En lien article de H. ROSA de "l'Ecole de Francfort" : (...) Une critique sociale du temps

Publié le par Claire Antoine

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Le diagnostic que pose en fin d'ouvrage l'auteur sur la « fin de l'histoire de l'accélération » est assez sombre. Il envisage cinq voies.

La première serait « un nouvel équilibre à un niveau de vitesse supérieure » capable de renouer avec le projet de la modernité, « en développant de nouvelles formes de perception et de contrôle, le cas échéant grâce à l'introduction de nouvelles technologies génétiques ou des implants informatiques ».

Une seconde voie serait l'abandon définitif du projet de la modernité dans une version proche de celle de M. Hardt ou T. Negri qui ferait place à une auto-organisation de la multitude mais reconduirait les problèmes de désynchronisation.

Une troisième serait un recours à un « freinage d'urgence », autrement dit une sortie radicale de la modernité.

Une quatrième est une course « effrénée à l'abîme » qui se terminerait par un désastre écologique ou nucléaire.

Enfin une dernière serait le recours lucide à des analyses de l'accélération, et c'est à Pierre Bourdieu que l'auteur donne le dernier mot du livre :

« il fallait connaître la loi de la gravitation pour construire des avions qui puissent justement la combattre efficacement ».

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