Texte 127 "Changement d'échelle"

Publié le par Claire Antoine

Texte 127  "Changement d'échelle"

             "Changement d'échelle" avec la libre contribution de Molière, de Racine et de biens d'autres


      Premier jour et suivants jusqu'au septième

                Grandes idées grand coeur en indignation
        Pure colère limée d’insomniaque

"Oh ! que les autres,
les gens, sont bêtes !

Qu'ils me mettent en colère !
Incultes
Ils ne comprennent pas...Analpha - bêtes !

...Qu'ils doivent me suivre
Penser comme moi aux autres… à ceux,
qui gémissent et se trainent
sous le poids de l'injustice
de la souffrance
de la médisance
sous le harnais de la non égalité
des malhasards -
des malacquis
des faux innés
des mal crus et des faux cuits


Tous des faux culs soumis sans vraie vie !


Le chemin que j'ouvre
derrière mon panache…

disons-le sans fard
sans piments
sans rougir
sans pigments
sans brûler ni piquer


"Allons voir, si..."


- Au panier ! Innommable  indicible  Rosa rosa rosam rosae rosae rosa !

L'eus tu cru !!! Je n’en veux plus ...

Non Ni de cette vesprée pourprée
d’ a...d’a...DAtchchchoum !

de ...changeuse de...Paparadigme !!! 

Je l'ai craché
il m'occlusait

 

(A suivre !)

Septième jour, fin de l'agrypnie

Mais que vienne le temps
du retour à soi
de son épingle d'un jeu de pétanque
où je tire sur une corde aboulique à noeuds

et...Mon Dieu ! auquel je ne crois pas...
enfin, je crois
Je ne sais même pas pourquoi je t'invoque
C'est des conneries
pour les faibles et les paumés, tout ça

Adieu !  Et maintenant ça me gratte…
La Paloma ! Ne plaise ! Monde cruel !
"Pour la dernière fois je vous parle peut-être"

D'où ça vient, cette phrase ?
"Songe, songe", ma grande, "à cette nuit cruelle"
Je laisse les guillemets pour rendre à Racine ce qui est à Racine

Je sais bien... tout çaçaça les racines, les souches
de mes carnets de chèques en bois gras d'amadou fibreux
Les ailes de mon zèle d'antan du haut de page
Tout ça...pff pff me laisse à la lèvre un goût de cendres
à me faire tousser d'amertume.
Mais bon...Retour à l'écurie...
Un PDG d'une grande boîte délocalisée
cotée en bourse
vient de m'allouer
sur proposition de mon chef
un CDI, je dois dire bien payé
qui tient grand compte de mes qualités

exceptionnelles, dit-on,
de meneuse de troupes au combat
avec prime calculée en fonction des objectifs
lienssocioculturelos atteints dans un temps record !


Je veux cartonner me regarder fièrement
enfin reconnue debout devant ma psychée


pour une traversée des âges sans une ride


(comme Betty Boop)


Donc pour revenir aux gens...
Je dois dire j'suis vénère, dégoûtée,
déçue grave


Mensch !
Pas l'un pour racheter l'autre.
A faire des choses pour eux
On m'y reprendra pus
les autres y n'aiment rien
Veulent rien


Mensch !
Veulent pas s'en sortir
Comme aurait ma mère dit
Des gens malgré eux,
ça maintenant j'ai compris,
le bien, tu peux pas faire.
C'est pitié quoi. 
Mais qu'y se déM...


Mensch !
Vous voyez ce que je veux dire.
Inutile d'insister,
Fini.
Je romps commerce.
Me mouiller mon maillot
pour toutes ces poules mouillées.
Fini.
Je m'en détache, je vais les oublier
-Trahie de toutes parts, accablée d’injustices-
Et chercher près de moi un endroit bien en vue,
Où d’êt'femm'libérée
on ait la liberté
libre,
avec la parité
qui m'a toujours et je dirais même avant tout capitalement préoccupée au premier chef.
Taïaut ! Taïaut ! Taïaut ! Ventre à terre ! Sus ! Rossinante !

"Va, cours. Mais vous, craignez encor’ de m'y trouver"

Pouf !

                                          (Bruit sourd de la chute des corps)

 

 

 

Publié dans poème

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