Additif : généralités sur la question de la poésie engagée

Publié le par Claire Antoine

Additif : généralités sur la question de la poésie engagée
Aragon célèbre les héros disparus. Il fait de l’acte d’écriture un engagement politique.  Cependant le lyrisme du texte lui permet de dépasser le  cadre de la guerre pour atteindre l’universel.
Liens ambigüs entre la poésie et l’histoire
                                                                   Comment interagissent-elles ? 
                     Un éloge funèbre peut  chanter au-delà du  disparu  la force et la beauté de la vie et célébrer la poésie.
                                                                    Poésie et engagement
De nombreuses questions.
 
- Ecrire est acte de résistance, oui, mais la participation des poètes à la résistance ne se confond pas nécessairement avec leur écriture. « Engagement » et « engagement littéraire » sont à dissocier.
- Les « poètes de la résistance » ont réconcilié la poésie ( souvent jugée élitiste)  et les lecteurs  grâce à un lexique simple, une efficacité prosodique et une forte charge émotionnelle. Elle devient miroir. Question : Est-ce de la "littérature" ?
- Relation idéologique  au langage, outil de libération d'aujourd'hui "civique" avec des accents pour toujours, intemporels : =>  Instrument de libération poétique ou d’asservissement idéologique ?
                                                                                           ...
- De nombreux poètes de "la résistance"  écrivent des textes « engagés », "qui disaient leurs convictions pour le bien de la collectivité : ils exprimaient leur amour de la liberté et de la vie, leur haine pour l'ennemi, leur admiration pour tous les résistants, leur douleur pour tous les déportés, fusillés et prisonniers...
En résumé, ces poètes engagés étaient à la fois des messagers de paix, de colère et d'espoir".
- Certains ont pris les armes concrètement. René Char, par exemple, devient chef départemental d'un réseau de résistants dans les Basses-Alpes. Il a écrit une sorte de journal poétique, publié après la guerre : Les Feuillets  d'Hypnos. Robert Desnos qui écrivait des poèmes engagés était aussi  membre du réseau de résistance « Agir » et fabriquait des faux papiers pour des résistants et des juifs. Arrêté et déporté, il mourut au camp de Terezin (en République tchèque) en 1945. 
                                                                                    ...
La poésie a deux atouts majeurs : le langage poétique en lui-même  et la brièveté des textes.
- Le langage poétique qui joue avec les mots et les images saisissantes tarduit les sentiments personnels et collectifs. les procédés rhétoriques participent  à l'efficacité de la  diffusion de ce qui peut devenir un message facilement, mémorisé, récité et scandé.
- Brièveté. Rapidement recopié, appris par coeur => on ne l'a pas  sur soi en cas de fouilles.
Impression facile, atout pour la clandestinité et la diffusion en masse.
"Tracts" parachutés dans des caisses, avec les fusils, dans les maquis français par les avions de la RAF (Royal Air Force), armée de l'air britannique. ( à suivre)

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