174 : Alors voilà...C'est un secret !

Publié par Claire Antoine

174 : Alors voilà...C'est un secret !

Alors donc voilà ce que je lis

C'est ainsi, soit ! 

Que la chambre est le lieu tragique

l'endroit secret, l'endroit barthien depuis

les années 50,

du pouvoir...

Le lieu, mon dieu !

du monde sans nécessité de dieu.

Seulement du monde du secret

du silence, comme quand peau d'âne essaie ses robes,

devant sa glace-psyché,

dans son bouge,

mode de la rencontre-touchée avec l'autre,

le prince-

qui à la fin de sa quête l'a,

elle, couverte de lassitude,

eu, dans le collimateur

du trou de la porte.

par laquelle il a regardé 

avant de tirer...

Et que sans le voir elle imagine avant

qu'il la regarde  

Comme avec un télescope

C'est l'ombre contre le silence et

la lumière zoomée, chauffée à blanc lasérisée

adossée chaudement

au langage du discours.

Le soleil au zénith qui réchauffe enfin les mots

murmurés qui vacillent cachés dans l'ombre fraîche

des bosquets irréels et verdoyants

comme quand un pilier gratte la terre pour se ficher finalement,

dans le sol mouvant

Pilier qui émeut les strates patiemment 

– des millénaires géologiques durant -

avec le monde et elle-même, résonnant dans 

Le monde du silence du commandant cousteau

où les piliers-pylônes font au dehors des plates formes 

du pouvoir né de l'énergie des fossiles ancienne 

des gardiens supplantés par celle des hydroliennes

se lovant sous les ponts des mers qui turbinent  

 

Si je comprends bien le mot

le mot est chose !

Autant dire cacahuète, bonbon, cartonnette, poubelle ou ballon...

pirouette ou même escaliers en papier... 

Si c'est vrai, prenons le ballon,

pour l'arachide, la gomme d'acacia, et tcétéra, c'est autre,

mais le ballon, lui, je peux le lancer vers et dans un but

et, même à l'envers. Il s'élève, regardez !

Oh ! Le mot retombe derrière le mur ajouré

de la phrase

il disparaît 

comme mot 

emmaillotté dans un fil de fer vert bouteille

résonant

avec le vent 

devenant

circuit d'un sens  

hypocrite et faux

qui s'électrise

à l'instar de mon ami, mon frère ...

Vent dans les voiles qui s'envolent

et s'accrochent

à la voûte étoilée sans rien comprendre.

Chut ! C'est bel et bien un secret !

 

 

 

 

 

Publié dans Poème