Pontiffroy-Poésie Rentrée saison 2019/2020 - Une envie d'autobiographie poétique avec Fabienne Swiatly

Publié le par Claire Antoine

Pontiffroy-Poésie Rentrée  saison 2019/2020  - Une envie d'autobiographie poétique avec Fabienne Swiatly

Pour la rentrée de la saison 2019/2020 de Partage- poésie, Alain Helissen et Vincent Wahl  ont invité Fabienne Swiatly. 

                 Dans "une traversée bricolée" à charpente et organes autobiographiques

Fabienne Swiatly écrit des "textes", comme elle dit,

pas de  "La" poésie,

pas de "La" prose vraiment,

peut-être du récit, peut-être,  

et aussi des flashs éclairs

pour "Aujourd'hui" 

à partir d'un hier re-modelé, réancré dans des lignes à la mélodie doucement cadencée. . 

Elle nous raconte  sa mère allemande et son père polonais,

elle dit qu'elle découvre que l'on peut chanter avec un accent "d'ici",

de près de l'intimité de soi,

Entre le français et l'allemand

en écho souvenirs murmurés qui endorment et envoûtent 

  " Schöne junge Frau, (...) du weinst"      

Et dont il faut sortir, s'extirper.         

 

Elle répète (La poésie, comme la musique, c'est la répétition) :

"la langue des perdants qui se perd dans ma bouche"

Elle répète

"La langue qui n'aurait rien à dire, Qui doit baisser la tête"

Fais chier maman ! 

(...) 

Elle dit aussi  : "J'écris dans le bordel (...)

Je range mon bordel dans un livre (...)

J'écris un truc (...)

J'écris partout, à n'importe quelle heure (...)

Avec mes mains d'éplucheuse de patates." 

Le bordel du bord d'Elle aimante le texte. Chaos en voie d'organisation, seulement en voie de. 

Même si : "Je veux ranger et je rends visible mon bordel (...) 

"Aujourd'hui, j'ai ouvert une parenthèse mais tu n'as rien glissé à l'intérieur (...) Aujourd'hui, j'ai tracé une ligne d'O pour que tu me rejoignes à la nage".

Fabienne Swiatly dit Oui !  A Fifi Brindacier et à Nina Hagen et "Non non non  ...au "rose bonbon" des robes des petites filles modèles d'hier.

Et aussi Oui ! à Marguerite Duras. 

L'écrivaine a créé, à l'occasion d'une résidence d'écrivain, la revue* (pédagogique), "Va", dont le titre fait référence au mot qui répété 3 ou 4 fois à l'oreille de "Magnifique" (le cheval magique du film de Cocteau, La belle et la bête"), le met en route :  "Va où je vais, le Magnifique, va, va, va... ! " 

Par la clé magique de l'écriture, Fabienne Swiatly réunit comme Jean Cocteau ( qui "bricole", là avec des histoires d'amour et de rédemption) des mondes différents. 

* La revue publie des poètes et des artistes d'aujourd'hui qui s'adressent aux enfants sans les enfermer dans les ritournelles. 

Oubliant le grand rire "fratriciel" incrédule et moqueur, qui parfois resurgit comme une formule à la magie négative et dévastatrice, elle s'adresse à des inconnus, des anonymes, aux oreilles ouvertes qui croient comme elle aux mots porteurs de poésie et de sens.

                                                                                           Merci à Fabienne Swiatly pour ce partage. 

 

                                                        Claire (qui écrit le matin entre 4 h et 10/11h angry)

 

Publié dans Pontiffroy-Poésie

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