Post scriptum "Salon du Livre en hiver" METZ

Publié le par Claire (C.A.-L.)

  Post scriptum   "Salon du Livre en hiver" METZ

                                                            Addenda 

Quelques réflexions désordonnées qui n'engagent que moi à partir d'un  article de presse

                                         Troisième Salon du Livre en hiver

J'ai lu, comme beaucoup, l'article plutôt défavorable du Républicain lorrain du 14 au soir qui met en scène  un semi-échec.

                                                    La communication

 Les annonces dans la presse,  n'ayant pas été relayées le jour même par un  affichage conséquent et attractif à l'extérieur de la Mairie, la "visibilité" de l'événement n'a pas été suffisante et de nombreux promeneurs acheteurs potentiels sont passés à côté... dans les deux sens du terme... 

            Il n'a pas pu y avoir de rencontres de hasard...Les plus belles souvent

                            Prenons du recul ... Analysons avec parti pris

Les libraires n'y trouvent pas leur compte, comment donc se pourrait-il que l'événement ne soit pas, au dernier moment, d'une manière ou d'une autre, passé sous silence !

Salon "enfermé" dans un lieu symbolique, la Mairie, dans une très grande et très belle salle, bien sûr,  "patronné", soutenu, - comme toute association, à égalité avec toutes, - comme l'a rappelé l'adjointe au Maire, Margaud Antoine-Fabry dans son discours.

                                     En fait, ce qui est évoqué, dans l'article ...

- en dehors de la moyenne d'âge des auteurs et visiteurs, photo-preuve  à l'appui, plutôt 50 que 20, oui, certes, sur laquelle il semble désormais indispensable d'insister... pour prouver quoi ? -

                 ... c'est surtout l'aspect mercantile (contrarié) du Salon  

- en mettant  les livres sur le même plan que tout ce qui était à vendre ce jour-là, en ville, les auteurs sont alors considérés exclusivement comme un groupe plus ou moins anonyme de business(wo)mans,  ni attractif ni efficace, donc déçu, frustré, se questionnant sur la qualité de ses "produits" etc.  Mauvaise image et surtout fausse. 

En fait, les ventes, comme dit plus haut,  ne profitant pas à qui de droit (imprescriptible) - il est dans l'ordre des choses, que de tels salons soient au bout du compte sacrifiés.

- Posons-nous un instant face à la phrase d'ouverture de l'article qui met en exergue une citation maladroite, car hors contexte, de l'invité d'honneur. Elle donne le ton...ton  bien ironique ... "Lorsque j’ai écrit Le Liseur, - a  c'est vrai, dit Jean-Paul Didierlaurent, qui s'adressait avec un clin d'oeil complice et malicieux à ceux qui avaient lu son best seller, - je ne pensais à rien. Surtout pas au lecteur." 

Ces lecteurs qui forment l'unique précieux "capital" des auto édités, de ceux qui  rentrent rarement dans leurs frais mais qui écrivent quand même, qui écrivent justement surtout pour/dans l'ouverture à cet autre qu'est le lecteur.

Mais, peut-être ne serait-il pas juste/honnête/vertueux..., que ceux qui ont dans leur budget un poste réservé au livre puisse croire, par presse interposée, que les autoédités attirent plus de monde qu'une "élite" labellisée, accrédité, surexposée ... le système ne s'en remettrait pas !!!

                                               Semi-échec ? Pas si sûr...

Je considère donc que l'outsider, équilibriste, - à la fois, dans le système et à côté -, s'est bien débrouillé, et que les auteurs apaciens ont non seulement du talent, mais également du cran, du panache !!!

                                              Une solution ... vers l'égalité

Et peut-être, qui sait, bientôt, pour eux, comme le souhaite vivement la dynamique Présidente de l'APAC, Geneviève Kormann, une place au milieu de leurs pairs en écriture au "Livre à Metz" d'avril.  Pour que les lecteurs aient un vrai choix et puissent être aussi des  dénicheurs de talents.

Publié dans Réaction

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