''Ecrilecture/Lettrure/Littératie'' - Transécriture : les modifications de ''L'écriture''( Lien - Sémiotique et Communication en nouvelles technologies avec Eléni Mitropoulou)

Publié le par Claire Antoine

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"L'Ecriture" ( je me lance dans l'Ecriture...Ah ! l'Ecriture, c'est ton domaine...) en prend un coup...
                                           La lecture aussi
        les notions de "texte", d'"écrivain", aussi, bien sûr, qui sont interrogées depuis fort longtemps,
          mais, aujourd'hui, elles sortent des universités pour arriver dans les programmes scolaires
De nouvelles modalités de lecture/écriture se font jour grâce au multimédia, mais attention
à ne pas succomber à la tentation de ce que l'auteure appelle un état
d'" eucharistie syncrétique" avec comme points de départ et d'horizon le " pouvoir de se substituer mutuellement l'un à l'autre".
             Cela mérite qu'on s'y attarde un peu, beaucoup, passionnément...

 

                                                  PRISE de NOTES
-- Lettrure : Capacité de lire et d’écrire. ​[…] dans l’univers quotidien des hommes où les activités les plus diverses sont de plus en plus médiatisées par des machines, l’activité de “ lettrure ” devient une activité vitale sans laquelle il n’est plus d’action possible.  (Emmanuël Souchier)
-- La notion de « littératie » recouvre les fondamentaux auxquels l’école prépare pour adapter l’élève à une société de culture écrite. 
Ecriture/lecture en multimédia donne naissance à la notion de « écrilecture » un mode de lecture nouveau par l’intermédiaire de l’écriture. 
              La lecture devient une action « interactive », un acte qui va agir sur le texte proposé ». 
En effet, cet « acte qui va agir sur le texte » est celui que nous désignons par « écriture-action » ; ce que nous désignons par « écriture-action » doit être pensée pour « elle-même » et non comme fusion entre deux pratiques distinctes que sont écriture et lecture, et qui demeurent deux pratiques distinctes même en Internet. 
              le statut de l’écriture-action  fait, de la pratique Internet une pratique sémiotique autonome. 
articulation inédite entre écriture et lecture,  
émane des modifications inhérentes à l’écriture et non à la lecture mais qu’entraîne forcément des modifications pour la lecture, d’autre part, ce qui serait inédit serait l’écriture-action permet le syncrétisme entre écriture et lecture. Ce qui implique qu’écriture et lecture conservent leur autonomie de valeur sémiotique, or, 
il semble que la notion d’écrilecture a perdu de vue la relation de contrariété qui caractérise écriture et lecture au profit d’une relation fusionnelle entre elles. 
La mise en examen de la notion d’« écrilecture » nous interpelle par rapport au type de relation communicationnelle qu’écriture et lecture initient en Internet  :
« L’écriture et la lecture, ces deux actions qui paraissaient distinctes auparavant se révélaient être des actes complémentaires, étroitement liés, jusqu’à paraître pouvoir se substituer mutuellement l’un à l’autre, jusqu’à transformer le lecteur en un autre auteur, en un « co-auteur », en un « écrilecteur » ? ».  
« co-auteur » collaborateur au sens d’adjuvant de cette « interpénétration » entre écriture et lecture.
l’écrilecture comme relation de complémentarité entre écriture et lecture, 
Relation qui modifie la présupposition réciproque entre écriture et lecture en implication, avant « l’interpénétration » totale entre elles, entraînant la perte d’immanence pour chacune au profit de leur syncrétisme.
       « l’écrilecture » désigne « la transformation profonde des relations entre l’écriture et la lecture », 
permettant d’ « envisager un lecteur qui se révélait être un « co-auteur » et un « co-créateur »… (et que) dans cette perspective « écrire » devait permettre d’être « lu » de manière à pouvoir « récrire », recréer, modifier sans cesse un texte… »,
propos qui déclenche une « course de relais » entre présupposition simple et présupposition double, puisqu’à la relation entre complémentaires succède une relation entre contraires :

« l’écriture tend alors à se transformer en un miroir dans ce processus où un auteur paraît se dérober et s’effacer en déléguant une partie de son pouvoir de création au profit d’un lecteur actif, d’un lecteur écrivain, bref d’un
« écrilecteur » avant de conclure en termes de »communion directe entre lecteur et auteur, le « lecteur » devenant un « écrilecteur » en un acte de création qui se trouve partagé avec un « auteur » dans le cadre d’un dialogue plus ou moins prédéterminé à l’avance » soit en termes d’eucharistie syncrétique rappelant le point de départ « pouvoir se substituer mutuellement l’un à l’autre ». Si, en effet, nous partageons l’avis d’un syncrétisme écriture / lecture et une conversion des relations entre écriture et lecture, en revanche nous ne pensons pas qu’il y ait substitution de l’une par l’autre. Par conséquent, pour nous, il ne s’agit pas d’une question de substitution mutuelle qui transforme le lecteur. Par ailleurs, s’il y a bien conversion, elle ne concerne pas le lecteur mais la lecture.
                                                                         Expliquons ces positions. 
Nécessité  de « défaire » le lien qui unit écriture et lecture au profit d’une approche de leur rapport en termes de jonction en tant qu’écriture-action.
La relation de complémentarité entre écriture et lecture n’est qu’une relation possible parmi d’autres,
mais de façon constante
L’écriture projette la lecture sur le « mode de la complémentarité/contrariété » et non sur une  « relation de complémentarité »... or, elle est « pensée » selon la relation de substitution. 
Une « fusion » entre écriture et lecture présente les dangers de l’amalgame qui fonderait à tort une entente mutuelle entre écriture et lecture, alors qu'il ne s'agit entre les deux que d'un contrat axiologique, qui en clair définit des règles, ce qui signifie qu'elle en montre les écarts. 

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