"Filiation leirisienne" ...?

Publié le par Claire Antoine

                                                      Anecdote personnelle  

Il y a au centre Pompidou Metz une exposition Michel Leiris. 
Donc, par curiosité je cherche sur internet des articles récents parus sur lui.
J'ai lu quelques unes de ses œuvres quand j'étais à la Fac, dans les années 70.
Ensuite j'ai dû dans les années 80, en relire quelques pages pour préparer le Capes
et dans les années 90 pour préparer l'agreg
                                 Mais j'ai cru, depuis l'avoir complètement oublié,
même si je l'ai évoqué en classe de 4ème à propos de la tauromachie et qu'en 2de, j'ai un jour parlé du "caillou" que je croyais être "dans la chaussure", ..
.en fait il semblerait que ma mémoire ait été très approximative et que ce n'est pas là qu'il se trouvait,  le caillou, pas  dans cette  métaphore figée... 
          mais  là....  stupeur !  "Ce fut comme une révélation", une reconnaissance... 
Il ne m'a pas fallu longtemps pour me rendre compte que j'avais  été marquée au fer rouge par le Michel Leiris de Biffures, entre autres.
                                                            Le maître...
   J'en ai ressenti  un trouble pas très agréable, une gêne, quelque chose de lourd,  comme si j'ouvrais une porte dont l'accès m'était interdit,  et que j'aurais mieux fait de laisser fermée.  Il va falloir que je m'arrange avec ça...que je compose avec cette sorte de "paternité"* que je n'avais pas vu venir, pour conserver l'envie de continuer à occuper dans la langue commune l'espace mental et textuel où j'aime m'installer, jouer, dont je prends possession, qui m'envahit, que je quitte, retrouve, que je commence à être capable de revendiquer finalement depuis un certain temps, qui pour l'instant dure et qui m'absorbe sans peine des heures durant...qui me laisse une petite place juste un peu à part, à côté, sur le côté
 Et zut ! en fait, Leiris,  c'est lui qui sert de boussole à la poésie contemporaine, celle qui m'inspire, où je trouve mes muses...! 

Je croyais connaître "mes modèles", mes repères. Il y a de nombreux poètes que je considère comme  mes  initiateurs, que j'aime et dont je nourris mon écriture. Mais j'ai l'impression maintenant que c'était agréable pour moi car très conscient....                                               

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