultat d'un don effectué en 1997 par Lise Jamati et Viviane Isambert-Jamati à l'initiative de Catherine Boschian : 2500 ouvrages amassés par plusieurs générations, en partant de Cécile (1877-1959) et Georges Perin (1873-1922), tous deux poètes symbolistes. De nombreux documents connexes y sont insérés et en renforcent l'intérêt (articles de presse de l'époque, documents autographes, y compris de poètes comme Verlaine ou Apollinaire). 

Cliché 3 Performance poétique, dans les jardins de l'institut d'Ecologie à Metz

 

copié/collé site de référence :

http://www.vox-poetica.org/sflgc/dyn/Appel-a-communication-colloque-sur.html

Coordination scientifique : Patricia Godi-Tkatchouk, avec la collaboration de Bernadette Hidalgo-Bachs et Caroline Andriot-Saillant

                                                             Femmes poètes du XIXe-XXI siècles

 

-  L’écriture poétique peut-elle se lire comme le lieu de la représentation d’une situation spécifique des femmes dans le monde, la société, la culture ?

Une situation spécifique peut-elle susciter une écriture particulière du moi, du corps, du rapport à la vie, à la mort ?

-  Comment est introduite la nature ?

Y a-t-il fusion avec la nature, ou dissociation ?

La nature est-elle un élément décoratif, ou fait-elle partie de la vie et du corps ?

-  La présence du corps féminin dans le texte est-elle représentation d’un vécu spécifique du corporel ?

Miroir du regard de l’homme, ou traversée de ce miroir ?

« Venue à l’écriture » d’un « érotisme féminin », ou de l’expérience du corps maternel ? Dans ce dernier cas, l’écriture se fait-elle représentation ou exploration de zones inexplorées, voire taboues, du vécu ?

Quelle(s) représentation(s) de la relation mère-enfant la poésie offre-t-elle et de quel type de langage peut-elle être porteuse ?

-  Au cours du XXe siècle en particulier, siècle marqué par l’accès massif des femmes au savoir en Occident, quelles voies les énergies nouvelles libérées dans le sillage des mouvements des femmes ont-elles ouvertes dans l’écriture poétique ?

Assiste-t-on à des phénomènes d’exploration imaginaire, formelle et langagière particuliers, ou extrêmes, liés à l’expérience culturelle ou biologique de la féminité ?

Une situation particulière des femmes dans la culture a-t-elle pu donner naissance à un travail original, marginal ou extrême, sur la langue par laquelle la culture transite ?

Comment le texte poétique est-il structuré ou déconstruit ?

Et quels sont les enjeux des stratégies d’écriture mises en œuvre ?

-  Lorsqu’une quête philosophique, spirituelle ou mystique, traverse le langage poétique, est-il possible d’y repérer la marque du féminin ?

On pourrait s’interroger également sur la place du mythe dans les textes poétiques féminins et sur la manière dont sont exploitées les références mythologiques.

-  Et quelle place occupent les représentations de l’Autre-homme dans la création au féminin, une fois que la femme passe de son traditionnel statut d’objet du discours poétique au statut de sujet écrivant ?

La poésie des femmes entretient-elle avec la figure de l’homme, éventuellement figure de la tradition, de « l’autorité culturelle », un rapport d’idéalisation, d’amour, de diabolisation, d’exclusion - ou de fraternité ?

Coordination scientifique : Patricia Godi-Tkatchouk, avec la collaboration de Bernadette Hidalgo-Bachs et Caroline Andriot-Saillant

Par Claire - Publié dans : citations. Notes. - Communauté : lectures "critiques"d'ouvrages
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