Lien et qq notes ( en vrac, sous la forme, donc, de notes brutes) d'un article de Martine Broda sur l'épiphanie de la Chose

Publié le par Claire Antoine

                          ( Notes en vrac sous formes donc de notes brutes)

Lyrisme sublime où l'on ne garde que la fusion dans le tout sans le contenu privé de l'expérience propre sur lequel pèse un interdit sacré
mais avec la vibration de l'émotion et la couleur du sentiment
exprimer l'intériorité profonde en reniant sa subjectivité ainsi que l'objet présent à son
 esprit 
Abandonner la plainte personnelle pour s'exposer mieux au feu du ciel
La folie comme image du dénuement du sujet dessaisissement ivre de soi (abîme de l'Etre

Les états de la nature : lyrisme  impersonnel et humble 
parler des autres pour parler de soi
esthétique de la transe (mania platonicienne)
Le sujet lyrique "génie du monde" "l'Un originaire"
le Moi résorbé dans un tout qui l'englobe
Critique du lyrisme trop personnel
Poésie lyrique 
1) amoureuse 
2) métaphysique ou religieux
Non la question du moi, mais celle du désir intransitif qui s'attache au pur manque dont il procède et 
 ne désire rien que désirer
Le lyrisme n'est pas affaire de soi mais c'est le chant qui advient au sujet  avec sa propre dépossession  quand il s'expose à la rencontre d'une altérité transcendabnte radicale
soit la Chose dont la retrouvaille signe une jouissance impossible sinon  sur
 le mode hallucinatoire, dans l'écriture ou la folie.
L'acte lyrique célébration consécutif à une épiphanie de la Chose qu'elle se révèle derrière l'objet d'amour
incarne le souverain bien, la présence divine ordonnatrice des beautés de l'univers
ou sous-jacente aux spectacles du monde, en des moments fulgurants éblouissement 
Là où l'univers visible s'immumine d'un éclat d'outre-monde
Le chant y est sublime
ses vocalises sont le signe de la jouissance qui survient contre toute attente
quand sont hallucinées des retrouvailles impossibles


Amour : illumination profane
lieu privilégié de la rencontre de l'homme avec son désir. Ontologiquement, c'est la valeur d'intensification du perçu, qui est d'ordre épiphanique 
Concept/ethique  de joie ( désir : passage à une grande perfection) amour ( joie avec l'idée d'une cause extérieure)
Faire durer le désir même en pactisant avec l'impossible
"Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir" René Char


L'amour fulgure sur fond de perte 

 

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