Le concept du "care"

Publié le par Claire Antoine

Le concept du "care"
Dans un texte que j'ai parcouru ce matin j'ai trouvé le mot "Care". Sans aller chercher très loin, voici ce que j'en ai compris pour l'instant, en première approche, grâce à  l'article Wikipedia dont je vous donne le lien 
 
Le mot anglais  Care,  signifie « s’occuper de », « faire attention à », « prendre soin, se soucier de », tout le réseau lexical du soin, de la sollicitude, de l'attention aux autres.
L'éthique du care ou éthique de la sollicitude est une norme morale récente, issue dans les pays anglophones de recherches féministes. Fransesca Cancian le définit comme  «  une combinaison de sentiments d'affection et de responsabilité, accompagnés d'actions qui subviennent aux besoins ou au bien-être d'un individu dans une interaction en face-à-face. »
Ce qui en soi n'est pas nouveau, mais qui a besoin -  pour trouver une légitimité, un intérêt, une possibilité de reconnaissance, à l'extérieur de la "maison",  de l'intimité, afin d'y retourner "grandi" et valorisé - d'être conceptualisé. Tout le monde, de fait, s'en occupe des psychologues, sociologues, philosophes, ou professeurs de sciences politiques. Et le monde politique est bien obligé aussi de s'y coller, même  si c'est pour de "mauvaises" raisons et que parfois ça gâche tout... 
Comme une découverte soudaine qui détache pour les décaper et leur donner un aspect nouveau tous les actes qui paraissaient "naturels" et évidents" dans des relations interpersonnelles quotidiennes et qui paraît-il étaient le fait exclusif des femmes - donc dévalorisées. On pourrait utiliser l'expression  rebattue : "ça donne du sens".
            "les uns avec les autres plutôt que les uns contre les autres."
Si on s'occupe, gratuitement,  par amitié ou par solidarité familiale, d'une personne très malade, avec tous les gestes quotidiens que cela comporte, avec le temps et l'énergie que cela demande, sans parfois aucun retour positif de la part de la personne aidée, la seule manière de continuer sans être habité par des sentiments "négatifs",  c'est cette conscience d'appartenir à une sorte de "groupe", qui porte un nom, comme celui d'aidant, par exemple, qui existe en tant que tel à l'extérieur et qui donc apporte une dignité venue de la prise en compte par la société de tout ce travail invisible et parfois très ingrat; et donc aussi l'intime conviction qu'on est à sa place. 
 
Ce qui
revient à  nommer pour les assumer les conséquences concrètes  de nos actions de tous les jours...car ce sont des choix... 
Ce qui
devrait pouvoir faire reculer la desespérance, la disharmonie et l'ennui
 

Publié dans Notes de lecture

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