Lien : Kant, Critique de la Raison pure

Publié le par Claire Antoine

Le deuxième chapitre de L'amour au cinéma  de Valérie Maréchal aux Editions Jacques Flament aborde le film d'Eric Rohmer Conte de Printemps sous l'angle de la séduction. La conclusion pose la question kantienne des conditions de possibilité des choses : "Que faisons-nous de nos possibles ?" Choisir ou pas ? Indécision. Incomplétude, adaptable à tous les désirs...

Fluide comme l'eau qui s'adapte au verre ou excessive comme la parole de séduction qui se substitue au désir 

Jeanne, un des personnages du film, est prof de philo, raisonnable ( ordre et mesure)  et  met en quelque sorte en pratique, au cours d'un repas à 4, la question de la raison pure, a priori, conceptuelle, synthétique. Suffit-il de connaître le monde pour le vivre ? Peut-on se dispenser de l'expérience ? Cette expérience, en même temps, limitée "qui nous enseigne bien qu'une chose est ceci ou cela mais non pas qu'elle ne puisse être autrement"                     

                      Et donc  "Que puis-je connaître ?"

Alors je me suis dit qu'il fallait que je lise rapidement, non pas La critique de la raison pure, dont je me réserve  la découverte pour l'été prochain, mais un résumé, qui me "dispense de l'expérience de l'ardue lecture".  Puis-je ainsi véritablement connaître et reconnaître, débusquer, à partir de maintenant  les problématiques  kantiennes ????? Bien sûr que rien n'est moins sûr... 

Pour répondre à cette question de "la connaissance", Kant opère un examen critique de la raison, ce qu’elle peut faire ou pas. 
La Raison, désigne ici tout ce qui, dans la pensée, est a priori et ne vient pas de l’expérience.
Elle est théorique (raison pure) ou spéculative lorsqu’elle concerne la connaissance.
Elle est pratique (raison pratique) lorsqu’elle est considérée comme contenant la règle de la moralité.
Un point de vue transcendantal porte, non pas sur les objets eux-mêmes, mais sur la manière de les connaître et de les saisir, sur les éléments a priori et sur les concepts constitutifs de l’expérience.
 La 
connaissance transcendantale  concerne les conditions de connaissancea priori des objets, les conditions de possibilité de tout savoir( scientifique). La liberté, par exemple  est la condition de possibilité de la morale. Sans elle, la moralité n'est qu'une chimère. L'adjectif « transcendantal » désigne l' étude des conditions de possibilité. 

Temps, espace ( les formes a priori de la sensibilité) et catégories concernent les conditions a priori de la connaissance et le mode d’appréhension des objets. Sans eux, aucune connaissance ne serait possible.
L’esthétique transcendantale désigne l’étude de l’espace et du temps, et la logique transcendantale, l'étude des formes de l’entendement, en tant qu’elles sont a priori.

                                              Evidemment à suivre...                           

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