"Monjournal" page une

Publié le par Claire (C.A.-L.)

"Marque-page géosymboles en feu"

"Marque-page géosymboles en feu"

  A l'épreuve des déclarations et des sondages sur ce que "veulent" les "gens"par rapport à ce qu'on appelle  PMA et GPA. 

                                          Avant toutes choses 

Je m'interroge sur moi...et mes présupposés, mes préjugés "culturels".       Puisqu'il paraît aujourd'hui qu'on serait définitivement culture et pas nature et donc pas libre du tout, tout en prônant, plus que jamais  la liberté, en fait uniquement  celle  que quand j'étais en terminale, on m'a appris à considérer comme liberté de dire "oui " ou "non" de choisir ... c'est tout, donc celle qui s'opposait à la liberté/volonté du  libre "pour" agir, s'engager dans sa vie d'humain responsable avec tous les risques "constructifs ou constructeurs" que ça comporte. (Ouf ! ça y est je suis arrivée au bout de ma trop longue phrase !)

                                   Maternité paradoxale 

                   "J'ai aimé avoir des enfants, j'en ai eu trois." 

         Je fais partie de ces femmes qui ont mêlé intimement sexualité et procréation. Peut-être pour le côté incroyable de ce qui se passe quand l'acte sexuel est comme transcendé...

Cette idée d'une rivière qui se jette dans la mer ...

A coup de savants calculs par rapport à de supposés jours d'ovulation, de températures, de préservatifs, nous avons, mon mari et moi, sans pilule, contrôlé la fécondité  du couple que nous avons formé. 

               Cependant, les relations "maternelles" me font peur.  

Je les sens ressens comme étouffantes, effrayantes. Depuis que j'ai lu l'expression "sauvagerie maternelle", chez Anne Dufourmontel, je l'ai adoptée.    

J'ai aimé penser que j'"épargnais" mes enfants en étant incapable de les allaiter. 

Je me suis dit qu'au moins, ils ne souffriraient pas d'une trop grande proximité avec moi.

 J'ai eu par ordre d'arrivée, un premier fils, un deuxième, puis une fille.

Etant finalement trop et surtout pas assez, "culturée", j'avais dans la tête le préjugé qu'une mère était forcément castratrice et je ne voulais pas que mes deux ainés se sentent "castrés".  Quant à ma fille... à sa naissance je me suis sentie investie, par rapport à ses frères, du rôle de "défenseuse" de  son droit aux mêmes droits.

 Je ne peux être accusée d'aucun excès de zêle dans l'accomplissement des "tâches" ménagères et pour être cohérente, je ne leur ai rien demandé.

 

Je n'avais pas de lait. Ou le lait tardait à "monter"...Je me souviens de pathétiques séances de tire-lait...où le lait se mêlait au sang... et quelques jours plus tard, abcès et antibiotiques. 

A la sortie de la maternité pour mon premier fils, comme au bout de deux jours d'approximatives pesées sur le pèse-bébé que nous avions acheté à la pharmacie d'à côté, il ne prenait pas de poids, la peur au ventre, "Il ne grandira jamais !!!!" je me suis précipitée chez le pédiatre qui a prescrit le biberon et le lait "maternisé".

Il a donc comme les deux autres grandi sans que je sois responsable par corps de leurs courbes de poids et de taille.  

J'en ai été allégée. Je n'aime pas vraiment le corps, les corps. J'ai privilégié la parole, les mots. Beaucoup (trop) de mots...

Surtout ce qu'il y a à l'intérieur du corps, "sous la peau". Je supporte les pharmaciens mais pas les médecins. Je me suis dit hier - il faut bien trouver des responsables...- que c'était peut-être parce que ma mère ne m'avait pas allaitée moi. Elle l'a fait pour mon frère un peu plus et abondamment pour ma sœur. Au-delà  de l'âge de deux ans, je crois. (...)

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