173 Portée pour 10 mots (de la francophonie 2017)

Publié par Claire Antoine

                                        173 Portée pour 10 mots (de la francophonie 2017)
(Texte lu à la scène slam du kwafé de Nancy du mercredi  1er mars 2017)
 
 
 Tu m'as dit hier tu planes
Tu planes tu es dans les nuages
Nuage mais c'est le nom singulier d'un p'tit chat
Pas l’avatar  de ton jeu video
Ni l'incarnation d'une petite panthère
D'une petite panthère noire
Trouvée, perdue, affamée, dans un buisson
De l'îlot central du carrefour giratoire
Où ça tourne tourne tourneboule
Dans le sens contraire des aiguilles de la montre
Qui me serrait le poignet
De quand j'étais petite
Et que je descendais
A m'en  empêcher de dormir les fleuves
Tumultueux de la vie
à côté d'un flibustier
Aux allures de pirate
Au visage boucané
Bruni, tanné ride comm'le dit le dictionnaire
A la peau rouge aussi
Aux cheveux poivre et sel.
 
Aujourd'hui quand tu me phnobes
Même si pour les besoins du texte de ce soir
Je dis  télé-snober 
Pas clair, pas évident…
Je ne suis pas du genre à snober la télé !
 
Quand tu me télésnobes
Que tu t’ mets à fur'ter
Les doigts sur l'écran favori de tes jours et tes nuits
Ma pensée nomade vers lui.
Se déplace lentement sur des terrains interdits
A la recherche d'une blague à te faire
D'un bon vieux canular.
·         Je le mets là, ce mot, même si, au départ,
C'est avec "canular" que j'aurais voulu faire rimer “avatar”
Qui change de forme… Est-il vrai est-il faux
·         Est-ce Intox ? Est-ce Hoax ?
Tut tut broumbroum je me déplace encore et encore
Me faire nomade   et rester dans l'axe
Parce que quand ça se transforme en rumeur qui fait peur
Va, va, va, plus loin, loin, loin…Où ça ? Où ça ? Où ça ?
 
Et là, alors, j'aurais pu mettre un  Emoticône
En cône, vert, mon favori qui claque des dents Clakclakclak
Tu sais les petits ronds d'émotions souvent tout jaunes
Qui métaforment un visage jobard en bobard…
 
Allez cherche, farfouille, dans tes souvenirs visuels.
Mais  non ! Il ne t'est pas interdit de fourrer
Tes yeux partout, comme un avion fureteur
Furet du bois joli qui court court
Passe par ici passe par là Où ça ? Où ça ?
Lalalala lalala ( sur l'air de “ il court, il court le furet…)) .
 
Dis, ce soir tu peux nous héberger,
Il fait trop froid pour rimailler
sous le froufrou de la grande ourse ?
 
T'inquiète,
Et pi ne te mets pas la rate au courtbouillon
C'est juste pour une nuit
Dès potron minet on reprend la route…