Déboussolée (de 2011) 122

Publié le par Claire (C.A.-L.)

L'idée de faire exploser les genres me déboussole

Je dois l'avouer que ce concept me fait vaciller !

Pas vraiment la chose en soi...

 

Jeune, j'aimais beaucoup mettre des cravates en perles

Je préfère et de très loin les pantalons aux jupes

Ni mes mollets ni mes genoux ne peuvent supporter les talons...

Pas vraiment la chose en soi...

A moi les plates pataugasses brunes ou kaki

Plutôt que le sac à main - qui ne se laisse pas oublier, 

entrave la liberté de bouger ...

et que l'on risque à jamais de perdre quelque part, -

le sac tissu en bandoulière.

Ah ! Le concept me fait vaciller

 

Quant à ma coiffure...si elle est apprêtée,

Je crois toucher par tous mes pores 

depuis ma cloison nasale

le gluant parfum de la laque

Je dois l'avouer...

Le nouveau devenu dogme

A mettre entre toutes les mains,

de l'infans au vieillard

"Sous le soleil exactement, juste en dessous"

dessous la petite lumière rouge qui bouge 

depuis le laser bourreau

qui apocryphe sonde  et 'les reins et les coeurs' 

qui enfin s'ajuste à sa cible,

en joue ! Prêt ! 

Dézinguétégrés. 

                 Où le singulier, devenu norme, perdit de son attrait 

Au passage du cap,

Traque qui met en mots, 

Rangeant simplement en colonnes,

ayant épuisé les ruptures 

inversions, déplacements, 

suppressions, regroupements,

répétitions, permutations.

L'enfant poète qui fait tournoyer ses bras

Devient loi de composition d'un pouvoir

qui dépossède de l'espoir à haut risque de la différence,

 

le blasphème a changé de place

au passage du cap, 

si l'on mesure  la vitesse de la lumière à son retour 

après réflexion au carrefour giratoire.

   

Je m'élance, me réfléchis  dans tes yeux, 

repoussée, reviens à mon point de départ.

Ainsi peux-tu calculer  l'intensité de mon amour pour toi. 

Je viens et je pars, parturiente insatiable. 

 

Désir de tout fondre tout mélanger dans le chaudron des sorcières pour obtenir une pâte abstraite et servile, à découper en tranches  égales  pour expéditions standards

Articule ! Non ! Je m'extase. Laisse-moi

lalalielielielolololololaléôlalalielielielolololololaléôparlerlerlerlalalalanlanguegloguegloglôssaglossolalie pour tordre faire sortir un jus essence de sons VéritésPrimordialesUniverselles 

 omomomomomomhommehommeaumaumaumeaumeaumheaumeheaume...Masarapataparadajaparadalatatamalamanachaharavana en chantant aussi la javanaise cobomenbenvabatubu ? 

Jebevaibaitrèbèbibieinbein nebetroubouvebetubupaba?

- Tu as l'air, en effet ! Bisous...Je te laisse.

En effet, chez elle  nous pouvons constater que l'anecdote est la plupart du temps, par tous les temps, d'ailleurs, si je puis dire,

 quasiment absente qu'elle cherche vaguement à revendiquer quelque chose du côté de la désarticulation de la langue, que la syntaxe pourrait sans aucun doute être (mais aussi, également, toute la liste des "verbes" d'état paraître, sembler, devenir, rester, et au final demeurer,)  hésitante - enfin, c'est ce qu'elle cherche à donner comme impression, même si tout est à la fois trop travaillé et très brouillon, en même temps, dans ce temps angoissant qu'elle voudrait faire passer pour le sien.

- Un conseil :  tu veux bien un conseil ? N'est-ce pas ?  Je peux, puis-je ? Tu ne te vexeras pas ? Oh !  Je vois que tu es déjà vexée !   Tant pis je me lance, regarde-moi là, là,là dans les yeux-là : Renonce ! Évanouis-toi. 

Crime parfait de qui ne tolère aucune trace. Il a lieu dans les coulisses où les naissances sont interdites. 

Mise à mal, malmenée, elle survivra en fuyant. 

La protestation locale contre la globale capitale médiation consensuelle -  sangsue insensée qui vampirise le jour, la nuit, suant sang et eau de son insatiable coulante  à la fois gouleyante et  goulue succion - 

La protestation au fer rouge d'un langage déchu 

L'un sous le coup d'une injonction violente se tait

tandis que maintenant l'autre prolifère

Inscrit dans le rond de lumière du lieu où j'en parle.

Je crois que j'y ai à nouveau perdu mon latin !

 

"L'oeil était dans la tombe ..."

"L'oeil était dans la tombe ..."

Publié dans poème

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